Documents repérés
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9734.Plus d’information
La comparaison de deux échantillons, collectés à dix ans d'intervalle (2014 et 2024), montre comment les caractéristiques des manifestations écrites dans l'espace public à Aoste ont évolué. La place Émile Chanoux est située dans un contexte glottopolitique relativement stable où coexistent deux langues officielles, l'italien et le français, ainsi que la langue minoritaire autochtone, le francoprovençal. Le choix de langues des auteurs gouvernementaux et commerciaux qui ont conçu les enseignes et les panneaux témoigne des rôles et des fonctions qu'ils attribuent à chacune des langues. Ainsi, dans ce laps de temps, la place est devenue plus italophone et plus monolingue. Ceci est mis en évidence par l'analyse des langues présentes, des relations entre elles, du multilinguisme textuel, de leurs références sémantiques et de la complexité morphosyntaxique des unités d'analyse, non seulement sur la base des données du paysage linguistique ‘autorisé', mais aussi en jetant un regard particulier sur les autocollants qui ont été apposés de façon ‘sauvage' par divers acteurs. Ainsi, les résultats révèlent les propriétés et les éléments stables et durables du paysage linguistique, mais ils fournissent également des renseignements sur la variabilité de la situation linguistique valdôtaine.
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9738.Plus d’information
Les Mémoires (1866) de Philippe Aubert de Gaspé (1786-1871) prolongent la riche tradition des mémorialistes français de l'âge classique, ce qui les rattache à un genre tenant à la fois de la chronique historique et du récit de soi. À ce titre, ils procèdent d'une tension constitutive de l'écriture mémorialiste, que vient fort opportunément éclairer l'étude du manuscrit de ces Mémoires, l'un des rares manuscrits modernes du xixe siècle québécois qui ait été conservé. À la lumière des hésitations et des repentirs dont cette rédaction très fragmentaire a conservé les traces se donnent à lire la genèse d'un texte et la généalogie d'un genre où, dans les marges et sous les ratures, se négocient les dispositifs essentiels d'une écriture de l'histoire fondée sur la mise en scène d'un ethos que définit la figure « exquise […] de l'homme d'esprit d'autrefois ».
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9740.Plus d’information
La rumba congolaise de la musique populaire de la République démocratique du Congo est devenue en quelque sorte une musica franca pour une bonne partie de l'Afrique sub-saharienne. Les Congolais d'aujourd'hui aiment dire que leur musique a colonisé le continent, mais cette musique, fortement influencée par ses racines afro-cubaines, a subi un nombre important de transformations esthétiques depuis son émergence sous le régime de la colonie belge. Bien que ce genre musical ait une longue histoire, il y a relativement peu de recherche à son sujet, surtout en ce qui concerne ses aspects esthétiques. En mettant l'accent sur certaines caractéristiques de ces chansons, cet article tente d'expliquer comment la musique populaire à Kinshasa vise à transcender la crise économique et politique que le pays vit depuis plusieurs générations : la conjoncture. En s'inspirant de la philosophie herméneutique de Gadamer, la métaphore de l'écoute est proposée pour nous faire prendre conscience que l'impossibilité d'entendre la musique de l'Autre de son point de vue à lui ne devrait pas nous empêcher d'essayer d'écouter.
Mots-clés : culture populaire, esthétique, Kinshasa, écoute, philosophie herméneutique, popular culture, aesthetics, Kinsasha, listening, hermeneutics