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9901.
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9904.Plus d’information
Raymonde Tricoire, originaire de l’Ariège (Dun-Lavelanet), est peu connue de la critique d’oc. Un travail de dépouillement des revues de langue d’oc publiées au cours de la Seconde Guerre mondiale a révélé, paradoxalement, que Raymonde Tricoire se plaçait, pendant cette période, comme deuxième écrivaine la plus prolifique de la période (derrière Jeanne Barthès, plus connue sous le pseudonyme de Clardeluno) et à la douzième place, hommes et femmes confondus. L’œuvre de l’auteure ariégeoise est aussi abondante que variée en genres : poèmes, contes, articles en lien avec les différentes manifestations félibréennes… Cette première étude sur Raymonde Tricoire vise à donner au lecteur des informations biographiques – encore trop lacunaires – sur l’écrivaine, une analyse littéraire de quelques poèmes publiés au cours de la Seconde Guerre mondiale, ainsi qu’un essai de bibliographie.
Mots-clés : Tricoire Raymonde, Occitan, Ariège, Vingtième siècle, Littérature, Seconde Guerre mondiale, Revues
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9905.Plus d’information
La tradition orale africaine présente un ensemble de valeurs qui concourent à sa primauté dans les relations sociales. Les rites mortuaires, tout en témoignant des us et coutumes dus au mort, sont une expression non-verbale que compulsent les chansons de deuil. En quoi les rites funéraires s’offrent-ils comme une communication au-delà du mot dans les chansons traditionnelles funèbres ? Il s’agit de déterminer les fondements ancestraux du rituel consacré au défunt, d’analyser ces usages avant d’interpréter la signification que couve la communication non-verbale que restitue cette occurrence culturelle. Au profit de la sociocritique, la psychocritique et la fonction initiatique, il ressort que ces pratiques anciennes montrent un message à la fois social et spirituel visité par l’art oratoire.
Mots-clés : Rites mortuaires, Balafon, Chants traditionnels funèbres, Balafon
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9906.Plus d’information
Le premier recueil poétique imprimé en France demeure un chef-d'oeuvre inconnu dans ce sens qu'on ne le lit plus aujourd'hui que dans une version très remaniée (à la fois augmentée et tronquée) qui en détruit la cohérence et en altère le sens. Un examen attentif de la version originale de L'Adolescence Clementine révèle un dessein qui ne sera jamais égalé et une promesse qui ne sera jamais réalisée dans l'oeuvre subséquente de Marot.
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9907.Plus d’information
RésuméDans les années 1830-1840, la poésie biblique connaît une recrudescence en France. Durant ces mêmes années, la poésie en prose aboutit à la cristallisation du petit poème en prose, comme l'a montré Nathalie Vincent-Munnia. De la rencontre de ces deux tendances dérive déjà le poème en prose biblique, dont Christian Leroy a exposé la tradition de simplicité depuis Télémaque. La nouveauté réside dans l'attention portée au verset comme forme possible du poème en prose, dans la tradition du poème en prose biblique, mais aussi dans les tâtonnements formels et critiques autour du petit poème en prose. Le verset parvient-il à s'imposer comme forme inédite d'un genre nouveau de poème ? Ou son usage doit-il s'inscrire exclusivement dans le genre du grand poème ? N'est-il pas voué par son origine à porter des connotations éthiques pouvant être reversées à un usage polémique ou politique ? Une quête du verset se fait jour à cette époque. Dans la pratique, le verset se définit, d'une part, par le parallélisme, dans les pastiches bibliques, et, d'autre part, par un rythme hérité de la prose nombreuse, dans des oeuvres qui le marquent cependant de leur sceau didactique. Dans la critique littéraire, le verset apparaît comme une catégorie opératoire destinée à mettre en valeur un nouveau type de petit poème en prose. Identifié comme une forme brève et rythmée, le verset va dépendre, pour sa consécration, de l'évolution des genres de niveau supérieur.
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9908.Plus d’information
L'intérêt de la théorie récente pour le rythme peut répondre à la perte du « réel » dans le constructionnisme radical postmoderne. Mais Kristeva et Meschonnic, en redéfinissant le rythme en le liant à la subjectivité et au discours, répètent la perte du corps et la perte moderne de la spécificité de la poésie par rapport à la prose. En retenant le sens traditionnel, musical, du « rythme », nous retrouvons le rythme dans la poésie comme dans la politique. Le rythme est cet élément du langage sans signifiance. Il crée une communauté en effaçant le sens institué, la subjectivité individuelle, les hiérarchies et les préjugés. Une lecture d'un poème de Wallace Stevens montre que la poésie « fait un pont » (pontifex) entre le sens et le rythme, si on la lit comme une allégorie du pouvoir extatique du rythme, donc de l'effort vain du langage à représenter sa source rythmique.