Documents repérés
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2346.Plus d’information
Avec ses 130 000 habitants, Toluca de Lerdo, capitale de l'Etat de Mexico, n'arrive qu'au 30e rang des villes mexicaines. Cependant, elle a presque doublé sa population en moins de dix ans. Cette brutale augmentation est due en grande partie à l'exode rural, régional ou originaire des Etats voisins. La proximité de Mexico (67 km) bien reliée par rail et par route, le développement récent d'une importante zone industrielle et les activités traditionnelles de services et de commerce sont d'autres facteurs d'expansion démographique. Toluca, en fait, appartient à la couronne de ces villes satellites qui gravitent autour du District Fédéral (comme Pachuca ou Cuernavaca) et qui arrivent difficilement à conserver leur autonomie économique et culturelle. L'étude de son système commercial va révéler la coexistence d'un secteur traditionnel avec une activité mercantile moderne. A partir du « tianguis » ou marché rural précortésien, s'est développée une vie commerciale de gros bourg agricole. Plus récemment, l'apparition de supermarchés, liée à l'implantation d'un puissant réseau bancaire et à la mise en place d'agences fédérales spécialisées dans la commercialisation des denrées agricoles, a fait entrer Toluca dans la vie d'affaires du 20e siècle. La municipalité, par une réglementation stricte de ses marchés, essaie d'en tirer un maximum de recettes en attendant de profiter à plein des rentrées de la zone industrielle.
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2347.Plus d’information
L'exception de moralité publique souffre, en droit de l'Organisation mondiale du commerce (OMC), d'une ambiguïté originelle que ni la jurisprudence de l'OMC ni les nombreux débats doctrinaux ne sont parvenus à dissiper complètement. Au coeur de la controverse repose la question de savoir si la notion de « moralité publique » au sens de l'article XX (a) du GATT de 1994 doit se voir attribuer une interprétation uniforme, voire universelle, ou variant au contraire au gré des réalités et particularités nationales. Inhérente au droit international public, la tension entre le particulier et l'universel n'est pas étrangère au droit international des droits de la personne. Dans le présent article, l'auteure fait le pari que le droit de l'OMC peut tirer parti de la pratique des juridictions de protection des droits humains, et plus particulièrement de la doctrine de la marge d'appréciation développée dans la jurisprudence de la Cour européenne des droits de l'homme, de manière à éclairer l'interprétation de l'exception de moralité publique dans son rapport avec la diversité des États membres de l'OMC.
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2348.Plus d’information
La question posée ici est celle de savoir si le principe des responsabilités communes mais différenciées (PRCMD) fait maintenant partie du droit international coutumier. La vaste majorité des internationalistes estime que l'on ne saurait le considérer, à l'heure actuelle, comme faisant partie du droit coutumier. Dans le texte qui suit, l'auteur veut évaluer la nature des obstacles qui se dressent sur la route du PRCMD, dans sa conquête d'une plus grande normativité juridique. Dans son essence, le PRCMD est fondé sur la disparité des niveaux de développement économique entre les pays développés et les pays en développement et fait appel à l'équité pour fonder, au profit des pays en développement, des transferts financiers et technologiques, ainsi que du soutien technique, afin de les aider à mettre en oeuvre les obligations qui découlent de leur participation au régime de ces conventions. Dans sa forme radicale et exceptionnelle, comme le régime du climat nous le démontre, le PRCMD exempte les pays en développement des obligations chiffrées de réduction des gaz à effet de serre souscrites par les seuls pays développés en vertu du Protocole de Kyoto de 1997. Depuis le Sommet de Copenhague (2009), l'application du PRCMD dans le contexte du régime climatique pose problème et elle se trouve présentement au coeur des discussions sur un nouvel accord global qui pourrait être mis en place en 2020.
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2349.Plus d’information
L'auteur propose d'étudier l'imposition de l'ensemble de règles contenues dans l'International Traffic in Arms Regulations (ITAR) et leur effet discriminatoire en matière d'emploi aux États-Unis puis au Canada. D'abord, il tentera d'expliquer en quoi consiste l'ITAR. Ensuite, il cherchera à déterminer si ses mesures sont réellement conformes aux lois antidiscrimination en emploi du côté américain ainsi qu'à celles qui sont applicables au Québec. Enfin, les récentes modifications à l'ITAR sous l'administration d'Obama retiendront aussi l'attention. Concrètement, la politique américaine poussait les compagnies canadiennes à exclure un employé-stagiaire né dans un des 25 pays proscrits (pays ennemis des États-Unis, pays communistes ou encore sous embargo) ou en détenant la citoyenneté. Washington souhaitait ainsi protéger certaines données techniques qui auraient pu se retrouver entre les mains d'employés présumés « peu scrupuleux », uniquement de par leurs origines. Depuis plus d'une décennie, les compagnies canadiennes dans les domaines de la défense et de l'aérospatiale, qui recevaient des contrats du gouvernement américain, étaient devant un dilemme de taille. Elles étaient obligées de respecter les critères de l'ITAR sous peine de sanctions et la perte de contrats.
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2350.Plus d’information
Les compétences territoriales d'un Québec souverain s'étendraient, dans le golfe du Saint-Laurent, à des espaces maritimes — mer territoriale, zone contiguë, zone économique exclusive et plateau continental — dont les largeurs seraient mesurées à partir de lignes de base droites ou dites normales. Des zones de chevauchement seraient alors créées, soumises à la délimitation d'une frontière selon les règles du droit international. À la lumière des solutions retenues dans la jurisprudence et la pratique des Etats, et compte tenu des types de facteurs pertinents, diverses méthodes de délimitation sont proposées.
Mots-clés : Golfe du Saint-Laurent, mer territoriale, zone contiguë, zone économique exclusive, plateau continental, frontière maritime, équidistance, enclave, effet partiel, exploitation en commun, Gulf of St. Lawrence, territorial sea, contiguous zone, exclusive économie zone, continental shelf, maritime boundary, équidistance, enclave, partial effect