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  1. 2821.

    Article publié dans Sociologie et sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 42, Numéro 1, 2010

    Année de diffusion : 2010

    Plus d’information

    ResuméCet article étudie la manière dont le discours de l'égalité-de-genre-et-des-libertés-sexuelles, qui a acquis un statut central dans les débats sur la citoyenneté et l'intégration en Occident, est amené à travailler la définition des frontières du « nous/non-nous » dans le contexte des récentes controverses autour des accommodements religieux au Québec. Alors que l'État-nation constitue le cadre le plus saillant dans lequel les frontières ethnoculturelles sont produites, le Québec, avec son ambigüité quant à la dominance ethnique et son projet irréalisé mais encore actuel de définition nationale et de souveraineté politique (sa séparation du Canada), s'avère un cas intéressant pour l'étude des processus de définition de frontières. L'examen des arguments relatifs à l'égalité de genre présents dans la couverture du débat sur les accommodements religieux proposée par la presse révèle des pratiques discursives de patrouille de frontières (boundary patrolling), comme le ravalement des conceptions minoritaires sur la féminité, la masculinité, le mariage et la sexualité au rang d'archaïsmes ou de pathologies. Non seulement ces pratiques discursives contribuent-elles à délégitimer les idéaux et les accommodements multiculturels, mais elles présentent le Québec, qui se qualifie lui-même de « tard-venu de la modernité », comme un promoteur de l'égalité de genre et des libertés sexuelles dont le statut exemplaire doit être protégé contre l'altérité religieuse.

  2. 2822.

    Autre publié dans Voix et Images (savante, fonds Érudit)

    Volume 18, Numéro 2, 1993

    Année de diffusion : 2006

  3. 2823.

    Gagnon, Denis et Giguère, Hélène

    Présentation

    Autre publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 38, Numéro 2, 2014

    Année de diffusion : 2014

  4. 2827.

    Capitant, Sylvie et Hilgers, Mathieu

    Présentation

    Autre publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 37, Numéro 1, 2013

    Année de diffusion : 2013

  5. 2829.

    Article publié dans Anthropologie et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 43, Numéro 3, 2019

    Année de diffusion : 2020

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    Le Parc de la pomme de terre de Pisac, au Pérou, est une initiative locale qui, si elle ne bénéficie d'aucune reconnaissance de la part du gouvernement péruvien, est un exemple important sur la scène internationale de la conservation. Le parc est le creuset de l'émergence d'un modèle de développement alternatif — appelé sumaq kawsay en quechua, que l'on traduit par « bien-vivre » — présenté comme autochtone et comme une proposition alternative à l'ontologie naturaliste ou moderne. Cet article analyse la façon dont ce discours a été formulé, en prenant en compte les différentes arènes dans lesquelles il est mis en exergue. Après avoir présenté en détail la proposition spécifiquement élaborée au sein du Parc de la pomme de terre, l'auteure montre que ce discours est formulé en fonction de dynamiques à l'oeuvre au sein d'un groupe de travail relevant de la Convention sur la diversité biologique. Elle fait voir qu'une organisation non gouvernementale joue dans cette enceinte le rôle de diplomate ontologique et réfléchit à ce que signifie et implique l'exercice de cette diplomatie pour les autres acteurs, tant à l'échelle locale et nationale qu'internationale.

    Mots-clés : Hall, bien-vivre, diplomatie ontologique, agrobiodiversité, Autochtones, Pérou, Parc de la pomme de terre de Pisac, Convention sur la diversité biologique, ONG ANDES, Hall, well-being, ontological diplomacy, agrobiodiversity, Indigenous people, Peru, Potato Park in Pisac, Convention on Biological Diversity, NGO ANDES, Hall, buen vivir, diplomacia ontológica, agro-diversidad, Indígenas, Perú, Parque de la Papa de Pisac, Convención sobre la diversidad ecológica, ONG ANDES

  6. 2830.

    Article publié dans Cahiers franco-canadiens de l'Ouest (savante, fonds Érudit)

    Volume 29, Numéro 1, 2017

    Année de diffusion : 2017

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    Si le Québec et la Belgique francophone semblent présenter une situation linguistique similaire, caractérisée par la rivalité de deux langues et la marginalisation vis-à-vis la France, centre linguistique, littéraire et culturel francophone par excellence, un examen plus poussé rend compte de différences non négligeables. Il en découle des dissemblances dans le traitement de la langue dans le roman. Cet article propose une analyse de la transmission textuelle de l'hybridité identitaire et linguistique dans le roman belge et québécois de 1830 à 1913. Dans un premier temps, une analyse statistique de la langue de l'incipit d'un échantillon représentatif des romans québécois et belges de langue française publiés au cours de la période permet de démontrer un paysage linguistique davantage problématisé en Belgique qu'au Québec, où les variantes locales de la langue paraissent le plus souvent aller de soi. Ensuite, la langue et ses représentations seront étudiées dans un corpus composé de dix romans, cinq belges et cinq québécois, ayant acquis une valeur emblématique dans leur littérature nationale. Cette analyse textuelle montre que l'institution littéraire québécoise a retenu davantage de textes dans lesquels l'auteur problématise la langue que l'institution littéraire belge, à l'inverse des résultats de l'analyse statistique. Cette double analyse permet donc de réfléchir les institutions dans un contexte d'insécurité et d'hybridité linguistique.

    Mots-clés : Hybridité identitaire, paysage linguistique, francophonie, Hybrid identity, linguistic landscape, Francophonie