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2871.Plus d’information
Objectif de la recherche : L'objectif de cette recherche est de cerner quels sont les leviers des politiques de diversité qui pourraient se révéler particulièrement efficaces au Maroc, ainsi que d'identifier les obstacles à la carrière managériale des Marocaines.Intérêt de la recherche : Comme les politiques de diversité proviennent de modèles de management généralement occidentaux, il se peut que des idiosyncrasies marocaines en amenuisent les impacts. L'intérêt d'une telle recherche réside dans l'identification des leviers des politiques de diversité efficaces au Maroc, un territoire qui témoigne toujours de fortes inégalités de genre, notamment dans les fonctions managériales.Méthodologie : Les données ont été récoltées au Maroc grâce à 36 entretiens semi-directifs au sein de six entreprises et auprès de femmes managers, de Directeurs généraux et de Directeurs des ressources humaines.Résultats : Les résultats identifient les obstacles classiques à la carrière managériale des Marocaines, ainsi que les leviers des politiques de diversité qui seraient particulièrement efficaces au Maroc.Contributions et implications managériales : Les entreprises trouveront, dans cet article, les leviers prioritaires permettant de déployer de meilleures politiques de diversité dans un contexte marocain. Les DRH y trouveront, également, une liste des obstacles à la carrière managériale des Marocaines, ce qui devrait leur permettre de mieux les prendre en compte.Limites : Le biais de désirabilité sociale et la taille restreinte de l'échantillon sont les principales limites de cet article.
Mots-clés : diversité, inclusion, carrière, femmes, managers, Maroc, diversity, inclusion, career, women, managers, Morocco
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2872.Plus d’information
Cet article propose de vérifier l'hypothèse selon laquelle la perspective des effets associés au changement climatique peut modifier et renouveler l'appréhension des vulnérabilités locales. Après une présentation des impacts majeurs du changement climatique auxquels sont, et seront potentiellement exposés les petites îles, sont analysés les processus de mise à l'agenda et des stratégies d'action déployées par les territoires insulaires face aux effets du changement climatique, sur la base d'études réalisées en 2006 et 2007 sur deux îles françaises, une métropolitaine (Ré) et un Département d'Outre Mer (La Réunion). Enfin, les points communs observés dans les réactions locales face aux effets du changement climatique sont mis en lumière, et les conséquences de l'adaptation des territoires sur l'application du principe de solidarité territoriale sont discutées.
Mots-clés : Changement climatique, insularité, adaptation, vulnérabilité, politiques publiques, aménagement du territoire, échelle locale, Ré, Réunion, Climate change, adaptation, insularity, vulnerability, public policy, spatial planning, local scale, Ré, Réunion
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2873.Plus d’information
Le nord québécois est un milieu géographique complexe et relativement peu connu. L'adoption en 2011 du Plan Nord par le gouvernement du Québec a suscité un renouveau d'intérêt envers cet espace singulier, malgré les aléas du projet. Cet article vise donc à faire un tour d'horizon des grands enjeux et défis qui touchent ce territoire. Sur le plan théorique, nous proposons une voie moyenne entre l'approche traditionnelle qui favorise les interventions de l'État et celle qui prône de laisser les populations autochtones nordiques planifier et réaliser des démarches d'auto-développement. Cet exercice se fera à l'aide d'une revue de la littérature et d'une réflexion sur le rôle des politiques publiques en matière de développement social, économique et territorial. Neufs thèmes ou défis majeurs seront abordés afin de contextualiser et d'alimenter la discussion.
Mots-clés : Québec, Nord, nordicité, régionalisation, développement, autochtones, Quebec, North, nordicity, regionalization, development, Indigenous
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2874.Plus d’information
Contrairement à ce que peut laisser supposer la définition du Plan Nord, la limite entre l'espace nordique et le Québec laurentien ou méridional n'a rien d'une ligne continue et invariable. Fruit d'un ensemble de critères physiques et humains connexes, cette limite tient davantage de la zone de transition dynamique que de la ligne frontière. Plusieurs régions du Québec, qu'on connaît généralement sous les vocables de « régions périphériques » ou « régions ressources », se trouvent, du moins en partie, à l'intérieur de cette zone. À notre avis, elles sont des « régions carrefours » pouvant assurer un lien concret entre le Nord et l'axe laurentien et qui permettent de mieux comprendre la place du Nord dans l'ensemble québécois et ainsi, de redéfinir la nordicité (ou le caractère nordique) de la province. L'objectif principal de cet article est de vérifier la pertinence de cette hypothèse. En prenant appui sur des entretiens semi dirigés auprès d'acteurs régionaux allochtones – enquêtes qui visaient à mesurer la place des populations autochtones dans les stratégies de développement et de partenariat au Saguenay-Lac-Saint-Jean et en Abitibi-Témiscamingue –, nous proposons d'établir une esquisse critique des relations interethniques dans ces deux régions.
Mots-clés : nordicité, relations interculturelles autochtones-allochtones, développement territorial, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue, nordicity, Indigenous–non-Indigenous intercultural relations, territorial development, Saguenay-Lac-Saint-Jean, Abitibi-Témiscamingue
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2875.Plus d’information
La sédentarisation a, entre autres effets, favorisé la création d'institutions territorialisées. Parmi elles, l'État, qui dispose d'une place centrale, est souverain et, du fait de cette qualité, il exerce son pouvoir sur un territoire aux frontières définies et sur la population qui y réside. Dès lors, la mobilité contrainte de l'éventuel nomade climatique se heurte à des frontières étatiques. Les changements climatiques provoquent et provoqueront en effet des déplacements de populations soit à l'intérieur de leur pays d'origine soit vers d'autres territoires étatiques. Le droit international ne contient pas de réglementation spécifique relative à ces migrants climatiques. Examinés en l'occurrence sous l'angle de la souveraineté des États, les mouvements de population causés par les changements climatiques concernent les compétences des États touchés par ces changements et celles des autres États susceptibles d'accueillir ces migrants. Les déplacements internes de population pour raisons climatiques doivent respecter les droits des personnes affectées, mais relèvent, sauf exception, de la compétence souveraine de l'État concerné. En revanche, la souveraineté de l'État submergé dont la population se réfugie sur d'autres territoires terrestres est mise en cause. Quant aux autres États, les migrations climatiques les amènent à définir souverainement une politique relative à ces flux migratoires et à éventuellement envisager ou procéder à des aménagements institutionnels pour la présence de ces migrants.
Mots-clés : migration, climat, souveraineté, droit international, population, territoire, migration, climate, sovereignty, international law, population, territory
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2876.Plus d’information
Cet article effectue un retour sur un texte de Sylvie Vincent portant sur l'histoire autochtone, servant ainsi d'amorce pour examiner les développements plus récents en matière d'historiographie autochtone produite au Québec. À travers une interrogation épistémologique sur le sens à donner à l'histoire autochtone, l'auteure constate que de multiples moyens d'expression sont canalisés par les Autochtones pour présenter leur histoire et leur patrimoine. Elle observe une transformation des échelles de narration de l'histoire des Autochtones ayant pour effet de mettre en lumière l'histoire des communautés ou des nations. Ce résultat est imputable d'une part au poids de l'histoire, mais également aux exigences du droit. L'auteure examine ensuite la notion de décolonisation de l'histoire et les enjeux épistémologiques soulevés par l'intégration des voix contemporaines autochtones.
Mots-clés : Histoire autochtone, tradition orale, historiographie, histoire du Québec, décolonisation de l'Histoire
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2877.Plus d’information
Cet article vise à contribuer au développement d'une perspective transnationale et intersectionnelle en travail social afin d'élargir notre compréhension des parcours de personnes réfugiées. Un tel exercice est réalisé à partir d'un retour critique sur des recherches que les autrices ont menées depuis 2016 auprès de personnes réfugiées de Syrie. Dans un premier temps, les résultats empiriques seront réinterrogés à partir des angles morts repérés dans le cadre d'une recherche qui visait à documenter l'expérience de personnes réfugiées en provenance de Syrie établies au Québec grâce au programme de parrainage collectif. Dans un second temps sera abordé comment ce premier projet s'est avéré un point tournant conduisant les chercheuses à élargir leur perspective nationale vers une approche transnationale et intersectionnelle. Cet élargissement a donné lieu à deux nouvelles recherches ancrées au-delà des frontières de l'État-nation à la suite de travaux fondateurs (dont ceux de Glick Schiller, Basch et Blanc-Szanton, 1992; Wimmer et Glick Schiller, 2002), mais aussi à l'invitation à déjouer le nationalisme méthodologique dans le champ des recherches transnationales (voir par exemple Levitt et Jaworsky, 2007). Notre article pose maintenant la question suivante : comment cette invitation à l'intention des chercheur.e.s peut-elle également s'appliquer aux pratiques d'intervention de travailleurs sociaux impliqués sur le plan local tout autant qu'international? Notre argumentaire exposera comment une perspective transnationale et intersectionnelle permet d'approfondir une compréhension des parcours complexes des personnes réfugiées à travers, notamment, les réseaux et alterstices déployés par les personnes.
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2878.Plus d’information
Mots-clés : Acadiens, déportation, Massachusetts, réfugiés
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2879.Plus d’information
Les infrastructures de transport et la mobilité participent à la définition de ce que sera la ville de demain. Elles doivent compter avec l'émergence des nouvelles technologies, la diversification des modalités de transport et l'évolution des pratiques. Une bonne prise en compte de ces aspects peut favoriser et accélérer la transition vers la ville du futur, avec un impact social, environnemental et économique positif, afin de faire face aux évolutions prévisibles du contexte. Cet article propose une analyse exploratoire sur les évolutions de la mobilité et des transports en ville. Pour cela, nous avons étudié, via une approche lexicométrique, la littérature scientifique relative à la mobilité, aux transports et à leurs évolutions. Cette approche a été complétée par une série d'entretiens menés auprès d'experts du domaine des transports et de la mobilité, qui ont donné lieu à une analyse qualitative et lexicométrique. La mise en relation de ces différentes analyses a permis de tracer les points prégnants de l'évolution de la mobilité et des transports, et de traduire la différence de point de vue entre ces deux groupes. Ainsi, la littérature scientifique propose beaucoup de travaux mettant en avant des innovations technologiques, alors que les experts se sont plutôt concentrés sur les évolutions des pratiques et ont discuté la notion de parcimonie dans la mobilité. Ces deux visions sont toutefois complémentaires et conduisent à plusieurs voies pour la mobilité de la ville de demain.
Mots-clés : mobilité urbaine, transport, prospective, ville, évolution, futur, urban mobility, transport, prospective, city, evolution, future
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2880.Plus d’information
Le mouvement de décentralisation éducative en cours actuellement au Québec peut s’inspirer de trois sources. Dans une perspective historique, on constate que la demande pour la décentralisation est un aboutissement normal d’une évolution de la société, passant de rapports de force fondés sur la dualité linguistique et religieuse à des rapports de force multiples. Dans une perspective fonctionnelle, on se rend compte que les critiques formulées à l’endroit de l’école doivent tenir compte, dans leur résolution, d’un nouveau partage de pouvoir. Enfin, pour certains, la décentralisation est une réponse à des pressions économiques dont la mondialisation serait l’un des moteurs. Alors que la réponse d’acteurs tels que la Fédération des commissions scolaires du Québec va dans le sens de la décentralisation, la réponse des acteurs comme la Centrale des syndicats du Québec rappelle au gouvernement la limite à la décentralisation en fonction de la mission et des objectifs sociaux. Il apparaît toutefois que le gouvernement compte encadrer de façon étroite cette décentralisation pour qu’elle respecte la mission et les objectifs de l’éducation.