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624.Plus d’information
RésuméLes actes de violence dans quelques coins du monde musulman révèlent des failles graves dans le contrat social. L'éclosion de la violence sectaire met en cause la solidité de la démarche de la modernisation étatique. La culture arabo-musulmane accuse des symptômes qui la rendent couveuse de violence sectaire : cette dernière est perçue comme une crise de la culture arabo-musulmane, depuis sa formation. Une vision dualiste du monde et exclusiviste de l'Autre, dans laquelle les protomoteurs de la violence sectaire recourent à des argumentaires exclusivistes et appellent à la diabolisation de l'Autre. En plus d'une tendance autodestructrice enveloppée d'une idéologie du martyre, où l'éloge de la vie a été éclipsé par l'éloge de la mort. Sans oublier aussi le constat de l'échec, ou même la faillite du modèle étatique dans cette région. Ajoutons aussi l'intervention étrangère, notamment celle étatsunienne dans le cas de l'Irak, qui peut expliquer partiellement l'instauration d'une telle violence.Plusieurs autres constats sur le phénomène de la violence sectaire dans l'espace islamique peuvent être soulignés. La citoyenneté, notion centrale de la modernité, n'a pas réussi à prendre sa place comme lien qui prime sur les appartenances religieuses et confessionnelles. Les loyautés primaires (religieuses, communautaires, tribales ou claniques) ont ainsi prévalu sur la loyauté à l'État. Ce qui est noté dans la disparition ou le rétrécissement de l'écart entre l'État et la société civile. Dans ce contexte, la montée des associations religieuses et des groupes tribalo-claniques devient une réalité préoccupante pour l'État. Ces groupes deviennent des refuges et des instances d'autodéfense contre la violence étatique et constituent des alternatives même à l'échec de l'État dans sa fonction de veiller au bien-être de ses citoyens. Le point fondamental pour sortir de ce labyrinthe sectaire : le retour d'un État civil fonctionnel, soit un État de droit doté de mécanismes de résolution de conflits et détenant le monopole exclusif de la violence.
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625.Plus d’information
Les politiques sociales n'ont pas pour seule finalité la protection de la vie individuelle contre les risques de la vie sociale, mais aussi celle de cette vie sociale elle-même. D'où la nécessité de s'interroger sur le rôle des politiques sociales non seulement dans le maintien de l'unité des systèmes de gouvernement des sociétés, mais aussi dans la construction des frontières politiques au sein desquelles sont forgées les formes territorialisées de l'appartenance sociale et de la citoyenneté.
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628.Plus d’information
Cet article entre dans la catégorie liée à la formation initiale des futurs enseignants dans le monde contemporain. Quelle Europe ? Comment enseigner une matière en constante évolution ? Quelles sont les fins d’une telle éducation?
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629.Plus d’information
Méditer sur le futur du Japon dans le monde demande que l’on définisse d’abord ce qu’est le « Japon ». Kyoko Naiki propose ici une lecture critique de l’essai rédigé par Naoki Inose, « Le futur du Japon face à l’histoire du monde », publié à Sens Public en mai 2010, qui offre l’opportunité de repenser à la définition du dit-Japon et à sa composante, la « frontière », qui enserre « les Japonais ». Ni le « Japon » ni les « Japonais » ne sont plus des faits évidents ; quand ils sont exprimés comme tels, le discours peut produire une atmosphère corporatiste, étouffante pour les individus ou violente pour ceux qui se trouvent à l’extérieur de la « frontière ». Selon Kyoko Naiki, le futur du Japon doit être recherché comme composante de la diversité mondiale plutôt que comme une « exception » face à l’histoire du monde.
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630.Plus d’information
Alors que se tiendront en octobre 2011 les premières primaires à gauche, qui devront désigner le candidat du Parti socialiste pour l’élection présidentielle française de mai 2012, Sens Public propose un panorama de l’état des gauches actuellement au pouvoir en plusieurs lieux du monde.