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6451.Plus d’information
Le monde de la traite des fourrures a vu le jour à partir des années 1650 dans le bassin hydrographique des Grands Lacs et du fleuve Saint-Laurent, avec Montréal comme point de jonction entre les Pays d'en Haut et diverses paroisses canadiennes-françaises de la vallée du Saint-Laurent. Les marchandises, les peaux, les populations et les moeurs sociales circulaient dans ce bassin hydrographique ; cette circulation témoignait de l'intense mobilité qui définissait la société vivant de la traite des fourrures. Ce monde a perduré jusqu'au XIXe siècle, en dépit de profonds changements sociétaux. S'appuyant sur le poste de traite des fourrures de La Pointe comme centre d'observation, l'étude de ces « paysages familiaux » lève le voile sur un monde où les concepts d'identité nationale (ou coloniale) et de frontières étatiques étaient au fond dénués de sens jusqu'au milieu du XIXe siècle. Les notions autochtones de parenté, liées aux notions franco-catholiques de parenté symbolique (et spirituelle), ont créé toute une série de communautés interreliées, vouées à la traite des fourrures. Celles-ci partageaient des valeurs fondamentales clés et ont permis à une économie et à une société axées sur la traite des fourrures de perdurer et de prospérer pendant plus de deux cents ans.
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6455.Plus d’information
RésuméAprès la Seconde Guerre mondiale, le progrès économique de Sâo Paulo a favorisé non seulement plusieurs initiatives de mécénat mais aussi la constitution d'un marché de la peinture. La concentration des revenus et l'accès plus grand à l'enseignement secondaire et supérieur des garçons et des filles de la bourgeoisie et de la classe moyenne ont modifié aussi bien les conditions de recrutement que les profils de carrière des peintres, des marchands de tableaux et des critiques d'art. En utilisant le concept de champ tel que défini par Pierre Bourclieu, cet article examine les intérêts matériels et symboliques en concurrence et dévoile les ambiguïtés présentes dans l'idéologie de la "gratuité de l'art".
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6458.Plus d’information
Guy Poirier aborde, dans cet article, les points de réflexion qui ont amené à la création du partenariat « Textes missionnaires dans l’espace francophone », et notamment les questions liées aux nouvelles études sur les grandes découvertes, à la pluridisciplinarité et à la diffusion des écrits missionnaires dans la France de la Renaissance. Des exemples, tirés de ses propres travaux de recherche, permettent d’illustrer ses propos. Il esquisse par la suite les principes qui ont guidé l’élaboration des trois axes du partenariat subventionné par le CRSH : les lieux de rencontre, les archives et la mémoire des missions.
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6460.Plus d’information
Jean-Sigismond Szapolyai (1540–71), dit Jean II, premier prince de Transylvanie (1570–71) après avoir été roi élu de Hongrie, était fortement influencé par le tandem unitarien Giorgio Biandrata-François Dávid dans les dernières années de sa vie. En 1571, l’unitarisme est même devenu la quatrième religion possédant un droit de cité plein et entier en Transylvanie, ce qui lui valait une égalité devant la loi avec le catholicisme, le luthéranisme et le calvinisme. Même si les successeurs de Jean II étaient catholiques dans les trois dernières décennies du xvie siècle puis calvinistes au xviie siècle, les unitariens ont prospéré jusqu’aux années 1580, possédant et maintenant une grande influence dans la principauté jusqu’aux années 1630. Cet article fait le point sur l’implication de cette communauté dans la vie politique et diplomatique transylvaine de la Renaissance pour en étudier les représentations et les perceptions en lien avec le pouvoir princier dans la zone d’affrontement de la République chrétienne et de l’Empire ottoman au temps des guerres de Religion européennes.
Mots-clés : Unitariens, Antitrinitariens, Politique, Gouvernement, Principauté de Transylvanie