Documents repérés
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262.Plus d’information
En février 1706, un numéro du Mercure galant propose à ses lecteurs le récit d'un « Accommodement fait entre les Iroquois et les Outaouais en 1705 ». À l'occasion de cette négociation, les propos sont rédigés, comme l'écrit le rédacteur du Mercure galant, en « style sauvage ». La manière dont ce style est caractérisé et la fonction qu'il occupe dans ce récit invitent à s'interroger sur l'imaginaire colonial de la presse d'actualité. Cet article analyse ainsi le rôle essentiel que joue le temps historique court de la mode et du moment présent dans la construction de la figure de l'Autre.
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265.Plus d’information
Cet article traite de l'invisibilisation des groupes autochtones du littoral de l'Équateur dans les politiques coloniales et républicaines. Cette invisibilisation se manifeste de diverses façons : par l'absence de ces groupes dans les politiques d'assimilation, d'acculturation et d'exploitation de l'époque coloniale et la faible présence des missions religieuses dans le littoral, de même que par l'absence de ces groupes dans les politiques indigénistes des années 30 et 40 et leur association à l'acculturation et à l'assimilation à la société métisse. À partir de la fin des années soixante, une série de phénomènes a mis en évidence les limites de la stratégie volontaire d'invisibilisation comme pratique de résistance et la nécessité de structurer un discours identitaire différent afin de protéger les terres communales. Il s'agit de l'émergence des conflits relatifs au statut légal des terres communales et aux enjeux de fragmentation et de vente des terres, et du développement des activités touristiques dans la région.
Mots-clés : Mantas-Huancavilcas, littoral équatorien, indigénisme, re-autochtonisation, stratégies de résistance, Mantas-Huancavilcas, Ecuadorian coast, Indigenism, re- indigenization, resistance strategies, Mantas-Huancavilcas, costa ecuatoriana, indigenismo, (re)indigenización, estrategias de resistencia
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267.Plus d’information
La province de Québec abrite un peuple québécois, titulaire du droit à l'autodétermination. Mais, à la lumière des règles pertinentes du droit international positif, ce peuple ne peut prétendre posséder un droit à l'autodétermination externe, c'est-à-dire à l'indépendance étatique, car il ne s'agit ni d'un peuple colonisé, ni d'un peuple dont le droit à l'autodétermination interne est nié. En effet, dans le cadre de la fédération canadienne, les institutions fédérales accordent une place importante aux Québécois, et ces dernières détiennent le contrôle à l'endroit d'un État fédéré et de son appareil politique. De plus, la Constitution canadienne ne permet pas, en l'état, la sécession de l'une des provinces de la fédération. Un tel processus nécessiterait une modification constitutionnelle, et donc l'ouverture de négociations entre le Québec et le reste du Canada.En conséquence, afin d'accéder à l'indépendance, suite à un référendum remporté de façon démocratique, les autorités québécoises disposent de deux moyens pouvant concrétiser l'accession de leur province à la souveraineté. Elles peuvent soit faire accepter cette indépendance par les autorités fédérales et provinciales canadiennes, soit passer outre et l'acquérir sur la base de l'effectivité politique et la reconnaissance internationale par les autres États, tout en sachant qu'elles risquent de se heurter à une opposition à la fois d'Ottawa et des minorités anglophones et allophones du Québec.
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268.Plus d’information
RésuméCet article porte sur la figure de l'interprète tel qu'il apparaît sur les images illustrant les chroniques et les textes de la conquête des Amériques par les Européens. Très souvent les sources documentaires ont passé sous silence le fait que la médiation linguistique et culturelle était une condition nécessaire pour la compréhension réciproque de l'autre, comme si la communication entre les deux parties était possible, encore une fiction à propos de cette rencontre. D'après l'hypothèse que les représentations visuelles constituent des sources de valeur pour comprendre la façon dont le rôle de l'interprète a été perçu dans le passé, nous proposons une analyse de six images, d'origines culturelles et ethniques diverses, conçues entre 1550 et 1619. L'intention de cet article est d'apporter une contribution à la tâche de bâtir une histoire de l'interprétation à partir d'une voie de recherche qu'on pourrait continuer à explorer, comme nous le proposons dans la conclusion.
Mots-clés : interpreter, iconography, history of interpretation, representation, colonization of the Americas, interprète, iconographie, histoire de l'interprétation, représentation, colonisation des Amériques