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72.Plus d’information
RésuméCet article offre le profil linguistique d'un traducteur du xvie siècle dans les Andes, Juan Díez de Betanzos. Le profil comprend sa formation linguistique ainsi que sa connaissance des langues parlées dans les nouveaux territoires américains. L'analyse de sa technique et de ses stratégies de traduction constitue l'essentiel de cette étude. Ce qui en ressort est l'image du traducteur culturel de l'époque, un traducteur qui a aussi été un colonisateur et, par conséquent, un agent linguistique de la colonisation.
Mots-clés : Sixteenth century translation techniques, translation and interculturality, native bilingualism, intercultural experience, cultural and linguistic translator
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73.Plus d’information
Au regard des Amérindiens, le musée est-il à éviter ? Pour répondre à cette question, l'auteur avance une mutation du paradigme de « l'Indien inventorié », largement hérité des visions colonialistes du monde, et y oppose la notion de fait total d'Américité comme point d'ancrage amérindien. S'ensuit un survol des avancées muséologiques tant de la part des grands musées urbains que des communautés sur les terres de réserve. Une hypothèse d'exposition comme archive vivante mettant à profit le recours à l'art autochtone contemporain sert de conclusion.
Mots-clés : Sioui Durand, cultures autochtones, muséologie, fait total d'Américité, marcheurs d'hiver Atikamekw, installation artistique, Sioui Durand, Indigenous Cultures, Museology, Americity's Global Phenomenon, Atikamekw Winter's Walk, Art Installation, Sioui Durand, culturas autóctonas, museología, constitución total de la Americanidad, andarines de invierno, Atikamekw, instalación artística
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74.Plus d’information
Dès le moment où Colomb a parlé de rois chez les « Indiens » en 1493, les explorateurs européens se sont imaginé les chefs autochtones comme des rois, et ce durant tout le premier siècle du colonialisme dans les Amériques. Les récits français et anglais du XVIe siècle, suivant le modèle des premiers comptes rendus espagnols et portugais, ont donné vie à l'existence de monarques autochtones dans toutes les Amériques, de l'Arctique au Brésil, de la Nouvelle-Angleterre à la Californie. Les recueils populaires de récits de voyage n'ont fait qu'incruster le trope dans l'imaginaire européen. L'omniprésence de ces rois dans les premiers écrits français et anglais de l'époque coloniale révèle le cadre conceptuel par lequel les colonisateurs entrevoyaient le Nouveau Monde et le raisonnement derrière les stratégies qu'ils ont échafaudées pour le conquérir. Vers la fin du XVIe siècle, le point de vue des Anglais et des Français n'était plus le même, ces derniers dédaignant généralement l'emploi du terme « roi » pour décrire les chefs autochtones. À l'opposé, les sources anglaises continuent à faire référence à la royauté en ce sens jusqu'au XIXe siècle.
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76.Plus d’information
RésuméLe diabluma de Pedro Moncayo (Equateur), ou comment le diable devient un enjeu politiqueLe diabluma. de l'espagnol « diablo » et du quichua « uma ». signifie « tête de diable ». Il est le personnage principal et leader de la Saint-Pierre, la plus importante fête paysanne indigène célébrée dans le canton Pedro Moncayo. une région située au nord des Andes équatoriennes. Le diabluma dirige l'ensemble des personnages de la Fête qui s'expriment à travers de multiples rituels. Cet article montre comment, à l'intérieur de son univers festif. il représente un type de syncrétisme religieux où l'élément autochtone apparaît dominant et suggère une forme de subversion symbolique de l'ordre social établi, subversion qui synthétise le projet politique de la paysannerie de la région.