Documents repérés
-
761.Plus d’information
Formuler une hypothèse englobante sur la littérature québécoise ne conduit-il pas, plus souvent qu'autrement, à la négativité, la déception, le manque? C'est cette hypothèse sur les hypothèses, celle d'un tropisme lacunaire, que le présent article cherche à explorer, en passant à la fois par les caractérisations généralisantes employées dans les journaux et revues québécois, et par l'examen des essais de Belleau, Biron, Daunais et Ricard qui se prononcent de diverses façons sur un « défaut bien québécois », défaut littéraire aussi bien que social.
-
762.Plus d’information
L'idée d'une tension des formes romanesques vers les structures musicales, étroitement dépendante du projet romantique de « poésie universelle progressive », s'impose progressivement, accompagnant le mouvement d'absolutisation de la musique instrumentale, à partir de la toute fin du xviiie siècle. Cet article se consacre dans un premier temps au rappel des principaux attributs de ce dispositif utopique, appelé méloforme, pour observer ensuite ce que l'on peut appeler sa sécularisation : coupé de la foi romantique en la suprématie de l'art et privé de ses racines ontologiques, le roman « musical » a tendance, après la Seconde Guerre mondiale, à adopter une attitude plus pragmatique, s'incarnant notamment en des récits moins totalisants, souvent isomorphiques d'opus musicaux singuliers. Dans la période récente, avec des romans tels que Le temps où nous chantions de Richard Powers, Apologie de la fuite de Léonid Guirchovitch, Confiteor de Jaume Cabré ou encore Central Europe de William T. Vollmann, il semble que l'on assiste à une « renaissance » de fictions complexes et ambitieuses, polyphoniques et réflexives, renouant, sans pour autant revenir à l'ensemble de la doctrine romantique, avec l'idée d'une idéalité musicale du texte littéraire.
-
763.Plus d’information
Cet article se propose d'analyser la position rhétorique de la revue L'Inconvénient, fondée en 1999. Il tente de définir cette position sous la forme de « l'ironie essentialiste », laquelle doit être conçue comme défense des idéaux modernes contre la fête relativiste postmoderne. La démonstration s'appuie sur divers acteurs de la revue ainsi que sur leurs productions, parfois extérieures aux pages du périodique.
-
764.
-
766.Plus d’information
Cet article porte sur l'intérêt, du point de vue de la traduction, de l'hybridation du récit et de l'essai dans Two Trees Make a Forest de l'autrice canadienne d'origine taiwanaise et galloise Jessica J. Lee. Récit d'une quête identitaire qui mène l'autrice à Taiwan, le livre traite aussi de la colonisation de l'île, de son histoire géologique, de ses montagnes, de ses écosystèmes. L'article cherche à démontrer que c'est par l'analyse des faits énonciatifs qui ancrent la voix de l'autrice dans la subjectivité qu'il est possible de préserver la cohérence de l'oeuvre dans la traduction et, en définitive, de limiter la superposition de la voix du traducteur à celle de l'autrice.
Mots-clés : Identité, hybridation, énonciation, subjectivité, traduction
-
768.
-
770.Plus d’information
Dans son essai Esthétique pour Patricia, suivi d'un écrit de Patricia B. (PUM, 1980) – qui, à une lettre près, était bel et bien non seulement dédicacé à mais inspiré par Patricia Godbout –, G.-André Vachon tentait de répondre à son étudiante au sujet de la littérature et lui intimait d'écrire, un peu à la manière des Lettres à un jeune poète. Plus de quarante plus tard, Patricia Godbout répond donc en quelque sorte à cette injonction de son ancien professeur dans Bleu bison. J'examine d'abord ici les correspondances qui se font jour dans ce passage à l'écriture de fiction (autobiographique) à partir de quelques principes qui dévoilent l'esthétique de ma narratrice tant dans sa relation à la lecture et à la traduction (Mélissa la narratrice est traductrice) qu'à la littérature. J'analyse ensuite cette autre traduction qu'est l'art : le dessin joue en effet une part importante dans le récit à travers les carnets de Louis, le frère de la narratrice, tout comme c'était le cas dans Esthétique pour Patricia B. placée à l'enseigne du Portrait de la main gauche de Léonard de Vinci.
Mots-clés : Patricia Godbout, littérature québécoise, esthétique, poétique de la lecture, traduction