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2241.Plus d’information
L'inefficacité d'une chaîne de monopoles : une étude expérimentale en situation de négociation répétée par Alexis Garapin, Michel Hollard, Stéphane Robin et Bernard Ruffieux La théorie (monopole bilatéral, double marginalisation) affirme que l'efficacité d'une chaîne de monopoles est inférieure à celle d'un monopole intégré. Ce résultat est valable tant du point de vue des monopoleurs bilatéraux que du point de vue du surplus collectif. Cet article teste la validité de ces résultats théoriques en situation expérimentale. Les résultats de l'expérience ne valident que partiellement les résultats théoriques. La fusion du monopole bilatéral dans un monopole simple conduit bien à un accroissement de l'efficacité en termes de surplus collectif, mais n'entraîne pas toujours une augmentation du profit joint des deux monopoleurs.
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2242.Plus d’information
Impact de l'annonce de la modalité de fixation des taux de conversion des monnaies européennes par Bronka Rzepkowski Les taux de conversion contre euro ne seront connus que le 1er janvier 1999. Cette incertitude sur la valeur des parités finales peut créer de l'instabilité pendant la période intérimaire. Ce risque de tension peut être limité par une pré-annonce. L'impact d'une pré-annonce de trois modalités de fixation des cours de conversion bilatéraux est étudié en deux temps : ajustements des taux de change et des taux d'intérêts au moment de l'annonce d'une part, dynamique du change pendant la période intérimaire d'autre part. Les trajectoires de change simulées montrent que l'annonce d'un cours précis (cours pivot) ou de la règle de la moyenne produisent des niveaux de volatilité comparables. En revanche, l'annonce d'une bande cible entraîne une volatilité au moins deux fois plus élevée.
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2243.Plus d’information
Résumé Au cours des années cinquante, les revenus de l'exportation atteignent la moitié du chiffre d'affaires de la compagnie Bull. Cette performance, rare dans l'industrie française de l'époque, s'explique par divers facteurs : les origines de Bull, sa "culture d'entreprise" sont multinationales ; en mécanographie et en informatique, les parts de marché sont très stables et il est donc vital d'en conquérir aussitôt que possible ; l'État favorise l'activité exportatrice de la compagnie ; disposant de ses propres brevets, Bull ne subit pas une dépendance technique qui limiterait son expansion ; de plus — c'est notre hypothèse — , les machines étant généralement louées plutôt que vendues, le constructeur subit des contraintes financières spécifiques, qui l'incitent à créer des filiales étrangères. A partir de 1948, Bull développe énergiquement son réseau commercial international. En 1964, celui-ci emploie 4 000 personnes et couvre quarante-deux pays, du Japon à l'Amérique. Les principales filiales sont en Allemagne et en Italie. Bull s'attaque aussi aux marchés anglo-américains, mais ne s'établit que tard dans ces pays où ses principaux concurrents sont chez eux. Les accords liant Bull à British Tabulating Machines et à Remington-Rand de 1950 à 1959 donnent à la firme française une certaine marge de manœuvre, mais l'incitent, nous semble-t-il, à trop investir dans le matériel électromécanique "classique" : une division internationale du travail se dessine, enfermant Bull dans la dépendance technologique. Prise de court par l'offensive des petits ordinateurs de gestion, ne parvenant plus à financer la mise en location de ses machines, Bull subit une grave crise et tombe sous le contrôle de General Electric en 1964.
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2244.Plus d’information
Résumé Lancé en 1984 à l'initiative de François Caron, dans le cadre de l'Institut d'Histoire Moderne et Contemporaine du CNRS-I.H.M.C-, le projet d'un Annuaire statistique de l'économie française est aujourd'hui en bonne voie, avec la parution récente de l'ouvrage intitulé «l'Economie nationale aux XIX et XXe siècles» avec l'achèvement de deux autres consacrés l'un à l'énergie, l'autre à la démographie des entreprises. Chacun des trois volumes apporte à sa façon un éclairage neuf sur l'histoire économique de la France au cours des deux derniers siècles.
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2245.Plus d’information
RÉSUMÉCette recherche s'inscrit dans la foulée de nombreux travaux entrepris suite aux publications de Bernanke et Blinder (1988, 1992) ayant remis à l'avant-plan le rôle joué par le système bancaire dans la transmission de la politique monétaire. Nous proposons d'examiner la dynamique inhérente à certains postes du bilan des banques à charte canadiennes suite aux mouvement des principaux taux d'intérêt, habituellement jugés révélateurs des conditions monétaires du moment. Pour ce faire, nous avons recours à un modèle VAR hebdomadaire comportant à la fois, des éléments de l'actif et du passif des banques ainsi que les taux de rendement associés à divers instruments financiers. Cependant, dans le but de bien encadrer cette analyse, nous développons un modèle formel du comportement d'une banque où les seuls changements aux postes de son bilan suite aux mouvements de taux d'intérêt sont dictés par des ajustements de portefeuille visant à tirer avantage des écarts se creusant entre ceux-ci. Ce modèle théorique est soumis aux variations de taux d'intérêt issues du modèle empirique VAR. Les mouvements observés aux postes du bilan de cette banque « témoin » fournissent un guide utile permettant d'interpréter de façon éclairée les résultats empiriques obtenus. À cet égard, l'exercice proposé montre qu'il est possible d'établir un parallèle assez étroit entre l'évolution des postes du bilan de la banque hypothétique et celle captée par le modèle VAR et ainsi apporte un certain support à l'approche traditionnelle sur le rôle joué par les banques dans la transmission des chocs monétaires.
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2246.
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2247.Plus d’information
RésuméDans les Alpes du Sud, à 800 m d'altitude, les conditions climatiques hivernales génèrent des processus d'érosion périglaciaires dans les bassins-versants marneux à bad-lands. Sur le site de Draix (bassins-versants expérimentaux du CEMAGREF-RTM, Préalpes de Digne), des enregistrements thermiques et des mesures de l'érosion obtenues au cours de l'hiver 2000‑2001 ont permis de préciser les caractéristiques suivantes de la morphogenèse périglaciaire : 114 cycles de gel-dégel dans l'air, opposition morphoclimatique entre les versants adret et ubac des ravins, gélireptation et gélifluxion en surface du régolite marneux et présence d'un gélisol saisonnier jusqu'à 30 cm de profondeur en versant ubac. La gélireptation et la gélifluxion régularisent les versants, comblent les fonds de ravins et provoquent une ablation du régolite de 1 à 3 mm par hiver. Sur les versants ubacs, la gélifraction provoque une ablation des corniches de 0,3 à 1 mm par hiver. Dans les premiers décimètres du substrat, la glace participe à la disjonction des strates et à la genèse du régolite. La gélifraction expérimentale sur blocs confirme la sensibilité au gel de la marne et l'importance des plans de fissuration dans la fragmentation. Malgré une durée d'action limitée aux trois mois les plus froids, les processus périglaciaires participent au bilan érosif annuel des marnes, fragilisent le substrat et facilitent l'action du ruissellement.
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2248.Plus d’information
L'estimation des effets du salaire minimum sur les taux d'emploi est effectuée à l'aide de l'analyse de régression et couvre la période entre 1966 et 1981.
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2249.Plus d’information
RésuméLe Web est une importante source pour l'acquisition lexicale parce qu'il est continuellement mis à jour. Des énumérations sont particulièrement fréquentes dans les pages Web, parce que ces dernières exigent une structure claire qui facilite la compréhension du lecteur. Nous considérons des énumérations d'entités nommées et nous nous focalisons sur une structure linguistique particulière : le déclencheur – la séquence qui introduit l'énumération. Ayant des fonctions précises, la structure d'un déclencheur est assez limitée. Ce travail a pour but de modéliser cette structure à partir des analyses linguistiques interprétatives et descriptives. Ces modèles contribuent au développement d'un système d'acquisition et de classification d'entités nommées à partir du Web.