Documents repérés
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241.Plus d’information
RésuméThe Little Flowers of Madame de Montespan de Jane Urquhart est un recueil intéressant entre autres parce que l'ensemble de ses poèmes-tableaux constitue une diégèse. Ma méthode de traduction s'est donc modelée sur cette valse-hésitation entre description et narration, entre statisme et dynamisme.
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244.Plus d’information
La découverte récente du plan d'une villa conçue pour Georges-Louis, électeur de Hanovre et futur Georges Ier d'Angleterre, montre bien l'importance de l'architecture palladienne pour la cour de Hanovre au début du XVIIIe siècle. En utilisant le vocabulaire palladien, les Hanovriens ont consciemment profité des associations liées à ce style d'architecture : il mettait en évidence leurs liens avec l'aristocratie vénitienne et avec les premiers Stuarts de qui ils avaient hérité du trône en 1714. L'adoption de l'architecture palladienne était un moyen pour les Hanovriens de renforçer leurs prétention à la légitimité de la dynastie. Par conséquent, on peut penser que le retour de ce style, en Angleterre, après l'accession au trône de Georges I n'émane pas seulement des doctrines politiques et esthétiques du gouvernement whig, mais doit beaucoup au goût personnel du roi pour ce style et à son mécénat. Cette affirmation est renforcée la présence d'arguments ignorés jusqu'ici : les liens des Hanovriens avec la Vénétie, les dédicaces des auteurs des plus importants traités du néo-palladianisme anglais à Georges I et la commande royale d'une villa palladienne à Richmond.
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247.Plus d’information
RésuméEn 1717 paraît la relation du voyage fait par le chevalier d'Arvieux en Palestine, à la cour des Bédouins (voyage effectué de 1664 à 1665). Au fil de ce récit, on relève trois illustrations représentant les indigènes côtoyés et décrits par le narrateur. Leur fonction première, traditionnelle dans le genre du récit de voyage, semble documentaire. L'image a aussi dans ce récit une valeur discrètement pittoresque et tend à figer les personnages représentés en « types ». Au-delà, l'image semble parfois avoir une troisième fonction, plus originale. Elle participe à la « dérive romanesque » du récit, fréquente dans les récits de voyage, et c'est par la mise en relation avec le texte qu'elle acquiert cette fonction. Ainsi, rien n'indique dans la légende de la première illustration (« Cavalier arabe ») qu'elle pourrait représenter le chevalier d'Arvieux lui-même ; pourtant, elle est insérée au milieu de la description du déguisement « à l'arabesque » que le voyageur-narrateur adopte au début de son voyage, pour déjouer les périls de la route. L'image dans ce récit a donc un statut ambigu : censée représenter l'autre, elle tend en même temps à représenter le voyageur (narrateur) lui-même, sous les oripeaux de l'indigène ; supposée apporter des précisions documentaires et objectives, elle introduit le thème du déguisement, du masque et de la supercherie et, au-delà, révèle le processus de métamorphose identitaire à l'oeuvre dans le voyage.