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3711.Plus d’information
Les affaires d’assurances se sont faites longtemps dans la province de Québec uniquement en anglais. Puis, devant les exigences de la population francophone, les sociétés ont fait traduire leurs contrats et la plupart des documents dont elles se servent dans leurs relations avec le public. Ainsi est née l’habitude de traiter les affaires dans la langue du client.Malheureusement, il n’y a pas lieu d’être satisfait du vocabulaire qui est né de la pratique. Nettement inspiré de l’anglais, il fourmille d’anglicismes de tous genres; ce qui s’explique par le contact incessant des gens du métier avec des textes rédigés dans un esprit et dans une forme entièrement différents des nôtres, par l’absence presque totale de relations avec le milieu français et, il faut l’admettre, par une certaine tournure d’esprit qui répugne à l’effort. Ainsi s’est constitué un ensemble de termes qu’il est grand temps de modifier.C’est pour contribuer à l’oeuvre d’épuration que nous avons préparé cet essai de vocabulaire.Certains penseront : tout cela est bien, mais qui nous comprendra si au lieu de dire endossement, ajusteur, application, nous disons avenant, expert ou proposition d’assurance? La réponse nous paraît très simple. Il suffira d’employer ces termes constamment pour que petit à petit le mot nouveau remplace l’ancien. En y mettant le tact voulu, l’évolution du vocabulaire se fera facilement et sans blesser personne. Mais l’exemple doit venir des gens du métier, qui font pénétrer dans le public leur manière de faire et les mots qui la décrivent.Si on ne fait pas l’effort voulu, eh bien ! qu’on se résolve à parler une langue informe.D’accord, dira-t-on peut-être, mais l’usage au Canada n’étant pas le même qu’en France, comment peut-on espérer que le vocabulaire français nous suffise entièrement ? Cela nous amène au dernier aspect que nous avons voulu développer dans la présentation de cette étude. En expliquant comment nous avons procédé, nous répondrons à cette objection qui mérite qu’on s’y arrête.Pour faciliter l’usage du glossaire, nous avons pris comme point de départ le terme anglais qui se présente le premier à l’esprit. Puis, nous avons choisi l’équivalent le plus usuel. Après avoir étudié celui-ci, nous l’avons accepté ou rejeté selon qu’il est bon ou mauvais. Dans ce dernier cas, nous avons cherché dans des revues, des journaux, des polices ou des livres d’assurance le mot que l’on emploie couramment en France, en Belgique ou en Suisse. Quand celui-ci nous a paru s’éloigner trop de la pratique de chez nous, nous n’avons pas hésité à le remplacer par un autre terme qu’on ne comprendrait peut-être pas sans explication de l’autre côté de « la grande mare », mais qui nous semble plus approprié à nos besoins.Voilà comment nous avons procédé, sans autre désir que d’aider à l’avancement d’une cause qui nous est chère.Comme on le constatera, nous avons limité notre étude aux expressions les plus fréquemment employées.
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3713.Plus d’information
Depuis sa fondation, la communauté de Sainte-Brigitte à l’abbaye de Syon a exercé son ministère et répondu aux besoins spirituels des pieux qui cherchaient une pratique dévotionnelle plus complète pour leur usage privé. Un des frères les plus prolifiques de l’abbaye, Richard Whitford a écrit de nombreux textes visant à renouveler la vie religieuse et à l’adapter aux laïcs. Cet article décrit l’engagement monastique de Whitford face à la pression exercée par l’État Tudor pour obtenir l’obéissance aux Actes de Succession et Suprématie et place l’émergence de l’humanisme de Whitford dans le contexte culturel de l’abbaye de Syon des années 1530. Cet article examine également la contribution que fait le Pype or Tonne of the Life of Perfection de Whitford à son programme général de réforme, qui promeut le retour à la stricte observance de régimes dévotionnels complexes. Pour Whitford, le monachisme fonctionnait non seulement comme un modèle de réforme s’adressant essentiellement à l’individu, mais aussi comme un modèle d’importante nationale plus large, ayant le potentiel de revitaliser le catholicisme anglais et de faire face directement au mouvement protestant.
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3715.Plus d’information
Dans le Richard II de Shakespeare, 2ième acte, scène 1, le roi Richard assiste à l’agonie de John of Gaunt, considéré—selon les termes de la théorie politique des Tudor—autant comme monarque sacerdotal de droit divin (dans son corps politique) que comme parent (dans son corps naturel). Ces deux fonctions correspondent chacune à une pratique particulière de la sainte agonie: l’agonie canonique, relevant du sacrement administré par les prêtres de l’Ordre pour la Visite des Malades, et l’ars moriendi laïque. La scène en question est construite de manière à montrer que Richard se crée des parodies démoniaques de ces pratiques, renforçant les détails précédant de la pièce le présentant comme rex imago diaboli plutôt que comme rex imago Dei. Toutefois, alors qu’il perd en puissance, Richard reconnaît graduellement la nature démoniaque de ses précédentes représentations de la monarchie, et entreprend un processus d’auto examen qui le prépare à une authentique sainte agonie dans 5.5. Bolingbroke, dans l’intervalle, a ironiquement tenu compte du précédant personnage démoniaque de Richard, lorsqu’il donne des exemples remarquables de la citation prisée des démonologues élisabéthains: « la rébellion est un péché comparable à la sorcellerie » (1 Samuel 15,23). Toutefois, malgré le rattrapage spirituel et personnel de Richard, la pièce de Shakespeare démystifie la royauté en tant qu’incarnation de la monarchie sacerdotale de droit divin, et par la même occasion soulève la question de la possibilité pour tous les humains d’incarner l’idéal du rex imago Dei.
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3717.Plus d’information
SOMMAIRECet article rappelle l'histoire de l'Académie des sciences de la Société royale du Canada, de sa fondation en 1882 jusqu'au début des années 1990. Bien que la SRC ait surtout eu une fonction honorifique, l'Académie a tout de même joué un rôle substantiel dans le développement intellectuel du pays à travers ses publications (rôle assumé ensuite par le CNR et d'autres sociétés savantes), son rôle de conseiller auprès du gouvernement, ses actions éducatives auprès du public, son action de représentation du Canada sur la scène internationale et grâce à des enquêtes scientifiques comme celles sur les risques d'un hiver nucléaire ou sur les changements à l'échelle du globe. Souvent, les membres ont, à titre individuel, contribué davantage à la science que la SRC au plan institutionnel mais, comme le montre cet article, les relations dynamiques entre la science, le gouvernement, la SRC et la population canadienne ont été importantes tant pour l'histoire canadienne que pour l'histoire des sciences au Canada.
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