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393.Plus d’information
RésuméLes récits de voyage permettent une exploration de l'espace terrestre et maritime qui dépasse vite la dimension purement géographique et mathématique. Ils permettent de produire un discours viatique sur l'espace (rendant compte de l'espace, le représentant, l'appréhendant, le circonscrivant, pour esquiver une axiologie et une taxinomie), tout en suscitant un imaginaire de l'espace (mettant en place une poétique qui a un véritable impact sur les autres genres littéraires) et en développant une nouvelle symbolique (interprétant l'espace inconnu en lui construisant un sens inséparable du lieu connu d'origine). L'esapce dans la littérature de voyage reflète donc l'interférence des imaginaires, des expériences et des écritures, comme lieu privilégié de compréhension d'une certaine « modernité » du XVIIe siècle, créant et métamorphosant sans cesse en fonction d'expériences nouvelles. Il est à la fois taxinomique, axiologique, imaginaire, mental et symbolique.
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397.Plus d’information
Issu de la bourgeoisie francophone de Québec, Jean Langevin participe à la mouvance intellectuelle du XIXe siècle. Actif au sein de l'Institut Canadien, auteur polygraphe, il priorise l'éducation, la culture et les belles-lettres. Derrière la figure autoritaire et intransigeante de l'évêque retenue par l'historiographie émerge celle d'un intellectuel et bibliophile passionné. La reconstitution partielle de la bibliothèque de Jean Langevin, conservée en partie dans les fonds des Petit et Grand Séminaires de Rimouski et à l'Archevêché de Rimouski, permet de mieux cerner le rapport de Langevin à la culture de l'imprimé. Cet article entend étudier les diverses caractéristiques de la collection afin de comprendre en quoi sa bibliothèque est représentative ou distincte de celle d'autres ecclésiastiques du second XIXe siècle.
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399.Plus d’information
Dès la fin du xviie siècle, la mise en valeur des arbres nord-américains par des voyageurs français coïncide avec la reprise en main de la Nouvelle-France par Louis XIV. Dans un contexte d'importantes rivalités impériales avec les Anglais et les Hollandais pour la maîtrise des mers et le contrôle du commerce transatlantique, Colbert fonde les Compagnies commerciales des Indes orientales et occidentales, tout en faisant refleurir la Marine royale ; mais la conquête a un coût : il faut en moyenne 2 500 chênes centenaires pour bâtir la coque d'un seul vaisseau capable de traverser l'Atlantique. Par conséquent, l'approvisionnement en arbres devient une affaire d'État, tant la migration des biens et des hommes repose sur l'augmentation de la flotte du roi. L'enjeu de cet article est de comprendre comment les récits de voyage en Nouvelle-France (1663-1763) ont contribué à promouvoir le potentiel économique des forêts de la colonie et à stimuler la construction navale, tout en se faisant l'écho d'une politique volontariste d'exploitation des forêts d'Acadie, du Canada et de la Louisiane. Cette étude examine dans quelle mesure la mobilité des arbres a participé au développement d'un commerce qui a permis de mettre en réseau des lieux de science, et d'acheminer des hommes et des commodités d'un bout à l'autre de l'Atlantique au tournant du xviiie siècle.
Mots-clés : arbres, bois, relation de voyage, Nouvelle-France, commerce transatlantique, trees, wood, travel literature, New France, transatlantic trade
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400.Plus d’information
L'analyse se situe autour de 1968, année charnière qui a vu, entre autres, la création des Belles-Soeurs de Michel Tremblay et l'émergence du « nouveau » théâtre québécois. Prenant l'envers de cette vague de fond du répertoire national, cet article s'intéresse plutôt à l'un des principaux opposants désignés du devenir théâtral québécois : le Théâtre du Nouveau Monde, alors sous la direction récente de Jean-Louis Roux (1966-1982). Trois études de cas (Pygmalion, Tartuffe et Le soir des rois) viennent approfondir le projet scénique du metteur en scène Roux. Ce projet est fondé sur des relectures du répertoire européen qui entrent en dialogue avec les débats sociaux de l'heure tout en s'inscrivant paradoxalement dans une histoire avortée du théâtre au Québec, dont Roux cherche à redresser la mémoire.