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221.Plus d’information
La ville de Québec était, au XIXe siècle, un des centres de la construction navale mondiale. Après en avoir décrit l'évolution en termes macroéconomiques, l'auteur utilise un schéma théorique fondé sur la sociologie des organisations pour comprendre l'interaction entre les forces économiques et le contexte socioculturel de ces entreprises. Cette industrie fut implantée par les immigrants écossais puis anglais et irlandais à la suite de la Conquête. Les Canadiens français y seront ouvriers ou sous-traitants ne devenant entrepreneurs qu'à la fin de l'industrie. Opposés par leur langue, leur religion et leurs valeurs industrielles, les rapports entre les patrons et les ouvriers favoriseront l'apparition d'un mode d'organisation du travail original, les métiers de masse.
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222.Plus d’information
RésuméLe texte résulte d'une collaboration inédite entre sociologues et informaticiens. Il présente un travail de formalisation de la sociologie de l'action organisée qui a abouti à l'élaboration d'un méta-modèle de cette théorie. Ce méta-modèle permet de modéliser des systèmes d'action concrets et de simuler leur fonctionnement. A travers l'exposition des résultats théoriques et leur application à un cas simple, nous souhaitons montrer que cette démarche présente un intérêt théorique et méthodologique pour la sociologie. Elle permet de préciser des concepts sociologiques initialement exprimés en langage naturel afin de pouvoir les évaluer de manière quantitative. Elle rend possible la simulation de situations organisationnelles et ouvre ainsi la voie à une exploration des états possibles d'un système d'action concret. Ces éléments constituent, à nos yeux, un enrichissement de la pratique sociologique.
Mots-clés : Sociologie de l'action organisée, formalisation, modélisation, simulation sociale, systèmes multi-agents, système d'action concret, ressource, relations, pouvoir, satisfaction, Sociology of the organized action, formalization, modelling, social simulation, systems multi-agents, concrete system of action, resource, relations, power, satisfacion
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223.Plus d’information
RésuméL'auteur, politologue, s'élève contre cette tendance des sciences psycho-sociologiques d'importer cette " marchandise " douteuse de la science politique : le concept de pouvoir ou Pouvoir. Il en fait une critique serrée du point de vue de la science politique, où ce concept est en train de sombrer dans le discrédit. Comme c'est son aspect relationnel qui intéresse vraiment les sciences humaines, l'auteur propose de substituer à ce concept taré, selon le cas, les contextes ou les projets, des synonymes moins décevants : autorité, puissance, contrôle (distingué de la contrainte), régulation, et même influence. En conclusion, l'auteur propose de bannir autant que possible le pouvoir du langage de la psycho-sociologie, où il a encore moins de pertinence qu'en science politique; de le remplacer, pour signifier un fait relationnel d'injonction ou d'incitation à agir dans un sens donné, par la trilogie des concepts complémentaires : puissance (faculté ou potentiel), influence ou contrôle, ce dernier concept intégrant les deux précédents comme des composantes qu'il ramène à l'unité de signification et d'opération; de traduire social control par régulation sociale, tout en maintenant l'expression contrôles sociaux comme manifestations extrêmement diverses de cette régulation; de voir dans les phénomènes de déviation sociale l'expression de contre-contrôles ou d''anti-contrôles trouvant leur place dynamique sur la chaîne sans fin de la régulation sociale.
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224.Plus d’information
Après plusieurs décennies de formation et de mises en pratique de la NBI dans les relations patronales-syndicales, cette étude cherche à comprendre la résonnance pratique de cette approche auprès des négociateurs syndicaux ainsi que comment elle est réellement utilisée dans le cadre de négociations collectives. Rapportant les résultats d'une étude empirique menée auprès de quarante-cinq négociateurs syndicaux œuvrant dans le secteur privé et ayant, pour la plupart, mis en pratique à plusieurs reprises la NBI au cours des dernières années, les résultats de cette recherche soulignent à la fois les limites et les retombées multiples de cette approche sur la pratique de la négociation collective en entreprise. Les résultats de notre étude démontrent que les négociateurs syndicaux n'hésitent pas à s'approprier la NBI et à modeler ses principes et procédés en fonction de leurs besoins et du contexte dans lequel ils interviennent. Cette « appropriation imaginative » de la NBI ainsi que les pratiques innovantes auxquelles elle donne lieu montrent, non seulement l'existence de frontières poreuses entre les approches distributive et intégrative et l'existence de « négociation mixte » (ou mixed motive bargaining), mais également les différentes formes que peuvent prendre cette négociation mixte dans le cadre de la négociation collective. Enfin, si les négociateurs syndicaux interrogés rapportent très peu de cas d'application intégrale de la NBI, cette recherche révèle néanmoins à quel point cette approche s'avère, à travers ses diverses formes d'appropriation, une source fondamentale de l'évolution de la pratique de la négociation collective.
Mots-clés : Négociation collective, négociation basée sur les intérêts (NBI), syndicat, secteur privé, Québec, Collective bargaining, interest-based bargaining, trade unions, private sector, Quebec, Negociación colectiva, negociación basada en los intereses, sindicato, Quebec
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226.Plus d’information
RésuméDans les sociétés modernes, l'attention est de plus en plus sollicitée par l'affaiblissement des liens sociaux. On va présenter un éclairage spécifique concernant les interactions entre individus et société, dont la compréhension nécessite une réflexion sur la notion de « demande sociale » et l'adoption d'un point de vue historique. De nos jours, ni les controverses théoriques ni les discussions relatives au déterminisme n'ont disparu. Au-delà des querelles d'interprétation des liens sociaux, émerge peu à peu une figure originale de scientificité qu'il convient d'apprécier à sa juste valeur
Mots-clés : liens sociaux, relation, individu et société, théories sociologiques, social links, relation, individual and society, sociological theories
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228.Plus d’information
Avec l'avènement de la globalisation, l'hégémon du courant sociétal de la sociologie classique serait en net recul au profit de la montée de l'individualité. Cette dernière occuperait désormais une centralité analytique au sein des sociologies de la postmodernité. Cet article se propose de retracer cette émergence processuelle du sujet individuel au sein de la discipline sociologique, avant de relever quelques défis qui l'interpellent dans sa quête actuelle de la société-advenir. Au coeur de cette lente montée de la subjectivité, les nouvelles sociologies de l'individu semblent porter la charge de dresser les contours théoriques et conceptuelles de la nouvelle configuration complexe des sociétés humaines qui, pour beaucoup, restent à écrire. Il en va également du devenir épistémologique de cette approche originale des nouveaux processus sociaux.
Mots-clés : sociologies de l'individu, sujet, postmodernité, Sociology of the individual, subject, postmodernity, sociologías del individuo, sujeto, postmodernidad
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230.Plus d’information
En France, la Fédération des établissements scolaires publics innovants regroupe des établissements qui défendent et offrent des pratiques pédagogiques alternatives aux publics qu'ils accueillent. Ces établissements impliquent une autre professionnalité pour des enseignants qui revendiquent par ailleurs un travail en équipe spécifique. Cet article propose de questionner le fonctionnement de ces équipes et leur dynamique, avec une approche clinique d'orientation psychanalytique. Dans la lignée des travaux sur la dynamique des groupes qui permettent d'envisager ces équipes comme des « groupes restreints », au sein desquels circulent des défenses et des résistances, cette démarche vise à saisir ces processus intersubjectifs et groupaux qui viendraient entraver ce travail en équipe, voire nuiraient à la réalisation de sa tâche primaire. Les analyses réalisées conduisent à proposer une définition du « faire équipe », certes basée sur ces analyses sociologiques, mais qui inclut la prise en compte de ces processus groupaux.