Documents repérés
-
273.
-
274.Plus d’information
Après avoir expliqué le rôle du « mythe québécois » - « jeunesse, richesse et minorité » - dans l'éveil de l'intérêt des chercheurs européens pour le Québec, l'auteur dresse une synthèse de l'état actuel des études québécoises en Belgique. Celles-ci investissent deux champs principaux, celui des sciences sociales et historique d'une part et celui de la littérature d'autre part, et s'organisent selon deux modèles distincts. Le premier, propre aux études littéraires qui sont plus homogènes et plus développées que les autres disciplines, est celui du réseau; ce modèle permet de mettre en contact des chercheurs belges, européens et québécois sans que ces derniers ne soient toujours au centre ou même présents dans les travaux. Le second, structuré en étoile, fait en sorte que les chercheurs belges et européens ne se rencontrent jamais qu'au coeur, c'est-à-dire au Québec. Enfin, l'auteur dresse le bilan des retombées non-scientifiques des études québécoises en Belgique.
-
277.Plus d’information
On connaît le sort que l'histoire a réservé à la critique biographique : condamnée sans appel depuis Proust, elle reposerait sur l'illusion que l'oeuvre « appartient » à son auteur, que l'homme est l'oeuvre. Or, s'il y avait en effet une grande part d'aveuglement dans le travail de Sainte-Beuve, les modernes que nous sommes se sont néanmoins rendu compte, au cours des vingt ou trente dernières années, que l'on était sans doute allé un peu vite en liquidant l'auteur et en installant à sa place une pure « instance scripturaire » tout aussi mythique que l'écrivain lui-même. Tenant pour acquis, avec Alain Brunn, qu'« [é]crire la vie d'un auteur constitue une façon de prendre une décision sur l'oeuvre, de choisir d'enraciner en elle la signification de son texte » (L'auteur, 2001), l'analyste aborde dans cet article deux ouvrages de Michel Schneider, Maman (1999), sur Proust, et Baudelaire, les années profondes (1994), qui constituent ce qu'il appelle des « biographies critiques ». Il cherche, d'une part, à voir comment, dans ces deux livres à teneur biographique, le biographe est conduit à rendre raison des oeuvres de son biographié, et, d'autre part, à comprendre dans quelle mesure le discours critique, en contexte biographique, est forcé de tenir compte de ce « réprouvé » de la modernité littéraire qu'est l'auteur.