Documents repérés
-
313.Plus d’information
RésuméCet article examine un secteur assez méconnu de la narrativité, celui du paratexte (titres, illustrations, prière d'insérer, notes de bas de pages, etc.), en distinguant les éléments paratextuels à fonction couramment narrative de ceux où la narrativité, plus exceptionnelle, est d'autant plus saillante. Une typologie sommaire est proposée, qui distingue trois cas de figure : annonce, contrepoint et saturation.
-
314.Plus d’information
On dit de la langue de Guyotat qu'elle est iconoclaste ou, plus proprement, logoclaste, puisqu'elle ne se contente pas de détruire les « images » qu'elle suscite, dans son refus de toute mimesis, mais s'immole aussi en tant que langue, à quoi elle substitue cette sous-langue ou cette langue en miettes qu'incarne l'idiolecte où elle se réinvente. Loin d'être la ruine du langage humain, cette parole vive, matricielle et génératrice, qu'on trouve dans Progénitures et dans l'ensemble de son oeuvre, est peut-être la chance inespérée d'une nouvelle histoire de la langue parlée, qui ne s'appuie plus sur la lutte des identités linguistiques (des propriétés ethniques, sociales et religieuses du discours) mais sur la conscience ravivée du mélange dont toute langue est faite. Chaque idiome est « entrelangue » dans la mesure où il s'inscrit entre deux états de langues comme les organes de la copulation et de la génération prennent sens dans un entre-corps, où se mélangent le même et l'autre en un monde « prostitutionnel » que Guyotat décrit en détail pour montrer que l'homme et sa parole n'existent que dans une progéniture ou une pro-genèse sans fin, bien plus que dans une Histoire dont on a dit qu'elle était finie.
-
319.
-
320.