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413.Plus d’information
Cet article entend remettre en question la notion de « pan » dans le domaine des arts visuels, telle que développée par l'historien de l'art Georges Didi-Huberman dans le domaine de la peinture. À l'exemple du « petit pan de mur jaune » vermeerien remarqué par l'écrivain Bergotte dans À la recherche du temps perdu, le pan est un détail de l'œuvre qui semble exclusivement destiné à celui qui la regarde et qui n'a de sens que pour lui. Transcendante, cette vérité accorde une authenticité nouvelle à l'œuvre, devenue ainsi unique, tout en soulignant la facticité de toutes les autres œuvres qui ne possèdent pas d'« effet pan ». Plus spécifiquement, il s'agira de voir comment ces enjeux se développent lorsqu'il est question non plus de peinture ou de photographie, mais des images en mouvement de l'art cinématographique, dont il faut aussi trouver le moyen de décrire l'authentique vérité. Pour mener cet exercice d'ekphrasis, nous nous intéressons à deux fictions littéraires mettant en scène des personnages dont la vie tourne autour d'un ou de plusieurs films, devenus éminemment personnels : Ma vie rouge Kubrick (Simon Roy, 2014) et Cinéma Royal (Patrice Lessard, 2017).
Mots-clés : intertextualité, intermédialité, cinéma, littérature québécoise, enquête, Stanley Kubrick, Alfred Hitchcock, Hollywood, intertextuality, intermediality, cinema, Quebec's literature, enquiry, Stanley Kubrick, Alfred Hitchcock, Hollywood
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414.Plus d’information
Qu'est-ce qui distingue fondamentalement le mystère de l'énigme, des codes à décrypter, ou encore des puzzles ? Tous les mystères sont-ils à résoudre ou doit-on formuler une nouvelle division entre, d'une part, les mystères indéchiffrables, voire « éternels », élevés au rang d'énigmes cosmiques, et, de l'autre, les mystères « artificiels », logiquement construits et employés à des fins ludiques ou maléfiques, comme c'est le cas des énigmes de récits policiers destinées à entretenir le spectacle de leur résolution ou de l'énigme de la Sphinge dont l'irrésolution justifie la terreur qu'elle abat sur Thèbes ? Les forces intellectuelles mobilisées dans le déchiffrement de ces différents types de mystères sont-elles toujours les mêmes ? Enfin, l'activité qui consiste à déchiffrer l'univers se distingue-t-elle de la sémiotique dans sa dimension la plus radicale ? Voilà autant de questions adressées dans ce numéro auxquelles nous ne pouvons qu'esquisser un début de réponse dans la présente introduction. Le résultat risque cependant de susciter la curiosité davantage que de la satisfaire.
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420.Plus d’information
Cet article propose une étude sur le recueil de poèmes en deux langues Atemnot (Souffle court) (2016) de Marina Skalova, auteure trilingue née en 1988 à Moscou. Si cette auteure écrit surtout en français, son plurilinguisme s'inscrit dans toute son oeuvre, qui offre une matière féconde à qui s'intéresse aux questions que posent l'écriture bilingue et l'autotraduction. Cette étude prend pour point de départ l'interrogation sur ce qu'instaure le rapport entre les poèmes en allemand et en français de Atemnot (Souffle court) et aborde les poèmes en deux langues comme des « seuils réciproques ». L'article met en évidence la façon dont les poèmes de Atemnot (Souffle court) travaillent cette question et entrent en résonance avec deux oeuvres plus récentes de l'auteure, Exploration du flux et Silences d'exils.
Mots-clés : autotraduction, écriture bilingue, traduction de la poésie, migration, Marina Skalova, self translation, bilingual writing, poetry translation, migration, Marina Skalova, autotraducción, escritura bilingüe, traducción de poesía, migración, Marina Skalova