Documents repérés
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211.Plus d’information
Afin de replacer dans leur profondeur historique des questions qui taraudent encore aujourd'hui la société tunisienne, à savoir celles concernant les rapports entre les sphères politique et religieuse et l'appréhension du concept de laïcité en tant que mode politique d'organisation des rapports existant entre ces deux sphères, cet article propose une analyse des positions du mouvement Ennaḥḍaẗ et des organisations dont il est issu sur ces questions dans la période s'étendant des années 1960 au 14 janvier 2011. Après avoir rappelé en premier lieu le contexte dans lequel le mouvement islamiste tunisien se développa, cet article envisagera trois périodes principales correspondant aux différentes structures associatives puis politiques au sein desquelles ce mouvement s'organisa, les positions du mouvement Ennaḥḍaẗ et des organisations dont il est issu, ayant su, tout en restant relativement stable, s'adapter aux différentes contingences politiques.
Mots-clés : politique, religion, islam, Tunisie, Ennahdhat
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212.Plus d’information
Cet article a pour objet d'interroger la tendance actuelle des démocraties à s'entourer d'institutions indépendantes au fort degré de compétence en vue de limiter et de corriger les défaillances éventuelles des corps démocratiques élus et représentatifs. La légitimité démocratique de ces institutions contre-majoritaires leur viendrait, selon certains théoriciens de la démocratie, de ce qu'elles offrent la possibilité de contester les décisions collectives lorsque celles-ci sont mauvaises ou injustes, contribuant ainsi à l'amélioration globale des performances du régime démocratique. À partir notamment d'une lecture des travaux de Philip Pettit sur la démocratie contestataire et d'une réflexion sur l'approche épistémique défendue par David Estlund, nous questionnons au contraire le caractère démocratique de ces formes institutionnelles de contestation et montrons que, tant qu'elles ne font pas l'objet d'un contrôle démocratique plus étroit, elles peuvent être interprétées comme des modes de contestation de la démocratie plutôt que comme des instruments de son amélioration.
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213.Plus d’information
Il est normal qu'un numéro spécial comme celui-ci, consacré à des études originales sur la vie politique du Canada français, présente le résultat d'une enquête. Il nous a semblé nécessaire, tant dans un but purement informatif que pour faire provision de fraîches hypothèses de travail, de recueillir des témoignages de la part de personnes ayant eu une expérience directe de notre vie politique, soie pour avoir observé celle-ci de près, soit pour y avoir participé.Cette enquête a été toute simple. Un questionnaire fut préparé en collaboration par les directeurs de la revue et nous nous entendîmes pour le restreindre à un minimum d'interrogations. Plutôt que soulever un très grand nombre de problèmes, nous préférâmes provoquer la réflexion sur quelques thèmes qui nous semblaient fondamentaux : notre passé politique; les attitudes collectives en politique; la structure et le destin des tiers partis; les recherches à entreprendre.L'expérience a confirmé notre espoir. Nos informateurs nous ont accordé le privilège de sérieuses méditations dont quelques-unes, fort élaborées, prennent le caractère de véritables thèses. Nous nous sommes adressés à vingt-neuf personnes, choisies à titre de spécialistes, d'observateurs ou de participants de la vie politique canadienne-française. De ces personnes, malgré toutes sortes de stimulations et de rappels, seulement sept (je dis : sept), ont répondu de façon complète. Trois nous ont adressé, sous forme de lettres, des commentaires qui équivalent à des réponses. Soit donc, un total de dix réponses c'est-à-dire le tiers de ce que nous attendions naïvement...Il ne faut donc pas accorder aux commentaires rapportés dans les pages qui suivent plus de portée que nous ne leur en accordons nous-mêmes. Nous n'avons aucunement 1'illusion que notre très faible échantillon original de vingt-neuf personnes était représentatif de 1'"univers" des Canadiens français ayant des vues pénétrantes sur notre vie politique; encore moins les huit ou dix dont nous rapportons les propos. Il faut prendre ces propos seulement pour ce qu'ils sont, mais pour tout ce qu'ils sont, c'est-à-dire, la réflexion de quelques observateurs consciencieux sur des aspects passés ou contemporains du destin politique canadien-français. À chacun de ces observateurs qui nous ont prodigué leur temps et leur attention, nous exprimons notre très vive gratitude.
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215.Plus d’information
RÉSUMÉL'idée d'une politique nataliste pour le Québec est souvent évoquée pour contrer les conséquences néfastes qu'on attend de trois phénomènes liés à la baisse récente de la fécondité : le vieillissement de la population, le non-remplacement des générations, ainsi que la réduction de l'importance relative des francophones dans l'ensemble canadien. L'examen de cette question soulève au moins deux aspects importants : le premier concerne la pertinence même de poser le problème en termes d'une politique nataliste et le second a trait à l'efficacité qu'on peut attendre d'une telle politique. L'un et l'autre sont à remettre en cause. En ce qui concerne le second aspect, les revendications des femmes paraissent constituer une condition essentielle qui risque de modifier sensiblement les perspectives d'intervention.