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353.Plus d’information
RÉSUMÉParmi les politiques publiques menées en direction de l'enfant, celle des conseils municipaux d'enfants a des caractéristiques qui lui confèrent une certaine originalité dans l'évolution du rapport entre le monde de l'enfance et l'espace politique. Elle met les enfants sur la scène publique dans une allégorie du jeu politique ; simultanément, ses promoteurs dénient tout enjeu politique et défendent la mise en œuvre d'une manière noble de faire de la politique. Cette mise en scène, pour le moins paradoxale, est assez efficace dans le cas des enjeux politiques locaux, parce que l'innocence politique des enfants lui garantit, au sein des espaces politique et médiatique, une protection contre toute forme de critique publique. Mais, sous une apparence d'apolitisme, les représentations de l'enfant et du citoyen qui sous-tendent ces initiatives locales révèlent des oppositions proprement politiques, qu'elles soient partisanes ou simplement stratégiques. La place de l'enfant en tant qu'acteur dans l'espace politique local reste très limitée.
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358.Plus d’information
L'objet de cette étude est d'analyser les origines de l'idée de tolérance chez Lazare Carnot. Elles se trouvent de façon explicite dans la pensée des encyclopédistes, analysée ici à partir de l'article " Tolérance " de l'Encyclopédie de Diderot et de d'Alembert. Cette notion y émerge à trois plans différents de la connaissance, théologie, morale, et politique. Dans la seconde partie de l'étude, on confronte la conception philosophique de Carnot à ses applications pratiques : l'encyclopédiste confronté à l'homme politique, au cours d'une carrière que structure la Révolution française. Le moment privilégié retenu pour cette confrontation est la Terreur. Quand, membre du Comité de salut public de la Convention, se pose à lui et de façon aiguë le problème de la cohabitation entre radicalisme politique et tolérance. Deux notions, celle de " salut public ", et précisément celle de " tolérance " apparaissent alors au-delà des frontières de la tolérance. On montre ici que ces limites ne sont pas imposées par la situation d'urgence révolutionnaire, mais déjà pensées par les encyclopédistes des Lumières.
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359.Plus d’information
La scène politique municipale québécoise est le théâtre d'une augmentation rapide du nombre de partis politiques dans des villes de toute taille. Cet article est l'occasion de dépasser ce simple constat pour analyser les effets, sur la conquête et l'exercice du pouvoir municipal, de la présence des partis politiques municipaux. L'idée qui nous inspire veut que leur avènement s'inscrive dans un processus de « westminsterisation » de la politique municipale, c'est-à-dire une polarisation gouvernement/opposition de la scène politique municipale. Afin d'explorer cette hypothèse, les partis politiques municipaux sont analysés à partir de trois axes dégagés de la littérature sur leurs homologues nationaux, soit leur rôle d'organisation, de machine électorale, et de représentation et de gouverne. Il ressort que les partis politiques municipaux rejoignent en plusieurs points leur vis-à-vis provinciaux et fédéraux. En effet, ces organisations recrutent des candidat/e/s et visent à les faire élire. Par l'intermédiaire de leurs élu/e/s, les partis politiques municipaux participent au processus décisionnel tant dans le contenu des décisions que dans la structuration même de ce processus. Par ailleurs, ils ne sauraient être entièrement assimilés aux partis provinciaux et fédéraux, dans la mesure où ils affichent un degré de formalisation moindre qui se manifeste, par exemple, dans une discipline moins stricte de leurs troupes, un rôle plus prépondérant du chef-candidat à la mairie et une pérennité des organisations partisanes moins assurée.
Mots-clés : Partis politiques municipaux, régime de Westminster, élections municipales, Québec, municipal political parties, Westminster system, municipal elections, Quebec
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360.Plus d’information
Barack Obama a tôt pris toute la mesure du poids des indépendants dans le paysage politique contemporain aux États-Unis, et appris à composer avec cette réalité. Ce sont ces mouvements profonds inscrits dans les soubassements électoraux de la société américaine qui incitent aujourd’hui le président américain à mettre en œuvre un programme pragmatique de centre gauche.