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497.Plus d’information
Le Venezuela chaviste est aujourd'hui l'une des avant-gardes de la radicalité globale. Mais si l'on se recentre sur les bifurcations politiques des acteurs, quel type de reconfigurations identitaires trouve-t-on entre une radicalité bolivarienne tendant à intégrer une doctrine d'État et des redéfinitions incessantes de la radicalité en milieu populaire, parmi l'électorat de Chávez ? Quels processus de radicalisation s'offrent au regard du sociologue dans les quartiers populaires des barrios ? Interroger les dynamiques de radicalisation, impliquant de nouvelles « entrées » et « sorties » de la radicalité en milieu populaire, sera ainsi l'occasion de jeter un éclairage inédit sur les rapports ordinaires des « dominés » au politique.
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499.Plus d’information
RésuméOn peut dire qu'en cette fin de siècle, la démocratie paraît à la fois triomphante et inquiète. Triomphante parce qu'elle rallie, certes, la majorité des voix en sa faveur dans l'opinion; d'aucuns (Fukuyama par exemple) estiment même qu'elle marque la « fin de l'histoire ». Mais inquiète également, car son sens fait l'objet de discussions passionnées. On identifie ici, dans la littérature récente relevant de la philosophie politique, trois conceptions différentes et opposées de la démocratie. Par ailleurs, dans un deuxième temps, on cherche à montrer que le phénomène dit de la mondialisation n'est pas sans poser de sérieux problèmes à l'idéal et à la pratique démocratiques.
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500.Plus d’information
RésuméOn peut affirmer que, depuis deux siècles environ, les sciences sociales ont posé leur rapport à l'éthique d'une seule façon. Qu'elle ait seulement cherché à comprendre le monde ou qu'elle ait eu pour objectif de le transformer, la pratique de la science a toujours eu pour fondement un système de valeurs considéré comme universel. L'éthique définit alors un certain usage de la connaissance et du savoir.Les travaux de Michel Foucault ont tenté, et c'est l'hypothèse que nous voulons défendre, de redéfinir le rapport entre la politique et l'éthique. Le philosophe français n'a pas cherché un autre fondement - plus universel - à la politique. D'ailleurs, en faisant cela, il n'aurait rien changé d'essentiel à notre façon d'engager le combat politique. En fait, il montre qu'il n'y a pas à chercher de fondement éthique à la politique, mais que le travail éthique, du moins un certain travail éthique, est politique. Autrement dit, Foucault refuse de penser la politique dans les formes d'une morale, c'est-à-dire à partir d'une théorie politique donnée, d'un système de valeurs considéré comme universel, et il fait de ce refus une condition à l'action politique.