Documents repérés
-
2561.
-
2563.
-
2564.Plus d’information
Comment le cinéma québécois porte-t-il la mémoire de la Révolution tranquille ? Comment la construit-il ? L'étude des films tournés pendant les années 1960 et ceux produits par la suite et dont l'action se situe pendant cette décennie permet de répondre à cette question. Les thèmes abordés dans l'analyse sont les lieux de l'action, les liens intergénérationnels et le rattachement des personnages à une communauté, le nationalisme, l'ici et l'ailleurs, le rapport à l'art et en particulier à la musique et enfin l'usage du médium cinématographique. Si un vent de changement souffle sur le Québec des années 1960 et si les protagonistes des films sont jeunes, ce n'est pas le même changement sur lequel insistent les films des années 1960 et ceux sur ces années. Surtout, ils n'ont pas le même rapport à l'histoire et à la mémoire : les premiers veulent faire du passé table rase, et les personnages évoluent dans un présent pas nécessairement doté d'avenir, alors que les seconds situent leurs protagonistes dans une généalogie et dans un devenir.
-
2565.Plus d’information
La collection « Aux limites de la mémoire » des Publications du Québec compte 25 ouvrages de photographies anciennes, c'est-à-dire de la seconde moitié du XIXe siècle à la seconde moitié du XXe. Chacun des ouvrages retrace le passage de la société traditionnelle à la société moderne en mettant l'accent, selon les cas, sur un ou l'autre aspect de ce passage. Ce qui m'intéresse ici, c'est le récit qu'ensemble ils forment, ce qu'ils présentent du passé et sous quel mode ils le font. L'analyse se penche dans un premier temps sur les photos elles-mêmes et dans un second temps sur les commentaires qui les accompagnent. En général, les photos d'archives véhiculent de l'émotion, et celle portée par la collection est en tension entre la nostalgie et la fierté, celle du temps où tout était possible, où la modernité se mettait en marche.
-
2566.Plus d’information
Ces discussions autour du texte de Wolfgang Iser, « On Translatability », ont eu lieu en avril 1994, dans le cadre du premier Congrès sur le Discours Humaniste. Les communications de cette première réunion du Congrès ont été publiées dans le volume 4 de Surfaces (1994).
-
2567.Plus d’information
Revenant sur la démarche intellectuelle et institutionnelle qui a présidé à la création des IUFM, en France, en 1989, l’auteur l’identifie comme la mise en oeuvre d’un paradigme historique, celui du curriculum, lequel vient heurter de front un autre paradigme également historique qui préside, depuis l’avènement de la République, à la formation académique aussi bien scolaire qu’universitaire, le paradigme disciplinaire. Pour rendre compte de ces deux modèles et de l’enjeu de leur affrontement, l’auteur effectue d’abord un long retour sur l’histoire. Leur existence et leur opposition résultent d’une tension première inhérente à l’espèce humaine, à la fois individuelle et sociale. Leur mise en évidence explicite s’est faite en Occident avec l’avènement de la philosophie grecque. La soumission de la logique disciplinaire à la logique curriculaire a été effectuée par le christianisme lorsque celui-ci s’est conçu et construit comme « religion » dans l’espace latin, où la logique curriculaire était prédominante. Les deux paradigmes actuellement en présence sont issus de ce modèle archétypal chrétien, l’un (le curriculaire) par voie de sécularisation (aussi est-il dominant dans le monde anglo-saxon), l’autre (le disciplinaire) par voie de laïcisation (aussi est-il dominant dans le monde catholique et, plus précisément, français). Ce sont deux visions du rapport de la personne à la société qui s’affrontent sur un champ déterminant pour l’avenir : l’école.
-
2568.