Documents repérés
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253.Plus d’information
Le roman Alto Solo (1991) d'Antoine Volodine provoque deux questions fondamentales : « Qui suis-je ? » et « Qui es-tu ? » Ce sont des questions qui explorent la notion du soi et de l'autre en mettant en relation le lieu habité, c'est-à-dire géographique, et le lieu psychologique ainsi que celui de l'énonciation. Ce sont des questions dont les réponses font référence aux signes distinctifs entre des individus d'une société, qui, dans Alto Solo, produisent une sensation d'étrangeté, d'anonymat et d'exil de l'un par rapport à l'autre. Ces réponses prononcées ou implicites produisent une sensation d'étrangeté et d'aliénation sociale qui est renforcée par une aliénation de l'identité personnelle, celle-ci n'étant, dans la plupart des cas, qu'une identité collective.
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254.Plus d’information
Comment une personne peut-elle rester identique dans le temps malgré les changements qu’elle traverse au cours de sa vie ? L’identité personnelle, abordée dans ce mémoire comme phénomène temporel, renvoie au fait qu’une personne reste la « même » ou « soi-même » à travers le temps. Cette permanence dans le temps ne prend toutefois pas le sens de l’invariabilité ou de l’immuabilité. Une personne qui semble être la même qu’hier et dont on s’attend à ce qu’elle reste identique demain a connu et connaîtra inévitablement des transformations autant physiques, psychologiques que morales. Confronté à cette variabilité, on ne met pourtant pas en doute l’identité indéniable de tout un chacun. L’identité personnelle se phénoménalise donc comme une forme de permanence dans le changement. Si l’expérience …
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257.Plus d’information
En raison de la grande circulation des savoirs qui caractérise les sociétés contemporaines, l'exercice du métier de sociologue demande à celles et ceux qui le pratiquent une grande vigilance sur le sens et la portée de leurs affirmations, d'une part, et sur la mise au point de procédures garantissant le maintien de leur posture critique d'autre part. L'analyse des participations juvéniles en France révèle toutes les difficultés relatives à cet enchevêtrement des discours tenus par le personnel politique, l'administration et les acteurs sociaux si bien que l'on retrouve les mêmes notions d'autonomie, projet, engagement et responsabilité dans tous les ordres discursifs considérés. À partir d'une enquête en cours d'exploitation, cet article proposera une approche obviant à ces coïncidences lexicales.
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258.Plus d’information
Cet article met en évidence, à partir d'une analyse de seize récits de vie de femmes collectés dans une région française en 2002-2003, que le sens attribué par les individus à leurs parcours familiaux dépend essentiellement de leur rapport au temps. Trois rapports au temps, qui caractérisent une forme d'individuation ou de rapport de l'individu à la société, ont ainsi été observés. Le premier est placé sous le signe de la continuité et de la tradition; l'organisation familiale y relève du groupe, et l'individu n'existe qu'en référence à ce dernier. Le second, qui est partie prenante de l'organisation familiale moderne, est placé sous le signe du projet de maîtrise de l'existence; l'individu cherche à conquérir son autonomie à travers la suite de ses expériences existentielles. Le troisième, enfin, au sein duquel l'individu ne se veut plus seulement autonome mais encore littéralement autoréférentiel, conduit l'acteur social au refus de toutes les contraintes extérieures et, paradoxalement, à nier le temps, si ce n'est dans sa dimension d'immédiateté, définissant ainsi une individualité contemporaine dans tous les sens du terme.