Documents repérés
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323.Plus d’information
Cet article explore la question des rapports entre histoire et littérature entendue au sens de fiction et questionne la résistance des historiens à faire usage de la fiction comme source documentaire. Il est proposé que l'histoire n'a pas un contact privilégié avec « la réalité » mais qu'elle est un construit, qu'elle travaille sur la représentation et qu'à titre de récit obligé, elle est confrontée au problème de la fiction. Le texte tente de répondre à la question suivante: que conçoit-on être les problèmes et les résultats d'une histoire intellectuelle du Québec qui serait rédigée à partir d'un corpus fictionnel ou incluant du fictionnel?
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324.Plus d’information
Cet article analyse les spécificités discursives du récit de témoignage d'Esther Mujawayo, SurVivantes, compte tenu des circonstances de production de ce texte. Si R. Dulong a défini les caractéristiques du témoignage, reste pourtant à explorer comment la culture modèle la praxis testimoniale, grâce, entre autres, au métalangage utilisé pour arrimer le lecteur à un horizon culturel autre, à une syntaxe dont il est parfois difficile de déterminer si elle répond aux exigences du récit testimonial ou à l'expression d'une culture où l'oralité a encore une large part, ou à la variabilité d'un sujet témoignant qui peut renvoyer à maintes instances indirectement présentes ou convoquées dans le discours.
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325.Plus d’information
La réflexivité constitue une thématique à la mode, qui traduit à sa façon une évolution importante dans la façon de penser les pratiques sociales. Mais pour cette même raison, sa conception est encore instable, et les sens et usages dont elle est l'objet sont pour le moins multiples. Pour effectuer un travail de conception sur la notion de réflexivité, il faut d'abord montrer en quoi elle est objet d'une inflation normative la posant comme catégorie logique si attendue qu'une critique n'en est presque pas pensable. Or, cette aura très (trop) positive doit être dispersée pour qu'un travail théorique rigoureux puisse émerger. Le présent article propose de contribuer à une théorie de la réflexivité en décrivant l'aire de dispersion des usages de cette notion, distribués sur cinq plans logiques.
Mots-clés : réflexivité, pratiques professionnelles, sociologie, reflectivity, professional practices, sociology
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326.Plus d’information
Au fil des dernières décennies, le cinéaste montréalais Bernard Émond s'est imposé en tant que réalisateur marquant du septième art québécois par une filmographie à contrecourant des tendances dominantes, laquelle jouit d'un indéniable succès critique et d'une reconnaissance internationale. Ce texte propose de porter attention à un phénomène singulier dans l'oeuvre, à savoir une porosité générique qui a permis au réalisateur d'expérimenter différents moyens de défendre l'importance de développer une posture éthique à travers le geste de création. L'hypothèse de départ est que le cinéaste s'est détourné du documentaire au profit de la fiction parce que ce genre est celui qui permet le mieux de répondre à cette exigence éthique. C'est dans cette optique que nous pouvons interroger rétrospectivement les moyens que peut déployer un créateur pour partager un point de vue éthique par le truchement d'une oeuvre de fiction.
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327.Plus d’information
Ce mémoire porte sur le renouvellement de la notion de métaphore comme modalité d'indécidabilité. Partant de la définition qu'en donne Paul Ricoeur comme « synthèse de l'hétérogène » et Jacques Rancière comme « composition de l'hétérogène », nous montrerons qu'un déplacement de la métaphore vers sa fonction poético-philosophique et non plus rhétorique, telle qu'elle apparaît depuis Aristote, est essentiel pour comprendre comment il est possible aujourd'hui de la considérer comme façon d'appréhender le monde. Trois hypothèses sont à l'origine de cette étude. La première tient à la différence que pose Ricoeur entre le muthos du récit et celui de la métaphore qui nous a permis d'articuler l'importance de remplacer le modèle rhétorique aristotélicien. La deuxième, reprise du symptôme et de l'image dialectique chez Georges Didi-Huberman, …
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329.Plus d’information
Ce texte amorce une réflexion sur les aspects méthodologiques liés auxrecherches de nature théorique et spéculative en éducation. Plusparticulièrement, il vise à démontrer que ce type de recherche commandeune méthodologie particulière qui se résume en trois axes fondamentaux :1) l'interpréter; 2) l'argumenter; 3) le raconter. Dès le départ, une premièrecaractérisation nous amène à proposer que la recherche spéculative vise àproduire des énoncés théoriques à partir d'autres énoncés théoriques. Àl'inverse de la recherche de type terrain, elle ne travaille pas à partir dedonnées empiriques; l'écrit, le texte, constitue donc la source première deces énoncés (Van der Maren, 1995). Une seconde remarque nous permetde préciser que ce type de recherche ne consiste pas en unedémonstration menée à partir d'un « réel » observable et mesurable; ellevise plutôt à montrer, à mettre en scène, à peser le pour et le contre, à fairedes choix et à les soutenir au moyen d'une argumentation. Cette secondecaractérisation nous renvoie à la distinction bien connue de Perelman entrel'argumentatif et le démonstratif (1977). Dans le cadre argumentatif qui estle nôtre, les conclusions correspondent à des choix entre des possibles.Une troisième caractérisation a trait à la construction du « réel ». « L'auteurd'une thèse en Sciences humaines, précise Bernadette Plot, doit doncconstituer dans l'écriture son « réel » de manière à ce qu'il apparaisse le plusconvaincant possible » (1986, p. 14).Il s'agit donc de construire un « réel » vraisemblable, acceptable.Finalement, la quatrième caractérisation, plus générale, nous renvoie à ceque Judith Schlanger (1983) nomme « l'oeuvre intellectuelle ». Celle-ci,implique trois dimensions : 1) cognitive, parce qu'elle vise la connaissance;2) discursive, parce que le désir de connaître s'investit intellectuellementdans un énoncé; 3) inscrite dans une oeuvre, parce que l'inventionintellectuelle s'objective dans une construction qui peut survivre à sonauteur. Enfin, le texte établit quelques liens entre la production deconnaissances en sciences et la production artistique. À cette occasion, ensuivant les thèses de Brown (1989), nous proposons une autre manièred'utiliser et de comprendre les notions de « point de vue », de « métaphore »et « d'ironie » dans les écrits en sciences de l'éducation.