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  1. 1981.

    Article publié dans Revue d'histoire de l'Amérique française (savante, fonds Érudit)

    Volume 55, Numéro 3, 2002

    Année de diffusion : 2008

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    RÉSUMÉCette étude cherche à cerner différents éléments ayant pu influencer la décision de 37 hommes et femmes de quitter la paroisse de Saint-Martin de l'île de Ré en direction du Canada au xviie siècle. Dans la majorité des cas, les émigrants et leurs familles, de souche martinaise, sinon rhétaise, avaient baigné dans un environnement social, économique et religieux spécifique, marqué notamment par la proximité avec le port de La Rochelle. En premier lieu, la société martinaise était profondément conditionnée par la monoculture de la vigne. Même si l'exploitation était le plus souvent de taille réduite et morcelée, les surfaces cultivées étaient en général suffisantes pour en vivre, d'autant que la pratique d'un travail annexe pouvait assurer des revenus complémentaires. Les familles des émigrants n'étaient nullement miséreuses, comme le démontre l'étude des apports au mariage. Mais, dans le but d'éviter un morcellement croissant de l'exploitation à la suite d'un partage égalitaire strict en contexte de saturation du terroir, les familles mirent en place des stratégies visant à sa préservation. Cette situation pouvait engendrer le départ de certains, les émigrants s'excluant alors eux-mêmes du partage successoral. En deuxième lieu, les futurs émigrants ont pu être sensibilisés aux voyages au long cours par suite de l'activité portuaire importante de Saint-Martin. Enfin, l'influence de La Rochelle sur l'île de Ré n'était pas seulement économique, mais également idéologique. Ce bastion de la Réforme véhiculait les idées protestantes auxquelles adhéra une partie de la population martinaise, dont quelques émigrants pour la colonie.

  2. 1984.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 37, Numéro 1, 1996

    Année de diffusion : 2005

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    La ville de Québec était, au XIXe siècle, un des centres de la construction navale mondiale. Après en avoir décrit l'évolution en termes macroéconomiques, l'auteur utilise un schéma théorique fondé sur la sociologie des organisations pour comprendre l'interaction entre les forces économiques et le contexte socioculturel de ces entreprises. Cette industrie fut implantée par les immigrants écossais puis anglais et irlandais à la suite de la Conquête. Les Canadiens français y seront ouvriers ou sous-traitants ne devenant entrepreneurs qu'à la fin de l'industrie. Opposés par leur langue, leur religion et leurs valeurs industrielles, les rapports entre les patrons et les ouvriers favoriseront l'apparition d'un mode d'organisation du travail original, les métiers de masse.

  3. 1985.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 40, Numéro 3, 1999

    Année de diffusion : 2005

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    Ces dernières années, le statut de la participation aux affaires urbaines a changé. Au-delà des limites qui la caractérisent, cette participation alimente une nouvelle culture politique. C'est du moins l'hypothèse servant ici de point de départ à l'examen des audiences - et de la position des principales catégories d'acteurs - qui ont contribué à l'élaboration de la politique de consultation publique définie par la Ville de Montréal en 1988 de même que sa révision en 1995 à la suite de l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle formation politique. En acceptant de participer à la définition de la politique de consultation publique sur la scène municipale, les acteurs de la société civile, en particulier les représentants du milieu communautaire et des mouvements sociaux, se sont engagés dans une double démarche : un processus de confrontation avec les pouvoirs publics et un processus de reconnaissance de leur propre identité.

  4. 1986.

    Article publié dans Recherches sociographiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 49, Numéro 2, 2008

    Année de diffusion : 2008

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    Même si elles paraissent, au premier abord, radicalement différentes, les sociétés québécoise et israélienne présentent d'étonnantes similitudes pour ce qui concerne la place de la langue nationale dans la construction identitaire. Il en va de même pour les politiques linguistiques mises en place par les différents gouvernements israéliens et québécois, notamment vis-à-vis des immigrants récents, des minorités culturelles, de l'usage officiel de la langue et de sa défense face à l'anglais. Ces parcours parallèles sont apparus malgré que l'hébreu soit une langue renaissante, de fait l'une des rares au XXe siècle dont la présence se soit affirmée après une éclipse presque totale, et le français québécois une langue en émergence, sur le modèle de plusieurs autres langues minoritaires en Europe occidentale. Ces considérations sociolinguistiques nous ramènent au concept d'État-nation tel qu'apparu au moment de la Révolution française, et qui trouva particulièrement chez les Juifs est-européens des applications tout à fait originales qui débouchèrent, au siècle suivant, sur la montée du mouvement sioniste puis sur la fondation de l'État d'Israël.

  5. 1988.

    Bellefleur, Michel

    Travail et loisir

    Article publié dans Philosophiques (savante, fonds Érudit)

    Volume 8, Numéro 2, 1981

    Année de diffusion : 2007

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    RésuméLe but de cet article est de développer une hypothèse macrohistorique au sujet de la représentation et de la réalité du loisir qui est la suivante : aussi longtemps que l'humanité n'a disposé que d'instruments de production pré-industriels ou prétechnologiques, une représentation ou conception relativement stable du loisir a perduré à travers de nombreux siècles : son existence a été justifiée en tant que mode de vie privilégié pour les classes sociales dominantes, en parfaite dichotomie avec le travail qui était l'apanage exclusif des classes dominées. À partir du moment où la révolution industrielle va transformer les modes et les rapports sociaux de production sous la direction de la bourgeoisie comme classe dominante, les formes du loisir contemporain vont apparaître comme lieu de la consommation de la richesse réalisée par le développement prodigieux des forces productives. Ce loisir contemporain, dans un premier temps, sera un privilège de la bourgeoisie comme classe dominante et une manifestation de sa domination. Dans un deuxième temps, il deviendra accessible à des couches sociales de plus en plus larges, au sein des sociétés libérales, dans le cadre de la société « dite » de consommation, pour autant que cette consommation devienne un instrument essentiel pour le développement des intérêts de la classe bourgeoise et un rouage nécessaire à la reproduction des rapports sociaux existants.

  6. 1989.

    Article publié dans Politique et Sociétés (savante, fonds Érudit)

    Volume 17, Numéro 3, 1998

    Année de diffusion : 2008

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    RésuméCet article présente le fédéralisme de Tocqueville comme étant à la fois inhabituel et équivoque. Le fédéralisme de Tocqueville est inhabituel parce que moins inconditionnel que celui de la plupart des autres grandes figures de l'histoire de la pensée fédérale moderne, particulièrement Montesquieu, Kant et Proudhon. Il est équivoque dans la mesure où Tocqueville affirme les vertus du système fédéral tout en se refusant à le prescrire, à anticiper son apparition ou même à le considérer comme une possibilité lointaine ailleurs qu'aux États-Unis et en Suisse. L'article soutient qu'au-delà d'une saine prudence caractéristique des écrits de Tocqueville -prudence que l'on ne saurait ignorer et dont il faut tirer enseignement-, le nationalisme, l'eurocentrisme et l'impérialisme expliquent en grande partie l'incapacité de l'auteur à envisager plus sérieusement l'éventail de possibilités qu'offre les systèmes fédéraux. Au terme de l'exercice, il apparaît que le cas Tocqueville peut s'avérer très instructif pour les débats contemporains sur la citoyenneté fédérale dans des contextes de diversité culturelle.

  7. 1990.

    Desvallées, André

    En marge d'une libre lecture

    Note publié dans Rabaska (savante, fonds Érudit)

    Numéro 1, 2003

    Année de diffusion : 2010