Documents repérés
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652.Plus d’information
Le choix d'une seule langue commune, dans les relations internationales, est d'une importance qui ne se limite pas seulement à résoudre les problèmes de communication. Il suppose aussi le choix d'un territoire expressif, où aura lieu une dispute plus profonde d'un ordre culturel plus vaste, dont la dimension juridique comprend le débat, en fonction du sens véhiculé par les mots. La domination d'une seule langue, dans les relations internationales, cache des intentions et des effets politiques et économiques qui se répercutent sur la vie d'un pays, sur sa culture juridique, par conséquent. Il ne s'agit pas de nier l'utilité de l'adoption d'une langue commune, mais de défendre la légitimité à la recherche d'une société globale et d'accepter le pluralisme linguistique avec ses cultures juridiques nationales.
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654.Plus d’information
Les prêtres et religieux s'intéressent de longue date à la chanson populaire, autant comme « ponton de sauvetage » et « bain d'énergie patriotique » que comme forme d'expression à perfectionner, à réhabiliter et à consacrer. Quel est l'apport du clergé au répertoire canadien ? L'ensemble de leurs efforts a-t-il diminué ou augmenté le rayonnement de la chanson traditionnelle dans la culture populaire ? Y a-t-il une continuité entre les premiers chansonniers d'écoles et de collèges, souvent compilés par des membres du clergé, les « améliorations » des abbés Burque et Gadbois et les sélections se voulant plus scientifiques publiées par Anselme Chiasson et Germain Lemieux ?
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655.Plus d’information
Le diorama de la rue Sanson à Paris (1822-1839) créait son image composite en faisant tourner le public entre deux tableaux peints des deux côtés et éclairés par une lumière colorée dont la manipulation produisait un effet d'animation. Ce que j'appelle « l'effet diorama » est la façon dont le diorama utilisait la réflexion et la projection (au sens propre et au sens figuré) afin de créer l'illusion de lieux et de personnages connus du public tout en dissolvant ces références, comme si elles s'étaient volatilisées. Le diorama de 1825, l'exemple dans cet essai, présentait une vue de Paris, avec son nouveau gazomètre, réalisée par Charles-Marie Bouton ainsi que l'image d'une colonnade disparaissant dans l'atmosphère, par Louis Daguerre. Afin de comprendre la façon dont ces tableaux ont participé aux débats contemporains au sujet du l'éclairage au gaz, chacun est interprété par rapport aux récits de l'époque et notamment aux notices explicatives du diorama et au conte populaire d'Aladin ou la Lampe merveilleuse, mais aussi aux débats publics où le réverbère fonctionne comme symbole politique d'insurrection ou, à l'inverse, comme symbole romantique de l'exotisme.