Documents repérés
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144.Plus d’information
Cette recherche est née de mon intérêt pour le rapprochement entre la bande dessinée et le cinéma. Alors que la majorité des films ne fait qu'emprunter des personnages et des histoires à la bande dessinée, laissant de côté les caractéristiques, les possibilités narratives du médium, je me suis demandé à quoi ressemblerait un film intéressé par les outils de la bande dessinée? À quoi ressemblerait une bande de ciné? Le premier chapitre se penche sur la bande dessinée. Qu'est-ce qu'une bande dessinée? Quelle est sa place, sa perception dans la société contemporaine? Quels sont les outils dont elle dispose pour raconter une histoire? Le deuxième chapitre parle du cinéma et de sa tendance à vouloir assimiler les autres arts ; il est question aussi de …
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145.Plus d’information
Lorsqu'Albéric Bourgeois commence à travailler pour La Presse en 1905, il reprend d'abord le modèle d'une bande légendée que Joseph Charlebois (1872-1935) réalise depuis 1904 pour le compte du journal et qui met en scène le Père Ladébauche. Bourgeois s'empare du personnage par la suite. En plus de figurer dans ses chroniques satiriques illustrées et ses caricatures éditoriales, Ladébauche est le protagoniste de six bandes dessinées méconnues, produites entre 1914 et 1920, dont il sera question dans cet article. L'analyse permet de voir les changements stylistiques et thématiques apportés par l'artiste dans ces nouvelles planches par rapport à celles produites en 1905 ainsi que les transformations subies par le personnage. Quelques exemples de sa chronique satirique « En Roulant ma Boule » seront aussi examinés. En démontrant que les stratégies narratives et les codes de la bande dessinée sont repris et véhiculés dans sa chronique et en pointant le caractère narratif et séquentiel des images ainsi que leur relation avec le texte, on peut inscrire la chronique dans une définition élargie de la bande dessinée (McCloud, [1993] 2007; Peeters, 2003).
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149.Plus d’information
Cet article propose une analyse de Chroniques du Centre-Sud de Richard Suicide, un album qui s'inscrit dans une mouvance récente de la bande dessinée québécoise contemporaine, soit la représentation d'un imaginaire de quartier. L'examen de la trajectoire du bédéiste permet d'abord de voir en quoi Montréal et, plus précisément, le quartier Centre-Sud constituent l'un des points névralgiques de son oeuvre. Une lecture plus approfondie de Chroniques du Centre-Sud met par la suite en lumière les stratégies narratives et graphiques adoptées par le bédéiste pour raconter le quartier montréalais. Cette analyse s'appuie notamment sur les réflexions de Jean-Didier Urbain à propos de la spatialité et des actes de discours qui en découlent ainsi que sur les notions de carte et de parcours, telles que conçues par Michel de Certeau. L'article s'attache donc à cerner l'imaginaire de quartier véhiculé par Richard Suicide, tant sur le plan spatial que sur celui des affects.