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291.Plus d’information
Cet article s'intéresse à la manière dont Cheikh Ba, géographe africain, a redéfini la frontière tracée par la géographie africaniste de Paul Pélissier, son maître. Il analyse les contenus de leurs thèses, bibliographies, appels de références et correspondances afin de circonscrire leur champ épistémique. Il s'agit de caractériser la circulation des savoirs et d'analyser leur rapport différencié aux systèmes politiques colonial et postcolonial et à la discipline géographique. Les résultats montrent que Paul Pélissier et Cheikh Ba ont respectivement investi, environ un demi-siècle durant, de 1951 à 2000, les deux grands objets de la géographie rurale au Sénégal : l'agriculture et l'élevage. Même si on observe une identité problématique et thématique partagée par ces deux chercheurs, leurs approches diffèrent. La géographie politique, la géopolitique et la prise en compte de l'ensemble des échelles et temporalités ont constitué les marques de renouveau portées par Cheikh Ba comme empreinte proprement africaine à sa démarche.
Mots-clés : Sénégal, géographie africaniste, géographie africaine, État, développement, agriculture, élevage, approche terroirs, approche sociale, Senegal, Africanist geography, African geography, State, development, agriculture, breeding, terroirs approach, social approach, Senegal, geografía africanista, geografía africana, Estado, desarrollo, agricultura, ganadería, enfoque terruño, enfoque social
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292.Plus d’information
Les espaces périurbains des grandes villes africaines font face aux mutations des systèmes agraires. Ils sont intégrés à l'économie de marché grâce à une production orientée vers la demande urbaine. La périphérie rurale de la métropole dakaroise est au coeur des dynamiques d'investissement par les agro-industries. L'article analyse les logiques d'implantation des entreprises agro-industrielles, les stratégies spatiales développées ainsi que leurs effets sur les communautés et l'environnement. L'analyse postule l'hypothèse de l'émergence d'un système de production agro-industriel porté par des acteurs de divers profils. Ces derniers s'inscrivent dans une logique capitaliste d'exploitation agricole, bouleversant l'organisation socioéconomique des populations locales ainsi que leurs rapports à l'espace. L'analyse s'appuie sur des données qualitatives recueillies en 2015 et 2017 auprès des entreprises agro-industriels et des populations de la zone. Les agro-industries, de profils variés, développent des stratégies territoriales inscrites dans une dynamique de production mondiale plus ou moins intégrée à la demande locale métropolitaine.
Mots-clés : Agro-industries, périphéries rurales métropolitaines, mutations foncières, territoire, Agro-industries, metropolitan rural peripheries, land mutations, territory, Agroindustriales, periferias rurales metropolitanas, transformaciones de bienes-raíces, territorio
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293.Plus d’information
Des mécanismes de surveillance multilatérale des politiques économiques ont été mis en place dans la zone franc après l'ajustement monétaire de 1994. Cet article propose non seulement une lecture des fondements théoriques et des enjeux de cette expérience, mais aussi une évaluation des critères de convergence fixés et surtout de la convergence réelle des économies.
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294.Plus d’information
La sécheresse observée depuis plus d'une vingtaine d'années dans les pays sahéliens se fait également ressentir plus au sud dans des régions d'Afrique aux climats plus humides. Cette baisse de la pluviométrie et la diminution des apports en eau de surface qu'elle entraîne y sont de nature à pénaliser les différents projets de développements liés à l'eau. Le programme ICCARE mené par l'ORSTOM a pour objet l'identification et les conséquences de cette variabilité climatique dans l'ensemble de la zone non sahélienne d'Afrique de l'Ouest et Centrale, en s'appuyant sur les données de deux cents postes pluviométriques et sur un ensemble de méthodes alliant représentations cartographiques et procédures statistiques de détection de ruptures dans les séries chronologiques, univariées et multivariées. La simple étude des séries chronologiques de hauteurs précipitées annuelles fait apparaître une nette et brutale fluctuation du régime pluviométrique dans toute la région considérée, à la fin des années 1960 et au début des années 1970. D'une manière générale, il apparaît que ce sont les zones à régime pluviométrique extrême qui ont subi les modifications les plus importantes : les plus arrosées (de la Guinée à la Côte d'Ivoire) et les plus arides (la bordure sahélienne au nord de la zone étudiée). Entre les deux, le phénomène est d'intensité plus nuancée. Les différentes procédures statistiques appliquées aux séries de hauteurs annuelles précipitées soulignent l'existence d'une rupture survenue à la fin des années 1960 ou au début des années 1970, et donc en phase avec ce qui a été observé et étudié au Sahel. D'autres variables permettant une caractérisation plus "qualitative" du phénomène ont également été étudiées. Elles apportent un complément d'information quant aux manifestations de cette variabilité pluviométrique et montrent que la variabilité climatique se traduit à différents niveaux (durée des saisons des pluies, quantités précipitées hors saisons des pluies, etc.). L'examen des séries chronologiques depuis l'origine des stations a permis de resituer l'événement observé dans une perspective historique faite d'alternances de périodes sèches et de périodes humides. Le phénomène observé à la fin des années 1960 et au début des années 1970 apparaît, cependant comme le plus significatif du point de vue statistique. Si les causes premières d'apparition du phénomène sont, à l'heure actuelle, encore insuffisamment expliquées, et ce même si certaines activités humaines y ont, sans aucun doute, contribué, cette baisse de la pluviométrie a, bien entendu, des conséquences importantes sur la disponibilité des ressources en eau dans ces régions. Si la carence pure et simple n'est pas à craindre dans ces régions où les quantités précipitées restent importantes dans l'absolu, les effets de cette variabilité climatique peuvent, malgré tout, se révéler désastreux, en ce sens qu'ils modifient les données d'un équilibre déjà souvent mis à mal par ailleurs (pression anthropique et déforestation par exemple).
Mots-clés : Afrique de l'Ouest et Centrale, Pluviométrie, Variabilité climatique, Sécheresse, Séries chronologiques, Détection de ruptures, Western and Central Africa, Rainfall, Climate variability, Drought, Time series, Break detection
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295.Plus d’information
Cet article propose d'analyser les caractéristiques et les modalités de l'internationalisation des entreprises sénégalaises en vue d'en faire ressortir les spécificités. Sur la base d'une recherche qualitative constituée de treize cas d'entreprises sénégalaises internationalisées, les résultats permettent tout d'abord de proposer une catégorisation originale des entreprises sénégalaises internationalisées. Ils questionnent également le principe de chaîne d'établissement et la supposée prédominance de l'exportation comme modalité de déploiement des entreprises africaines. La recherche démontre aussi la présence des différentes logiques d'internationalisation. Au final, les spécificités mises en lumière par notre recherche appellent à une relecture contextualisée du processus d'internationalisation des entreprises sénégalaises.
Mots-clés : Contingency relationships perspective, Internationalisation, International New Ventures, Sénégal, Théorie des ressources, Contingency relationships perspective, Internationalization, International New Ventures, Senegal, Theory of ressources, Perspectiva de relaciones de contingencia, Internacionalización, Nuevas Empresas Internacionales, Senegal, Teoría de recursos
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296.Plus d’information
En examinant le cas de la ville d'Ibadan, au sud-ouest du Nigéria, à l'époque coloniale tardive (1947-1957), l'auteure se concentre sur l'analyse des mobilisations collectives féminines, angle d'attaque privilégié pour saisir la manière dont les femmes s'organisent afin de négocier une autonomie majeure dans le champ à la fois socioéconomique et politique. L'auteure prête attention particulièrement à la complexité de ces négociations quand ces dernières impliquent une remise en cause des assignations de genre propres à cette époque étudiée et, notamment, d'une féminité conçue autour des fonctions sociales de gardiennes du foyer, de mères et d'épouses. Les stratégies d'action et les discours déployés par les femmes sont analysés en montrant les domaines où elles ont réussi à endiguer leurs difficultés et à atteindre la visibilité recherchée, mais aussi ceux où elles ont dû se résoudre à accepter des logiques sociales encore trop enracinées pour être bouleversées.
Mots-clés : mobilisations féminines, organisations féminines, mouvements collectifs, Nigéria (Afrique), éducation, politique
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