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352.Plus d’information
En 2020 au Québec, la pandémie de la COVID-19 a entrainé l’annulation de nombreux événements musicaux. Outre les concerts, ce sont aussi les soirées de jam qui ont dû s’arrêter. Celles-ci rassemblent habituellement des amateurs de musique pour des séances d’improvisation collective cadrées par des règles (dites et non-dites) qui varient selon les lieux, les participants et les genres de musique. Cet article porte plus spécifiquement sur une communauté de producteurs et d’amateurs de musiques électroniques qui ont choisi de transposer dans l’environnement numérique l’événement de jam qu’ils organisaient dans des lieux physiques auparavant. Notre recherche vise à comprendre ce que la transposition numérique fait à la création collective et par quels dispositifs techniques celle-ci se matérialise. Face aux contraintes et limites tant techniques qu’organisationnelles, la raison d’être du jam évolue, passant de la musique jouée ensemble dans un même moment à la musique produite et composée collectivement. Ainsi, notre recherche montre que la volonté de développer un projet temporaire collectif commun encourage les participants à négocier avec le format de l’événement.
Mots-clés : jam, improvisation, collaboration, transformation numérique, COVID-19, jam, improvisation, collaboration, digital transformation, COVID-19
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353.Plus d’information
Ce texte présente le projet et le cheminement artistique du Quatuor Molinari tel qu'animé par sa fondatrice, la violoniste Olga Ranzenhofer, qui est aussi la directrice artistique de l'ensemble. L'auteure raconte ses rencontres marquantes avec deux grands artistes canadiens, Guido Molinari et R. Murray Schafer, qui ont marqué le parcours du quatuor et inspiré ses musiciens à explorer l'art d'aujourd'hui et à créer des rapprochements avec le public. Elle y décrit et explique les événements Le Quatuor selon… ainsi que les Dialogues, qui ont permis aux musiciens et au public l'exploration du répertoire des xxe et xxie siècles pour quatuor à cordes par la présentation de cycles complets de quatuors d'importants compositeurs d'aujourd'hui. C'est avec passion qu'Olga Ranzenhofer décrit le long et exaltant cheminement du travail de musicien de quatuor, du choix du répertoire au concert, en passant par les nombreuses heures de travail et l'enregistrement d'un cd.
Mots-clés : Quatuor Molinari, quatuor à cordes, Guido Molinari, R. Murray Schafer, musique contemporaine, Molinari Quartet, String Quartet, Guido Molinari, R. Murray Schafer, contemporary music
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356.Plus d’information
Dans un plaidoyer lyrique et vibrant, le compositeur Michel Gonneville suggère à Lise Bissonnette de plonger dans l'audition attentive et active de la musique contemporaine. Il rappelle que les stratégies créatrices et les stratégies perceptives ne se rencontrent pas nécessairement. Il se refuse à condamner l'idéologie de la rupture, qui a parfois été à l'origine d'expériences exaltantes, et soutient que la production du Beau reste la motivation profonde des « artistes de la rupture ». Il invite les auditeurs à écouter leur siècle.
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359.Plus d’information
Dans les années 1950 et 1960, décennies cruciales dans l'histoire de la musique contemporaine, plusieurs compositeurs canadiens ont participé aux célèbres cours d'été de musique contemporaine à Darmstadt en Allemagne (les Internationale Ferienkurse für Neue Musik), dont Barbara Pentland, Gilles Tremblay, Norma Beecroft, Bruce Mather et Pierre Mercure. Les conférences, concerts, discussions et rencontres informelles auront un impact significatif sur leurs carrières et parcours respectifs. Le Suédois d'origine Bengt Hambraeus y assiste par exemple à la montée du sérialisme intégral et y côtoie Maderna et Nono. Pentland y découvre la musique de Webern tandis que Beecroft, Tremblay et Mather y entendent des oeuvres et conférences marquantes de Boulez et de Stockhausen. Des oeuvres de Hambraeus, Beecroft et Tremblay y sont jouées. Quant à Mercure, il assiste à Darmstadt aux cours d'analyse de Pierre Boulez, compose sa toute dernière oeuvre (basée sur l'improvisation) et prépare la création de la future Société de musique contemporaine du Québec.
Mots-clés : Darmstadt, Canada, compositeurs, musique contemporaine, histoire, Darmstadt, Canada, composers, contemporary music, history
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360.Plus d’information
Dans un article consacré à l'impact bien connu du gamelan sur le langage musical de Claude Debussy, Nicholas Cook propose une interprétation de l'oeuvre du compositeur français qui navigue entre une perspective qui prétend que le gamelan a eu une valeur de « confirmation » de principes déjà acquis et, à l'opposé, une autre qui ne considère les innovations de Debussy que comme de douteuses imitations superficielles d'une culture musicale étrangère. Le présent article est conçu dans la prolongation de l'article de Cook mais orienté vers l'inspiration de la musique javanaise dont témoigne l'oeuvre Oralléluiants (1975) de Gilles Tremblay (1932-2017), et tente, à l'instar de celui de Cook, d'aller au-delà d'une opposition entre un pastiche stylistique passablement orientaliste et une approche plus profonde d'« assimilation stylistique » dans la musique du compositeur québécois. L'article propose la notion de « filtre cognitif » pour comprendre la façon dont le gamelan a exercé une influence sur le compositeur sans qu'il ait pour autant affecté d'autres compositeurs de la même façon. Le terme « filtre cognitif » désigne ici toute schématisation de la musique que l'observateur doit à sa formation, son métier, son acculturation, la singularité de sa vie intérieure, etc., et qui représente et ordonne les données de la perception sensorielle permettant ainsi l'appréhension d'une musique jusqu'alors inconnue.
Mots-clés : Gilles Tremblay, gamelan, compositeurs québécois, interculturalisme, musique contemporaine, Gilles Tremblay, gamelan, Quebec composers, interculturalism, contemporary music