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481.Plus d’information
Cet article retrace l'histoire d'une industrie musicale prolifique, mais culturellement négligée et marginalisée – celle de la library music ou musique d'illustration – dans les années 1960 et 1970. Elle interroge ses modes de production, de médiation et de circulation, examinant différents aspects et moments de créativité partagée ou relayée. Il s'agit de mettre en évidence un réseau de médiateurs, de supports, d'infrastructures, de compositeurs et de musiciens restés anonymes et invisibles. La librairie musicale pourrait être considérée comme une incarnation spécifique, mais historiquement dévalorisée, de la musique populaire – une forme que l'on pourrait qualifier de musique parallèle ou « paramusique ». Cet article se propose non seulement d'en restituer le mode de fonctionnement méconnu, mais aussi de repenser les interrelations unissant créativité, expérimentation et standardisation, originalité et emprunt, art et commerce – plus largement, il s'agit aussi de reconsidérer l'influence de ces catégories sur la formation des objets d'étude et canons de la musique populaire.
Mots-clés : film, phonographie, remédiation, télévision, film, library music, phonography, remediation, television
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484.Plus d’information
De récents travaux consacrés à la saga Star Wars soulignent la contrepartie problématique du perfectionnement sonore : la pléthore des effets sonores ferait passer la musique au second plan voire la rendrait inaudible – en particulier dans ce second épisode. Le compositeur et le concepteur sonore eux-mêmes évoquent dans leurs entretiens une rivalité constante. Notre article propose ainsi d'interroger dans quelle mesure et selon quelles modalités les interactions entre musique et bruitages parviennent à dépasser une simple alliance conflictuelle. Il s'agira aussi de dégager les significations dont elles sont porteuses au regard des images et du dialogue. La fluctuation de la primauté des effets sonores ou de la musique n'est en effet pas anodine, tant sur le plan dramatique que narratif. En outre, on peut observer une musicalisation des bruitages qui, loin d'assumer une simple fonction illustrative ou d'« effet de réel », sont véritablement donnés à entendre pour eux-mêmes.
Mots-clés : effets sonores, musicalisation, musique de film, Star Wars, John Williams, film music, musicalization, sound effects, Star Wars, John Williams
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485.Plus d’information
À partir de réflexions sur les perceptions et les capacités sensorielles et musicales du très jeune enfant, nous souhaitons souligner l'importance de la relation aux sons dans son développement et ce que cela implique dans la conception et la réalisation d'un projet artistique jeune public. Partant des perceptions auditives du nourrisson, du rôle d'enveloppe et d'espace transitionnel que joue le sonore dans la vie du tout-petit et de ses capacités musicales précoces, nous posons la question de la place du son et de la musique dans l'évolution de l'être humain.Puis, à travers le projet de création « Tigouli », nous proposons une façon d'accompagner le tout-petit sur le chemin de la création artistique, en tenant compte de la sensibilité « primaire » qui lui est propre, et en utilisant le langage musical d'un compositeur d'aujourd'hui.
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486.Plus d’information
Dans les années 1980, après ses études auprès de Gilles Tremblay, Isabelle Panneton fait la rencontre de Philippe Boesmans lors d'un passage du compositeur belge à Montréal. Impressionnée par sa musique, elle se rendra en Belgique pour y suivre des leçons de composition avec lui de 1984 à 1987. Cette période sera déterminante pour la compositrice, ouvrant toute grande la porte à l'émergence de sa personnalité musicale. Ce texte retrace les moments forts du passage d'Isabelle Panneton chez le compositeur belge et met en lumière les liens qui les unissent, en guise de prélude à l'analyse de son trio Les îles pour violon, violoncelle et piano.
Mots-clés : Isabelle Panneton, Philippe Boesmans, musique de chambre, développement motivique, Belgique
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489.Plus d’information
Une des caractéristiques fondamentales de la musique populaire demeure la réutilisation constante du matériel musical en provenance d'une multitude de styles et de courants (remix, adaptation, échantillonnage, etc.). Cette pratique nommée la transphonographie provient de l'intertextualité, un concept élaboré par le littéraire Gérard Genette et adapté à la musique populaire par le musicologue Serge Lacasse. Dans ce texte, l'auteur emploiera la transphonographie pour relever les différentes transformations musicales et thématiques survenant dans la chanson « Summer Night City » de ABBA, lorsque celle-ci est reprise par le groupe de gothique metal symphonique Therion. En plus des éléments musicaux propres à la musique d'ABBA modifiés pour correspondre à l'esthétique de Therion, ces transformations induisent aussi un changement dans la signification même de la chanson.