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Du 24 au 26 août 2011, sans discontinuer, les eaux de la mer sont montées à des hauteurs supérieures à 2 m causant dégâts matériels et déplacement des populations dans le quartier littoral de Gonzagueville à Abidjan. La presse ivoirienne relèvera le caractère exclusif de ces événements. Or, ils sont liés aux changements environnementaux globaux qui exercent une pression supplémentaire sur la zone côtière des villes portuaires telles Abidjan. L'organisation socio-spatiale de la ville d'Abidjan met en évidence la vulnérabilité des populations pauvres de Gonzagueville qui occupent les parties littorales et se trouvent en première ligne au moment de marées hautes. Toutefois, leur capacité de réaction permet de trouver des solutions locales au phénomène subi. En vue de comprendre ce processus, des enquêtes informelles ont été menées auprès des sinistrés de la marée haute de Gonzagueville couplées d'une observation et d'une revue de la presse locale. À ce titre, le processus de résilience des victimes de Gonzagueville se décline en plusieurs phases suivies de l'expression de la générosité des autorités à leur égard. La spontanéité de cette forme de résilience conduit à une exposition récurrente au risque et se trouve aujourd'hui peu efficace face aux incertitudes dans l'évaluation des risques liés aux changements environnementaux. À cet effet, l'article propose plutôt la résilience préventive consistant en des mesures pour prévenir les risques encourus par les populations abidjanaises.
Mots-clés : montée des eaux de la mer, littoral, résilience locale, Gonzagueville, Côte d'Ivoire, sea level rise, coast, local resilience, Gonzagueville, Côte d'Ivoire
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