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183.Plus d’information
RésuméÀ l'encontre de la thèse de l'influence abusive de l'abbé Henri-Raymond Casgrain sur Laure Conan, il s'avère que l'instance d'énonciation d'Angéline de Montbrun pratiquait déjà spontanément une écriture orientée vers la valorisation de l'histoire. En se fondant sur une analyse sémiotique de la narration et de renonciation des romans historiques de la première romancière du Québec, le présent article propose l'hypothèse suivante : un roman argumente en vue de l'attribution (par le lecteur) d'une valeur ajoutée au fait de raconter (par écrit). La stratégie enonciative consiste à appeler la valorisation de l'histoire — liée à l'écriture — au moyen de la mise en oeuvre d'une interaction verbale fictive. L'article en arrive à la conclusion que si, comme le prétend l'idéologie libérale depuis I960, ces romans historiques relèvent de notre préhistoire, c'est parce qu'ils faisaient une équation d'identité entre littérarité et historicité. De la littérature comme constitution du « patrimoine sacré de la langue française » à celle qui se fait moderne en faisant le pari d'un « pays à inventer » d'abord dans les mots, il y aurait simplement prise de conscience de ce que l'histoire est à faire — et affaire d'écriture. Rien ne servirait d'essayer, en retour, d'établir une équation d'identité entre historicité et littérarité.
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184.Plus d’information
RésuméDepuis 1980, on a pu recenser au Québec la publication de plus de deux cents récits, c'est-à-dire d'ouvrages qui portent de façon explicite l'indication générique « récit » sur leur page couverture. L'article propose de retracer les traits constitutifs de cet ensemble (la poétique du récit contemporain), dont le processus d'autonomisation amorcé dès le milieu des années soixante aboutirait vers les années quatre-vingt à une conscience générique plus nette. Capable de recouvrir autobiographie et fiction, formes brèves et longues, poésie et narrativité, le récit semble marqué par l'hybridité et les préoccupations de la littérature contemporaine. À cela s'ajoute toutefois un parcours historique qui dégage un pacte de lecture et un rapport à la subjectivité faisant du récit un genre, depuis longtemps lié à l'expression de soi et à la quête existentielle. N'ayant jamais constitué un ensemble générique « fort », l'état présent du récit apparaît sans doute provisoire. L'examen mené ici conduit tout de même à le soustraire de la stricte série des fictions narratives.
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185.Plus d’information
Dans Trois ans avec Derrida, le biographe Benoît Peeters notait que le séminaire de Jacques Derrida était construit « comme un feuilleton théorique qui, par-delà les longueurs et les passages à vide, entretient une sorte de suspense et ménage de réelles surprises d'une séance à l'autre » (Peeters, 2010). Peut-on vraiment rapprocher un séminaire d'une forme romanesque comme le récit différé ? Voilà la question qui nous occupe dans cet article, et nous l'abordons dans une perspective double : à la fois historique et formelle. Nous nous interrogerons ainsi sur ce qu'est un séminaire et comment, dans le cas particulier du séminaire derridien, il fait oeuvre. Le tout nous mène à une réflexion sur l'idée de « pensée différée » à partir du concept central de différance dans l'enseignement derridien.
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186.Plus d’information
Alors que l’interlocutrice à qui s’adresse l’épistolière mise en scène dans un roman épistolaire monophonique de Mlle Poulain de Nogent peut sembler absente par son silence, elle constitue au contraire un élément central du circuit intime qui se déploie dans cette structure romanesque. Les questions, les reproches, les recommandations, les félicitations et les bons vœux qu’adresse la narratrice à sa confidente en donnent une image tantôt de guide, tantôt de juge, mais toujours d’amie intéressée. La présente étude se propose d’étudier comment la présence de l’interlocutrice absente se manifeste à travers les renvois indirects que consigne le discours de réaction que tient la narratrice et de déterminer comment se tisse une relation affective et se construit une rhétorique amicale à travers une seule voix.
Mots-clés : roman épistolaire, Mlle Poulain de Nogent, écriture des femmes, amitié, monophonie
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187.Plus d’information
Mikhaïl Bakthine, le grand théoricien russe du roman, n'eut pas la possibilité - pour des raisons conjoncturelles - d'analyser en profondeur l'œuvre de Marcel Proust. Dans cet article, rédigé pour le colloque « Bakhtine / Proust, regards croisés », organisé par Tatiana Victoroff et Luc Fraisse à l'Institut Gorki de Moscou (octobre 2019), il est question de ce manquement et de ses répercussions sur l'histoire de la littérature, notamment sur l'évolution des genres littéraires entre le roman polyphonique de Dostoïevski et l'intertexte, genre post-romanesque dont le développement implique la reconnaissance de À la recherche du temps perdu en tant que genre narratif intermédiaire, l'autofiction.
Mots-clés : Bakhtine, Proust, Dostoïevski, Luc Fraisse, Tatiana Victoroff, Gorki, intertexte, autofiction, Bakhtine, Proust, Dostoïevski, Luc Fraisse, Tatiana Victoroff, Gorki, intertexte, autofiction
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188.Plus d’information
L'affirmation du roman anglais moderne au cours de la seconde moitié du XVIII e siècle fait l'objet de cette étude. À la question décisive de savoir comment s'autorise et se légitime la nouvelle sorte d'écrit que l'on appelle aujourd'hui « roman », il semble que la conversation, dont les formes sont à l'étude, fournisse un élément de réponse. Une lecture de TomJones,de Henry Fielding, et de Tristram Shandy,de Laurence Sterne, montre précisément en quoi le roman se pose comme une forme « civique » de conversation.
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