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Écritures du corps. De Descartes à Laclos.
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23.Plus d’information
RésuméEntre 1989 et 1993, Jean Marcel a publié le Triptyque des temps perdus, traversé par des tensions génériques et chronologiques. Après avoir désigné le Triptyque comme un roman biographique historique, les auteurs examinent la relation paradoxale entre l'écriture d'un passé lointain et crépusculaire et la dimension moderne de l'oeuvre de Jean Marcel. À travers les figures antiques d'Hypatie, de Jérôme et de Sidoine, Marcel parle de l'époque moderne et de sa tension entre le périssable et l'immuable. Il prend ensuite comme point de départ certains questionnements de la modernité pour renouveler plusieurs aspects formels du genre réputé désuet du roman biographique historique. Le Triptyque rejoint ainsi, du point de vue de l'écriture, les préoccupations littéraires des fictions contemporaines à incidence biographique.
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27.Plus d’information
La présente recherche vise à observer les témoignages antiques pouvant être rapprochés de la pratique moderne des carnets, et particulièrement les Pensées de Marc Aurèle, dans leur rapport aux notes (hypomnemata / commentarii), aux comptes rendus philosophiques découlant de la meditatio et aux lettres. La comparaison avec les processus à l'oeuvre dans la correspondance de Marc Aurèle avec Fronton permet de saisir tous les refus sociaux et culturels qu'implique le choix d'écrire les Pensées.
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28.Plus d’information
Si l'on examine la réception faite des romans et récits des écrivaines françaises de l'entre-deux-guerres (1919-1939) dans les années mêmes de leur publication, une réaction est récurrente : les lecteurs et critiques contemporains (hommes et femmes confondus) trouvent que les femmes publient beaucoup de récits autobiographiques. Cette production est-elle un creuset de l'expression de l'intime ? Si le substrat existentiel est très présent dans les écritures de femmes, l'écriture de soi se pratique-t-elle à visage découvert ? Nous nous interrogeons sur les diverses configurations de l'intime que dessinent les textes de Mireille Havet et de Catherine Pozzi, récits autobiographiques et journaux personnels. Les récits Carnaval (Havet) et Agnès (Pozzi) s'inscrivent dans un horizon d'attente qui correspond à l'air du temps et mettent en place des stratégies de filtrage de l'intime. Dans leurs journaux, les auteures tentent de construire, plus que des images de soi, une relation à soi. La différence du traitement de l'intime dans les récits et les journaux influence la réception qu'en fait le lecteur et joue un rôle dans le degré d'obsolescence du texte.
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29.Plus d’information
RésuméCet article a pour objet la dynamique générique mise en place par Hubert Aquin dans son roman Neige noire. Notre lecture vise à mettre en évidence le modèle d'hybridation générique adopté par Aquin dans son dernier récit, où il articule d'une manière singulière les genres du scénario et du roman. Nous y démontrons que le mélange des genres scénarique et romanesque répond à une conception cinétique de l'intergénéricité, où les identités génériques ne s'avèrent jamais fixées d'une manière définitive.
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30.Plus d’information
RésuméL'auteure exploré ici une facette peu connue de l'oeuvre de Jacques Ferron, soit son activité en tant qu'épistolier. Pofygraphe, Ferron fut aussi un homme de lettres, au sens le plus littéral de l'expression. À la lumière des correspondances privées récemment publiées échangées avec le psychanalyste Julien Bigras et le journaliste torontois John Grube, Ginette Michaud montre comment ces lettres se présentent souvent comme un véritable laboratoire d'écriture pour l'écrivain, entrelaçant de manière complexe des fragments de roman familial où se croisent, entre autres sujets, la famille, la nation et la folie.