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412.Plus d’information
Voyager pour l’inconnu, dans des conditions pour le moins suicidaires se révèle-t-il être la solution idoine pour une jeunesse en proie à des pesanteurs telles que la pauvreté, le chômage et l’oppression politique ? La présente contribution revisite la vision du monde de Tahar Ben Jelloun sur cette question dans son roman Partir. S’appuyant sur l’approche sociocritique d’Edmond Cros, elle montre l’urgence pour la politique de repenser la gouvernance africaine en vue d’impulser une dynamique de développement endogène qui place le bonheur des jeunes au centre des préoccupations étatiques.
Mots-clés : Rêve migratoire, Ben Jelloun Tahar, Désenchantement, Jeunesse, Ben Jelloun Tahar
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413.Plus d’information
L'autrice examine l'héritage littéraire convoqué dans le roman Angéline de Montbrun à travers le prisme des études sur l'œuvre de Charlotte Brontë. Cette perspective lui permet de reconsidérer l'étiquette de pionnière attribuée à Laure Conan en raffinant encore le système de référence et en isolant des éléments véritablement structurants de cet héritage pour ainsi relever des enjeux particuliers à la pratique de l'écriture des femmes. La critique conanienne s'est beaucoup intéressée à l'intertextualité d'Angéline de Montbrun, mais l'héritage anglais n'a pas encore été examiné en détail. L'utilisation des études brontiennes permet, entre autres, de relever le potentiel métadiscursif de certains éléments du récit à l'égard des conditions d'écriture des femmes, notamment par des structures et des stratégies narratives issues du gothique de Barbe bleue (Bluebeard Gothic). Ce concept montre comment, dans des œuvres écrites par des femmes au xixe siècle, des éléments gothiques sont couplés à des références au conte de Charles Perrault et permet d'ouvrir la question du legs dans l'œuvre de Laure Conan.
Mots-clés : Angéline de Montbrun, écriture des femmes, Charlotte Brontë, Laure Conan, Jane Eyre
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414.Plus d’information
À la base de cette réflexion, une hypothèse : certains romans de Tierno Monénembo semblent se caractériser par la mise en scène des personnages qui échouent devant l’adversité. Qu’il s’agisse de l’échec absurde et cuisant de l’intellectuel Diouldé à son retour définitif au pays natal après ses années d’études en Hongrie dans Les Crapauds-Brousse (1979), du rêve héroïque avorté de Sanderval dans Le Roi de Kahel (2008) ou de l’échec sentimental et familial de Juliana dans Les Coqs cubains chantent à minuit (2015), les romans de Tierno Monénembo non seulement convoquent les turpitudes sociales, culturelles et politiques africaines à travers des personnages qui échouent dans l’accomplissement de leurs missions, mais aussi ils proposent une réflexion lucide sur la place de l’aventurier et de l’intellectuel dans les sociétés africaines contemporaines. À partir de ce constat, le présent article tente de démontrer que les romans Les Crapauds-Brousse et Les Coqs cubains chantent à minuit peuvent se lire comme des romans de l’échec en ce sens qu’ils décrivent les souffrances physiques et morales des personnages en situation d’échec et les violences sociales et politiques dont ils sont souvent victimes. Il s’agira, d’une part, d’examiner les formes et les enjeux de cet échec, et d’autre part, d’interroger les déterminants sociaux et politiques qui soutiennent l’invention dramatique des romans.
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415.Plus d’information
Première voix féminine de littérature maghrébine d’expression française, Elisa Chimenti (Naples 1883 – Tanger 1969), autrice polyvalente (enseignante, ethnologue, journaliste, écrivaine), a posé un regard rare sur la condition des femmes, les rapports entre Orient et Occident, l’histoire des mythes et légendes et la richesse du patrimoine immatériel marocain. Tangéroise d’adoption, elle a consacré sa vie à la sauvegarde et à la diffusion de ce patrimoine fragile afin de le faire connaître au-delà des préjugés et des frontières. Le roman inédit « Petits Blancs marocains » (1940-1960), à la fois récit historique, de voyage et de formation, illustre de quelle manière Chimenti s’émancipe des modèles de récit viatique au féminin, tout en les revisitant, dans une double autobiographie fictionnelle, où s’entremêlent voyages physiques dans la ville de Tanger et ses alentours et voyages mémoriels en lien avec un groupe d’exilés européens, appelés « Petits Blancs », invisibles ou oubliés, auxquels elle rend hommage à travers une série de portraits.
Mots-clés : Chimenti, Elisa, Récit viatique, Maroc
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416.Plus d’information
Dans cet article je réfléchis sur l’éventuelle spécificité des narrations féminines, et notamment sur l’emploi de certains topoï narratifs. À la question « comment repérer ces topoï "féminins" ? », je donne comme réponse : par le recours à certains « topoï de la réception », bien spécifiques et susceptibles de nous orienter dans la bonne direction.
Mots-clés : gender, topos, réception
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