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1011.Plus d’information
Dans cet article nous nous proposons de questionner la présence excessive de scènes de transgression dans les pièces de Pier Paolo Pasolini et de Rainer Werner Fassbinder. Il s'agit pour les deux auteurs de problématiser la notion de transgression — notion paradigmatique de la pratique théâtrale de la fin des années 1960 (Living Theatre, Théâtre Panique, etc.), sa puissance proprement théâtrale tout comme sa pertinence politique. Dans cette étude nous nous proposons ainsi de dégager les modalités dramaturgiques grâce auxquelles ces textes entreprennent un véritable effort de problématisation et de critique (et non pas de condamnation) de la notion de transgression. Pour cela, il s'agit tout d'abord de comprendre la notion de trangression dans son rapport à l'économie du pouvoir. Cette dernière est, chez Fassbinder, explicitement répressive. La trangression, selon lui, participe en effet de la contestation de toute instance répressive qu'elle soit d'ordre institutionnelle, psychologique ou culturelle. Elle est une violence émancipatrice qui permet à la fois libération politique et libération sexuelle. Or c'est justement cette superposition des plans politique et libidinal qui constitue le lieu de la problématisation fassbinderienne de la transgression, puisque les stratégies dramaturgiques employées par l'auteur allemand nous montrent que la fable révolutionnaire trouve son origine dans la pulsion de mort. La transgression prend place dans une autre économie du pouvoir chez Pasolini : elle est, selon le paratexte ou les déclarations des protagonistes de ses pièces, ce qui permet de défaire le processus d'uniformisation à l'oeuvre dans la société de consommation. La scène théâtrale devient alors le lieu de l'exposition de l'anormalité, où advient le sacré irréductible dans l'univers profane de la marchandise. Or la dimension sacrée de l'acte transgressif est problématique, au sens où elle témoigne de son inactualité et de la menace de formalisme qui pèse sur lui : il ne doit pas alors être montré scéniquement, il doit plutôt rester une puissance, une virtualité pour ne pas entrer à son tour dans le circuit de la consommation.
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1012.Plus d’information
RésuméAu moment où l'entretien radiophonique devient un « genre » alliant médiatisation de l'écrivain et sacralisation des trajectoires, Louis-Ferdinand Céline procède à sa fictionnalisation dans les Entretiens avec le professeur Y. Or, comme nous le verrons, Céline assume le « travail paratextuel » de mise en marché de soi, inhérent à l'entrevue, mais en renverse les principes en adoptant la posture du clown violent, en plus d'exhiber avec force le labeur propre à l'écriture de l'oral (là où l'entretien radiophonique est plutôt un commentaire oral sur la littérature).
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1013.Plus d’information
Le passage du Moderne à la surmodernité de la révolution informatique sanctionne un déplacement graduel des catégories du visible, de la permanence et de la prévision vers celles de la transparence, de la légèreté et de la virtualité produites dans un contexte de fluidité provisoire. Le passage de l'éden électrique du Moderne à l'éden électronique du contemporain trace le contour de quatre thèmes qui configurent à leur tour autant d'images de la ville : la ville opalescente, la ville médiale, la ville évanescente et la ville relationnelle. Dans l'ensemble, ces représentations de la ville tendent à une légèreté commune.
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