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1191.Plus d’information
Dans le présent article, l'auteure examine la question de l'homicide conjugal féminin, ou « maricide », à partir de la perspective des femmes. Trois temps forts ponctuent la démarche. Dans un premier temps, une mise en contexte de la situation ainsi qu'un survol des enjeux de la décision Lavallee et de la pertinence légale du syndrome de la femme battue (SFB) sont présentés. Dans un deuxième temps, elle explique son itinéraire méthodologique et épistémologique dans sa recherche effectuée auprès de femmes à l'origine d'un maricide au Canada, en France et en Belgique. Dans un troisième temps, elle explore le maricide à partir des récits de ces femmes ainsi que des professionnelles et des professionnels et elle présente une partie de ses résultats de recherche en abordant deux thèmes majeurs : 1) les facteurs qui ont conduit ces femmes à l'acte, et 2) leurs réactions après le geste meurtrier.
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1192.Plus d’information
RésuméParmi les contraintes biologiques liées à la reproduction, l'allaitement occupe une place à part, en ce qu'il peut être évité, éludé. Mieux que la grossesse et l'accouchement, il exprime la liberté, donc la dimension proprement humaine de la maternité ; il accuse le seuil entre nature et culture. Il ne dépend pas seulement du désir de la mère : celle-ci est soumise à des normes qui varient selon les lieux, les milieux, les moments. L'allaitement maternel, fonction féminine réputée naturelle, se révèle aussi comme un remarquable analyseur des liens sociaux : rapports de sexe entre le père et la mère, rapports de classe entre la mère et la nourrice, rapports de savoirs entre la mère et le médecin.
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1193.Plus d’information
L'étranger de race et d'ethnie dans le roman québécois
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1194.Plus d’information
Les courants idéologiques dans la littérature canadienne-française du XIXe siècle
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1198.Plus d’information
RésuméSur la base d'une enquête de terrain menée auprès de femmes judiciarisées au Québec et d'intervenants travaillant avec elles, nous explorons dans cet article la question du travail des femmes judiciarisées après l'emprisonnement. Nous voulons plus spécifiquement préciser comment se pose la question de l'emploi pour ces femmes et le sens qu'elles lui accordent. Nous voulons aussi interroger les ressources existantes en matière d'aide à l'emploi. Sont-elles suffisantes et répondent-elles aux besoins des femmes ? Cette analyse nous conduira ainsi à identifier les ressources, projets et changements souhaités dans l'approche préconisée auprès des femmes judiciarisées pour enfin nous interroger plus globalement sur l'efficacité des formes d'intervention pénale auprès des femmes et la persistance d'une logique carcérale qui continue à s'imposer malgré les multiples échecs qu'on lui reconnaît. En ce sens, notre recherche souligne la nécessité de repenser les formes d'intervention auprès des femmes judiciarisées en matière d'emploi, en prêtant attention à la singularité de leurs expériences et de leurs besoins en matière d'emploi, en tenant compte du contexte structurel d'oppression qu'elles subissent, en essayant enfin d'atténuer, voire de supprimer l'idéologie répressive et les effets négatifs que celle-ci peut avoir sur leurs possibilités de réinsertion.
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1199.Plus d’information
RÉSUMÉL'étude de 753 procès en séparation de corps permet de voir quel parent obtenait la garde des enfants lors des séparations. Une tradition légale d'inspiration française recommandait de confier les enfants au conjoint « innocent », car on présumait qu'un mauvais époux serait aussi un mauvais parent. Comme les femmes étaient les plus nombreuses à demander et à obtenir la séparation, elles gardaient leurs enfants dans la grande majorité des cas. Lorsque les deux époux semblaient également coupables, les enfants étaient placés dans une institution religieuse. Aux yeux des juges, l'intérêt de l'enfant l'emportait donc sur la puissance paternelle, et ce dès le début du XIXe siècle.
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1200.Plus d’information
RÉSUMÉSe fondant sur un corpus d'une vingtaine de récits de vie déjeunes adultes québécois en situation de précarité socio-économique, cet article vise d'abord à montrer l'existence d'une certaine fragmentation dans la manière dont se constitue leur rapport avec les diverses ressources qui leur sont accessibles (formelles, intermédiaires, informelles). S'attardant plus particulièrement à trois figures de jeunes précaires, il fait également ressortir l'importance grandissante des ressources intermédiaires pour ces jeunes adultes. Une utilisation toutefois très variable, qui va du tremplin vers l'intégration à la gestion de la dépendance en passant, et ce pour un nombre croissant d'entre eux, par le seul espace de vie où il leur est possible de se faire « une place » autrement.