Documents repérés

  1. 41.

    Roy, Charles-Stéphane

    Eastern Promises

    Article publié dans Séquences (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 251, 2007

    Année de diffusion : 2010

  2. 42.

    Houdassine, Ismaël

    Belle toujours

    Article publié dans Séquences (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 250, 2007

    Année de diffusion : 2010

  3. 43.

    Mandolini, Carlo

    Chaos

    Article publié dans Séquences (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 221, 2002

    Année de diffusion : 2010

  4. 44.

    Schlager, Catherine

    To Rome with Love

    Article publié dans Séquences (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 280, 2012

    Année de diffusion : 2012

  5. 45.

    Demers, Julie

    Women Without Men

    Article publié dans Séquences (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 268, 2010

    Année de diffusion : 2011

  6. 46.

    Jardon-Gomez, François

    De l'autre côté du miroir

    Article publié dans 24 images (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 181, 2017

    Année de diffusion : 2017

  7. 47.

    Compte rendu publié dans Service social (savante, fonds Érudit)

    Volume 36, Numéro 2-3, 1987

    Année de diffusion : 2005

  8. 48.

    Article publié dans Jeu (culturelle, fonds Érudit)

    Numéro 98, 2001

    Année de diffusion : 2010

  9. 49.

    Article publié dans Études françaises (savante, fonds Érudit)

    Volume 49, Numéro 3, 2013

    Année de diffusion : 2014

    Plus d’information

    Durant la guerre franco-prussienne de 1870, un usage politique et idéologique fut fait de certaines théories physiologistes, notamment, on s'en doute, celles qui définissaient l'ennemi. Les différents discours contre ces derniers qui feront rage jusqu'à la Première Guerre mondiale s'échafaudent à partir d'élaborations scientifiques douteuses, qui relèvent également d'un imaginaire historique et d'une rhétorique qui s'appuie sur une forme de sacralisation de la guerre. Notre propos voudrait montrer que dans les nouvelles Boule de suif et Saint-Antoine, Maupassant révèle l'instrumentalisation qui est faite de ces discours modélisants. Souvent avec ironie, l'écrivain démontre que l'imaginaire social se fonde moins sur un savoir objectif et empirique que sur la conviction subjective d'une différence anthropologique et morale entre les individus, qui puise son énergie dans l'angoisse, la peur et une volonté de puissance d'un individu sur un autre. Dans les textes qui nous occupent, la « mise en ennemi » s'ajuste bel et bien, au-delà du fait historique, sur une intrication de données naturelles (biologiques, physiologiques) et culturelles (moeurs, habitudes) qui caractérisent l'ennemi comme l'« Autre à tuer ». L'ironie se cache dans l'utilisation que fait Maupassant du modèle anthropologique : en mettant en scène des identités hybrides où se mêlent qualités et défauts des dominés et des dominants, le romancier va en effet quitter l'échiquier ethnique et dépasser la question des identités nationales pour s'attaquer non pas aux Allemands ou aux Français en particulier, mais à la nature humaine en général et à sa propension à la barbarie.