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235.Plus d’information
Au coeur des débats historiographiques et mémoriels sur le départ des Juifs du Maroc à partir des années 1950, les histoires de vie de migrants installés à Montréal permettent de jeter un nouvel éclairage sur la perception qu'ont les acteurs des processus migratoires. Cet article analyse les récits de sept d'entre eux qui, interrogés sur les circonstances de leur départ, nous ont livré leurs souvenirs, témoignage d'une mémoire brouillée et entrecoupée de silences. Les auteur.es suggèrent que derrière ces non-dits se profile par défaut une réitération de l'exode multiséculaire des Juifs, dont l'espace francophone est devenu l'un des centres de gravité. Cet article est basé sur les résultats d'une enquête d'histoire orale menée à Montréal entre 2008 et 2012 dans le cadre de la vaste étude Histoires de vie de Montréal.
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237.Plus d’information
RésuméMon analyse porte sur des constructions de la mémoire et de l'identité, parmi trois générations de Juifs montréalais d'origine marocaine. En particulier, les rapports avec les mouvements ultra-orthodoxes sont révélateurs de positions quant à la judéité et à la séphardité, dans un processus de différenciation par rapport aux coreligionnaires ashkénazes. À travers une analyse du rapport au passé et des constructions de la mémoire, en plus de l'historiographie des rapports entre Ashkénazes et Sépharades depuis l'expulsion d'Espagne de 1492, il en découle une remise en question, partielle, de ces deux catégories ethnoreligieuses. Comme les cadres sociaux de la mémoire, la notion de frontière permet d'éclairer les processus contemporains de représentation de soi et des autres, parmi cet ensemble diasporique qui négocie ainsi, à la fois, ses rapports à la société locale, ses frontières internes et ses dynamiques transnationales.
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239.Plus d’information
Depuis une dizaine d'années, Adrien Arcand a fait l'objet de divers ouvrages sur ses écrits fascistes et antisémites et son mouvement qui a attiré quelques centaines d'adeptes au Québec au cours des années 1930. Peu de choses ont été écrites au sujet de son influence et son rayonnement international. Dans les années 1930, Adrien Arcand s'est forgé une solide réputation parmi les chantres de l'antisémitisme dans le monde en participant activement à la diffusion des Protocoles des Sages de Sion, et en publiant La Clé du Mystère, une brochure hautement antisémite qui vise à prouver l'authenticité des Protocoles des Sages de Sion. Arrêté en 1940, puis emprisonné durant toute la Seconde Guerre mondiale, Adrien Arcand recouvre la liberté en 1945. Il continue de correspondre avec les têtes de pont de l'antisémitisme dans le monde : Henry Hamilton Beamish, Arnold Spencer Leese, sir Barry Domville, Gerald Hamilton, Robert Edmundson et Henry Coston jusqu'à sa mort en 1967. Son plus illustre admirateur, le négationniste germano-canadien Ernst Zündel, qui a été libéré en mars 2010 après avoir purgé une peine de sept ans de prison en Allemagne pour avoir nié l'existence de l'Holocauste, voyait Arcand comme son mentor.