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Pour atténuer la pénurie de main-d’oeuvre, plusieurs entreprises s’efforcent de diversifier leurs effectifs. Toutefois, la gestion de la diversité demeure un défi dans certains secteurs économiques caractérisés par une main-d’oeuvre homogène, comme dans l’industrie de la métallurgie au Québec. Malgré une meilleure représentation et moins de stigmatisation des femmes sur le marché du travail, elles demeurent largement sous-représentées dans cette industrie. Dans ce contexte, notre équipe a mené une étude exploratoire auprès des partenaires de l’industrie métallurgique au Québec, afin d’identifier les pratiques visant à accroître la représentation des femmes dans les emplois de production traditionnellement masculins. Notre cadre conceptuel s’appuie sur la documentation scientifique et professionnelle portant sur la gestion de la diversité, l’intégration des femmes dans les milieux traditionnellement masculins et l’étude des conventions collectives. La collecte des données auprès des employeurs et des syndicats comprend un sondage en ligne, des groupes de discussion, des entretiens individuels semi-dirigés et une recension des conventions collectives dans le secteur.
Les pratiques implantées par les entreprises sont présentées en quatre catégories : les structures et les processus organisationnels de gestion de l’équité, la diversité et l’inclusion (EDI), les pratiques d’attraction, les pratiques de rétention et les pratiques de développement des compétences et de la carrière. Elles comprennent notamment le diagnostic de la situation, l’adaptation des processus de dotation, la révision des conditions et des processus de travail, et des initiatives pour rendre la culture organisationnelle plus inclusive. Or, ces pratiques ne sont pas uniformément mises en oeuvre dans les entreprises du secteur; lorsqu’elles le sont, elles semblent davantage ponctuelles et réactives plutôt que stratégiques. Par ailleurs, bien que certaines dispositions des conventions collectives recensées puissent contribuer à l’EDI au travail, elles ne sont que rarement formulées pour répondre aux besoins spécifiques des femmes.