Documents repérés
-
-
112192.
-
-
-
-
112196.Plus d’information
La Corée a longtemps été décrite comme un « royaume ermite » par les sociétés occidentales. Cette perception a été entretenue jusqu’au tournant du XXe siècle. Plusieurs transformations politiques ont fait en sorte de remettre en question la politique d’isolement de la Corée. Cet isolement a contribué à éveiller chez les Européens une certaine curiosité pour la Corée. À travers les missionnaires, les expéditions scientifiques, les missions commerciales, les missions géographiques et la littérature, la France a grandement contribué à la connaissance de la Corée dans le monde occidental et par extension, elle a contribué à la production de représentations et d’un discours sur la société et la culture coréenne. Alors que les relations diplomatiques formelles s’établissent entre la France et la Corée en 1876, la France de la IIIe République est aussi une France qui se déploie sur de nouveaux espaces coloniaux. Cet article porte une réflexion sur les marges de la France et en particulier sur l’espace colonial comme espace de production d’une idée de l’Orient. À ce titre, cet article porte un regard sur l’Indochine française et sur sa position – en tant qu’espace colonial, espace marginal de la France – mais aussi en tant qu’espace d’avant-plan et à ce titre d’espace de traduction et de production d’un imaginaire spécifique de l’Orient. En somme, cet article a pour objectif de mettre en relief la contribution de l’Indochine française à la constitution de l’imaginaire culturel de la Corée pour la France et le monde francophone.
Mots-clés : la culture coréenne, Korean culture, Indochine française, French Indochina, l’espace culturel, cultural space
-
-
-