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2746.Plus d’information
La politique extérieure du Japon est souvent interprétée à la lumière de trois paradigmes contradictoires: faiblesse, force et différence. Cela conduit à parler d'« énigme ». La multiplicité des contraintes qui pèsent sur elle et celle des discours tenus à son propos en font effectivement un objet complexe. Mais le constat de quelques faits simples montre que la contradiction « force-faiblesse » procède surtout des insuffisances de la théorie réaliste et de sa manipulation à des fins politiques. Sans nier le puissant tropisme réaliste qui prévaut au Japon, cet article propose d'explorer autrement sa relation au monde. La relation avec les États-Unis, qui en est l'axe, remplit tous les critères du « régime ». L'approche (périlleuse) en termes d'intérêts cognitifs suggère un nouveau paradigme : celui des trois cercles. L'approche historique révèle la continuité du positionnement de l'archipel comme « puissance régionale » et les contraintes qui en découlent. Mieux que l'approche réaliste, leur combinaison pourrait rendre compte de la manière dont Tokyo va gérer la conjoncture née de la fin de la guerre froide et de la crise asiatique.
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2747.Plus d’information
L'évolution générale de la politique étrangère canadienne durant les années 1990 laisse croire que le Canada a gardé intactes certaines de ses composantes alors qu'il en a changé substantiellement certaines autres. Ainsi, dans le domaine de la sécurité, le Canada semble avoir opté pour une doctrine qui exprime un certain scepticisme à l'égard de ce que l'ordre multilatéral actuel peut offrir pour répondre aux défis de l'après-guerre froide. La présente étude cherche donc à comprendre quelle est la stratégie institutionnelle poursuivie par le Canada en trois occasions différentes, soit lors de l'élaboration de la convention sur les mines antipersonnel, lors du règlement de la crise haïtienne et dans le cadre de la réforme du Conseil de sécurité de VONU. Cette analyse, de type pattern matching, repose sur une grille comparative établie par Cooper et qui permet de déterminer la nature et la portée des actions diplomatiques d'un pays donné en utilisant les comportements diplomatiques traditionnels du Canada et de l'Australie comme idéaux-types. Comme il sera donné de le constater dans chacun de ces cas, le Canada semble privilégier une action diplomatique qui sort de plus en plus des sentiers battus pour défendre des positions novatrices. Ceci tend à confirmer que, sans renier son engagement envers certains principes de sa politique étrangère qui font davantage appel à l'universalisation et à la routine, le Canada a, récemment, plutôt tenté de fonder sa politique étrangère sur de nouvelles bases qui se caractérisent par une action plus concentrée et d'une nature plus héroïque. En ce sens, nous pouvons conclure qu'effectivement, le Canada tend vers une attitude de plus en plus semblable à celle de l'Australie eu égard aux paramètres identifiés par Cooper.
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2748.Plus d’information
À la fin de la Première Guerre mondiale, l'Autriche-Hongrie cesse d'exister. La France développe deux politiques possibles face à l'Autriche-Hongrie: celle de sa disparition ou celle de son maintien sous une forme rénovée. À la lecture des deux mémorandums du Quai d'Orsay de novembre 1917 et de mars 1918, la France semble favorable à la renaissance de la Pologne et à la création de la Tchécoslovaquie. File mise aussi sur la formation d'une « Grande Roumanie » pour former une barrière antigermanique. D'autres facteurs vont aussi influencer la politique française, principalement l'entrée en guerre des États-Unis et les conséquences de la déclaration Czernin. Cependant, l'analyse des discussions Armand/Revertera met en évidence une autre politique possible : celle du maintien de l'Autriche-Hongrie comme contrepoids à l'Allemagne. La France va même tenter, par des manoeuvres diplomatiques à la fin de la guerre, de sauver la monarchie danubienne par l'entremise du nouvel ambassadeur français à Berne, Paul Dutasta.
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Les relations économiques entre le Canada et le Mexique dans un contexte d'intégration en profondeur
Plus d’informationL'article retrace et analyse la relation bilatérale entre le Canada et le Mexique depuis VALÉNA. Les auteurs replacent cette relation dans un double contexte, celui d'intégration compétitive sur le plan commercial et celui d'intégration en profondeur sur le plan économique. La première partie de l'article est consacrée à l'examen du nouveau partenariat qui s'est établi entre les deux pays et la seconde à l'examen des tendances en matière de commerce, d'investissement et de restructuration. Les auteurs dégagent deux conclusions. Premièrement, eu égard aux objectifs stratégiques recherchés dans ce partenariat, les résultats sont modestes, tout comme le sont ceux de la relation avec l'ensemble de l'Amérique latine que le Canada recherchait en s'appuyant sur le Mexique. Deuxièmement, VALÉNA a davantage profité au Mexique qu'au Canada, tant sur le plan bilatéral qu'à l'intérieur de l'espace économique nord-américain. Le problème ne vient pas tant de l'augmentation du déficit commercial avec le Mexique que de la marginalisation progressive du Canada à l'intérieur de cet espace. Un problème qui remet en question la stratégie suivie jusqu'ici par le gouvernement dans le dossier des Amériques.
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