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671.Plus d’information
RésuméDepuis la parution de l'article pionnier de DIXIT en 1978, la théorie des équilibres avec rationnement en économie ouverte s'est développée en essayant d'apporter des réponses aux interrogations macroéconomiques actuelles.Après avoir donné une vision d'ensemble de ces travaux et présenté les principaux résultats concernant l'impact d'un choc pétrolier et d'une hausse du taux d'intérêt étranger, l'article met l'accent sur la politique économique en économie ouverte. L'influence des instruments traditionnels (politiques monétaire et budgétaire) puis des instruments typiquement externes (politique de change et politique commerciale) sur le revenu et la Balance courante sont successivement examinés. Le problème de l'affectation des instruments (à la MUNDELL ou à la SWAN) est rediscuté au travers des résultats des principaux travaux de la théorie du déséquilibre en économie ouverte.
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672.Plus d’information
À partir de données recueillies lors d'une enquête effectuée en 1994 et 1995 (à l'aide d'un questionnaire auto-administré, expédié par la poste, et d'entrevues semi-dirigées), ce texte décrit les différences entre les mairesses des villes du Québec (municipalités où habitent 5 000 habitants et plus) et les mairesses des municipalités rurales. Ces différences se révèlent peu nombreuses et sont souvent la conséquence de l'organisation municipale qui varie selon la taille des municipalités, puisque le poids de la fonction n'est pas le même selon que l'on gère une municipalité de 1 000 habitants ou une ville qui en regroupe 70 000. De plus, dans la lutte pour conserver la mairie d'une grande ville, les mairesses n'ont pas la partie facile, pas plus qu'elles ne l'ont eue pour y accéder.
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673.Plus d’information
C'est au cours de son congrès national d'octobre 1968 que le Rassemblement pour l'Indépendance Nationale s'est sabordé. Né en septembre 1960 comme mouvement d'éducation politique et groupe de pression, le R.I.N. s'est transformé en parti politique au cours d'un congrès spécial tenu à Montréal en mars 1963. Durant plus de huit ans, quoique minoritaire sur la scène politique québécoise, le R.I.N. s'est imposé comme catalyseur de la question nationale et point de référence des partis traditionnels sur le plan constitutionnel. Ayant su profiter du déblocage provoqué par la « révolution tranquille », il fut en même temps un élément actif de cette révolution. Un certain nombre d'idées qu'il avait lancées au cours de sa brève existence ont marqué les partis politiques au pouvoir ou furent reprises, plus tard, par le Parti Québécois. Sans le R.I.N., le visage actuel du Québec serait probablement différent de ce qu'il est effectivement.Mais si le R.I.N. a pu marquer la vie politique québécoise, il s'insère aussi dans le vaste courant nationaliste qui a traversé le Québec au cours du vingtième siècle. D'un nationalisme que l'on pourrait qualifier de culturel où il s'agit avant tout de défendre la langue et la culture françaises en s'opposant aux provinces anglophones afin d'affirmer, de cette façon, la spécificité française du Québec, la province est passée peu à peu à un nationalisme politique qui s'est incarné surtout (après le nationalisme négatif de Duplessis) dans ce que l'on a appelé la « révolution tranquille ». Il s'agit désormais d'assurer la défense du fait français par la reconnaissance d'une nation canadienne-française et donc d'un statut spécial pour le Québec qui est « l'expression politique » du Canada français et le point d'appui de tous ceux qui parlent français au pays. Par la suite s'établit une distinction entre le Québec et le Canada français. De plus en plus, le Québec ne cherche pas à s'affirmer en s'opposant au Canada anglais, mais à se définir par rapport à lui-même. Il n'est plus question du sort des minorités françaises en dehors du Québec que certains qualifient de combat sans issue, mais des pouvoirs nécessaires à l'État du Québec pour assurer sa survie et favoriser l'organisation et le développement de la vie collective des Québécois. Le R.I.N. a traversé une courte phase de nationalisme culturel au cours des années 1960 et 1961. Mais il s'inscrit aussi, dès sa fondation, dans le courant du nationalisme politique en réclamant l'indépendance du Québec. Bien plus, il fut pour ainsi dire l'incarnation même de ce courant en servant de point de référence aux autres partis politiques.Cependant, sous l'influence conjuguée de Pierre Bourgault à la tête du R.I.N. à partir de mai 1964 (et plus tard, d'Andrée Ferretti) et de revues à caractère socialiste comme Révolution québécoise et Parti pris, le nationalisme politique se mue progressivement en nationalisme socio-économique. Dès lors, l'indépendance politique devient un moyen pour la réalisation du mieux-être des Québécois et pour leur libération de l'emprise « capitaliste » autochtone et de la domination « impérialiste » américaine. Il s'agit d'assurer avant tout le développement social et économique du Québec au bénéfice de la collectivité québécoise tout entière et non pas de la seule bourgeoisie, qu'elle soit de langue française ou de langue anglaise. Sous cette optique, pour certains groupes, le socialisme doit passer avant l'indépendance. En d'autres termes, on est indépendantiste parce qu'on est socialiste — l'indépendance du Québec permettant l'établissement d'un socialisme véritable — et non pas l'inverse.Au sein du R.I.N., le nationalisme politique se double rapidement du nationalisme socio-économique. Le parti, en effet, va s'employer non seulement à réclamer l'indépendance politique du Québec, mais aussi à élaborer et faire connaître un programme ambitieux de développement économique et social pour le futur Québec indépendant. On pourrait ajouter que là aussi le R.I.N. fut un élément moteur de ce nouveau nationalisme, bien que le caractère socialiste de son programme fût nettement moins accusé que celui d'autres groupements de moindre importance et plutôt marginaux. Ce mariage du national et du social s'est surtout opéré au moment où le R.I.N. est devenu parti politique et a songé, de ce fait, à se doter d'un programme qui soit différent de celui des partis traditionnels. C'est donc sur cette toile de fond que s'inscrit le développement du R.I.N. au cours des années 1960-1968. C'est dans ce climat politique général qu'il convenait de le situer afin de mieux comprendre, par la suite, l'action des militants au sein du parti et la perception globale qu'ils avaient de leur propre formation politique.
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674.Plus d’information
Ces dernières années, le statut de la participation aux affaires urbaines a changé. Au-delà des limites qui la caractérisent, cette participation alimente une nouvelle culture politique. C'est du moins l'hypothèse servant ici de point de départ à l'examen des audiences - et de la position des principales catégories d'acteurs - qui ont contribué à l'élaboration de la politique de consultation publique définie par la Ville de Montréal en 1988 de même que sa révision en 1995 à la suite de l'arrivée au pouvoir d'une nouvelle formation politique. En acceptant de participer à la définition de la politique de consultation publique sur la scène municipale, les acteurs de la société civile, en particulier les représentants du milieu communautaire et des mouvements sociaux, se sont engagés dans une double démarche : un processus de confrontation avec les pouvoirs publics et un processus de reconnaissance de leur propre identité.
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679.