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21121.Plus d’information
Le présent article brosse le portrait du projet Awikhiganisaskak, une collaboration entre la nation abénakise, une des onze nations autochtones du Québec, et quelques chercheurs associés à l’Université de Sherbrooke. Se voulant une initiative pour la valorisation de la documentation des langues et cultures autochtones, la première phase du projet s’est surtout attardée à la langue abénakise, une des langues de la famille linguistique algonquienne. Face au déclin rapide des langues autochtones au cours du XXe siècle, l’abénakis n’y échappant pas, diverses initiatives de préservation ont été tentées par la nation, principalement à travers l’enseignement de la langue. Le projet présenté s’est surtout concentré sur la cueillette et le traitement de la documentation écrite et orale en lien avec la langue. Deux exemples du travail effectué par le projet Awikhiganisaskak sont abordés dans l’article : dans un premier temps, l’étude de la traduction en français-abénakis d’un ouvrage anglais-abénakis intitulé New Familiar Abenakis and English Dialogues, de Joseph Laurent (1884) et la création d’un enregistrement sonore de l’ouvrage lu par des locuteurs de la langue; dans un deuxième temps, l’étude de la transcription, traduction en anglais et enregistrement oral du dictionnaire français-abénakis de Joseph Aubéry (1715) par Étienne (Stephen) Laurent, fils de Joseph Laurent. Enfin, un des intérêts de recherche du projet porte sur la traduction depuis et vers des langues autochtones et tente de documenter les multiples facettes du phénomène.
Mots-clés : Abenakis, Abénakis, indigenous language, langue autochtone, indigenous translation, traduction autochtone, archives, archives, Awikhiganisaskak project, projet Awikhiganisaskak
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21122.Plus d’information
Le Conseil de la justice administrative [CJA] est un organisme d’encadrement unique, chargé d’enquêter sur les plaintes de manquements déontologiques commises par les membres des tribunaux administratifs au Québec, qui exercent des pouvoirs quasi judiciaires. Dans notre examen des décisions du CJA, nous le considérons comme un mécanisme de reddition de comptes crucial au sein du système de justice administrative du Québec. Nous examinons l’ensemble de décisions pour déterminer qui dépose des plaintes, les motifs de ces plaintes, les tribunaux visés, les résultats de ces plaintes, et l’approche du CJA dans leur traitement. Nous trouvons que plus de 73 pour cent des plaintes enquêtées sont déposées par des citoyens qui allèguent un comportement irrespectueux et des retards dans la prise de décision des tribunaux. Une part significative des plaintes examinées – près de 60 pour cent – est dirigée contre les juges du Tribunal administratif du logement, l’organisme responsable du plus grand nombre de dossiers dans la province. Environ 28 pour cent de plaintes se sont avérées impliquer un manquement déontologique, le CJA recommandant des sanctions dans plus de 70 pour cent des cas avérés. Notre analyse révèle que le CJA adopte des approches inquisitoires et restauratrices dans le traitement des plaintes, plutôt qu’accusatoire. Cette stratégie vise à rectifier les torts, à assurer la responsabilité et à renforcer la confiance du public, plutôt qu’à imposer uniquement des mesures punitives. Cet article contribue à la littérature croissante sur le traitement des plaintes des citoyens contre des agents publics en offrant un regard exploratoire sur la manière dont les juges administratifs du Québec sont encadrés.
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