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1023.Plus d’information
L'analyse proposée des films C.R.A.Z.Y. (Jean-Marc Vallée, 2005), J'ai tué ma mère (Xavier Dolan, 2009), Les amours imaginaires (Dolan, 2010) et Laurence Anyways (Dolan, 2012) convoque trois perspectives : le rock, le camp et le queer. Dans ces films québécois, la musique rock semble orienter la narration et l'esthétique. Elle fait également le pont entre l'anticonformisme auquel renvoie le paradigme rock et l'identité marginale des personnages. L'esthétique de l'image se plie parfois à la bande sonore, qui encourage certains effets visuels. Cela dit, les films de Vallée et de Dolan se servent différemment de l'esthétique rock et du camp, ce qui s'accorde aux représentations distinctes qu'ils produisent eu égard à l'orientation ou à la diversité sexuelles et au genre. L'excès des films de Dolan, leur hyper-référentialité, leur jeu constant entre recherche d'émotions esthétiques et d'émois narratifs, leur fréquente suspension de la réalité contribuent à une écriture du différé dans laquelle les personnages queer jouissent d'une amplitude considérable, alors que dans C.R.A.Z.Y. la performance hyperbolique s'articule plutôt à une analytique de l'homophobie (sociétale et intériorisée) que le film s'efforce de dresser, sans pouvoir échapper à un certain malaise.
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1024.Plus d’information
RésuméL'auteure se propose d'examiner l'un des aspects les plus significatifs de l'univers de Claude Vivier, le sacré, en s'appuyant sur des éléments biographiques, ses écrits, son oeuvre en général, et plus spécifiquement l'opéra « rituel de mort » Kopernikus. Sont envisagés dans cet article deux aspects du sacré : le numineux et le merveilleux. Vie et oeuvre de Vivier, directement conditionnées l'une par l'autre dans l'imaginaire du compositeur, oscillent entre le numineux (moteur de la vie) et le merveilleux (moteur de l'oeuvre), entre deux représentations mentales, le sacrifice (du latin sacrare, « consacrer à une divinité ») et l'extase (du latin extasis, « être hors de soi ; égarement de l'esprit » : « ravissement »). Agni, le double du compositeur, personnage central et le seul nommément désigné dans l'opéra, évoque le numineux associé au concept de sacrifice. Alice, l'ombre d'Agni, symbole de l'imagination constamment sollicitée, représente le merveilleux associé au concept d'extase. Entre le numineux et le merveilleux, le sacrifice et l'extase, l'existence et l'oeuvre, s'installe un vide qu'il reviendra à la musique de combler.
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1025.Plus d’information
Depuis la fin des années 1950, les adeptes de la musique sérielle semblaient destinés à s'allier avec la pensée structuraliste – mouvement intellectuel défini d'une manière très large qui a profondément marqué les sciences sociales et humaines. L'importance de la métaphore du langage pour le projet sérialiste de Pierre Boulez en particulier semblait suffisante pour ouvrir la voie à une alliance conceptuelle entre la musique d'avant-garde et la pensée structuraliste. Pourtant, les déclarations acerbes de Claude Lévi-Strauss sur la musique sérielle et la musique concrète apparues dans la célèbre « Ouverture » de Le Cru et le Cuit (1964) ont clairement signalé que ce dernier n'était pas un ami du sérialisme. S'appuyant sur des recherches récentes de Jean-Jacques Nattiez, Nicolas Donin et Frédéric Keck, cet article fera valoir que le projet sérialiste de l'après-guerre, incarné principalement par Pierre Boulez, peut être considéré comme « structuraliste » au sens du mouvement intellectuel mis de l'avant par Claude Lévi-Strauss, en dépit de sa dénonciation de la musique sérielle.
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