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1662.Plus d’information
Cet article traite de la problématique de l'absence et de sa figuration dans l'oeuvre de Philippe Jaccottet sous l'inspiration philosophique et psychanalytique, à partir du motif du souffle que le poète privilégie dans les années soixante, notamment dans quelques poèmes, notes et textes en prose. Le souffle comme principe animateur mis en valeur par la tradition mystique, religieuse et philosophique est doté d'une signification autre chez les poètes contemporains comme Jaccottet, Celan ou Du Bouchet : support inaperçu de la voix et de l'écriture, il donne forme au vide et au silence. Imperceptible et invisible, ce motif représente le cliché du sujet « je » en retrait sur la scène énonciative, voire celui de Dieu s'absentant du monde, condamnant les poètes au désoeuvrement. Il hante ces paysages avec figures absentes comme le spectre du Dieu de la religion et de la métaphysique. Dans les textes en prose, le souffle assure l'échange intime entre le corps du dedans et l'air ambiant, entre le moi et le non-moi, voire entre le passé et le présent, menant le poète à une sorte d'inconscient cosmique, de rêve de fusion avec l'extérieur — que semblent également indiquer l'Empédocle hölderlinien ou l'Ouvert rilkéen. Il s'agit d'un oubli de soi ek-statique, moment que Jaccottet a aussi appelé « l'expérience poétique », dont une des reliques serait le contact avec la puissance du chant pouvant encore insuffler l'âme et réunifier le corps, dont le pouvoir est dit transformer l'invisible en le visible, faire articuler le rythme à la figure. La proximité de la poésie avec la musique est repensée à leur origine : appel d'un absent à l'aide d'un souffle et d'un amplificateur, et dont la voix traverse l'espace et atteint l'autre. Ainsi, le chant poétique tente de convertir le deuil du divin et des mystères en l'amorce d'un concert de vocables et de cadences, comme semble en témoigner la démarche même de Jaccottet.
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1663.Plus d’information
Les deux auteurs présentent leurs points de vue personnels sur la première édition du festival international Montréal/Nouvelles Musiques qui s'est déroulée au mois de mars 2003. Les événements et les oeuvres qui ont été, à leur avis, les plus marquants sont revisités parfois avec sérieux, parfois avec une certaine légèreté, mais toujours en tentant de rester dans l'esprit du festival et des oeuvres qu'il a mises de l'avant.
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1668.
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1669.Plus d’information
Selon l'auteur, l'attitude des actualistes implique un relativisme de principe par rapport aux notions transcendentales de Vrai, de Bien et de Beau. Prenant l'exemple, douloureux s'il en est, de l'attitude occidentale vis-à-vis de l'excision du clitoris pratiquée en Afrique, il réaffirme la nécessité d'admettre l'existence de jugements de valeur à portée universelle qui débordent les légitimations purement culturelles.