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RésuméCette étude approche les caractéristiques singulières par lesquelles une lettre de Robert Antelme, longtemps inédite, nous paraît annoncer la possibilité d'une conception autre de l'écriture. Par contraste avec la tradition littéraire dont elle se détache, la prise de parole qu'elle autorise scrute un horizon inédit au-delà d'une limite de l'humain que le xxe siècle semble léguer en héritage à tout écrivain. Par ce témoignage, toute initiative de dire assume la nécessité d'une paradoxale dignité de l'écrit. Le dépassement de la littérature peut désormais s'entendre comme indice privatif (l'a-littérature) d'une esthétique d'abord comprise comme soma. Plusieurs motifs l'attestent, à entendre comme un défi qu'il faut assumer ou indûment méconnaître : précarité de la parole, recul de la présence, épreuve de l'impudeur. Mais surtout, par l'exemple que lui confère Antelme, le questionnement de la limite, ou son savoir tacite, s'érige en titulature de tout geste d'écrire digne de ce nom.