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Dans les écoles secondaires du Québec, l’essor des politiques inclusives a profondément reconfiguré le paysage éducatif, assignant à l’institution scolaire la responsabilité d’accueillir la diversité croissante des élèves et de répondre à leurs besoins particuliers (ministère de l’Éducation et de l’Enseignement Supérieur [MEES], 2017). Depuis, le personnel enseignant doit composer avec des groupes nombreux et hétérogènes où se trouvent des élèves engagés, des jeunes plus discrets et d’autres aux prises avec des difficultés d’adaptation (PDA). L’horaire fragmenté du secondaire, le nombre important d’élèves rencontrés chaque jour et la brièveté des transitions accentuent la complexité de la tâche. Dans ce contexte, le personnel enseignant s’efforce de maintenir un climat propice aux apprentissages, de répondre aux besoins des élèves PDA et de prévenir l’escalade de situations qui peuvent rapidement déborder sur l’ensemble du groupe. Ce travail quotidien, exigeant et émotionnellement chargé, peut fragiliser le sentiment d’efficacité personnelle (SEP), pourtant essentiel à l’engagement professionnel (Bandura, 2019). Bien que le personnel de direction cherche à soutenir les équipes-écoles, l’accès au soutien spécialisé demeure parfois limité (Massé et al., 2019), renforçant chez plusieurs membres du personnel enseignant l’impression d’être seuls devant des situations complexes (Jeffrey, 2011). C’est dans ce type de contexte que le rôle-conseil des psychoéducatrices et psychoéducateurs prend toute sa portée : en offrant un espace centré sur la réflexion professionnelle, il contribue à alléger la charge émotionnelle et à renforcer les pratiques inclusives du personnel enseignant (OPPQ, 2022, 2025).