EN :
This study demonstrates the existence of a disjuncture between (1) the purported desire of Ontario schools to ensure that all students feel respected, included, and valued; and (2) the treatment of their Jewish students. Its main source of information is a survey of 599 Jewish parents and their reports on 781 antisemitic incidents in Ontario K–12 schools. Antisemitic incidents are defined as those that parents and their children consider antisemitic. The 781 incidents reported here were directly experienced by an estimated 10 percent of Ontario’s approximately thirty thousand Jewish school-age children. The survey was in the field from late January to early April 2025. It covers incidents that took place in the sixteen months (thirteen school months) from October 2023 to January 2025. The survey sample is roughly representative of the two-thirds of Ontario Jews most closely tied to the Jewish community by membership in synagogues or other Jewish organizations.
Key findings of the survey include the following:
More than 40 percent of antisemitic incidents made no mention of Israel or the Israel-Hamas war. They involved Nazi salutes, assertions that Hitler should have finished the job, and the like. Fewer than 60 percent of antisemitic incidents referred to Israel or the Israel-Hamas war.
Nearly one in six antisemitic incidents were initiated or approved by a teacher or involved a school-sanctioned activity.
Just over two-thirds of antisemitic incidents occurred in English public schools and nearly one-fifth took place in Jewish private schools. Fourteen percent of incidents occurred in French, Catholic, and non-Jewish private schools.
Nearly three-quarters of antisemitic incidents take place in the Toronto District School Board, the Ottawa-Carleton District School Board, and the York Region District School Board.
The most common emotional reactions to antisemitic incidents on the part of their victims involved anger (31 percent), fear of returning to school or of being bullied (nearly 27 percent), and worrying about losing non-Jewish friends and being socially isolated (more than 27 percent).
Some children insisted that their parents not report an antisemitic incident, fearing it would become public, and they would consequently become the target of increased harassment or bullying. Some removed clothing and jewelry with Jewish symbols and Hebrew lettering so they would not be identified as Jewish.
Forty-nine percent of antisemitic incidents reported to school authorities were not investigated. In another nearly 9 percent of cases, school authorities denied the incident was antisemitic or recommended that the victim be removed from the school permanently or attend school virtually.
In under one-third of cases reported to school authorities, schools responded by providing counselling for the targeted child or the perpetrator, taking punitive action against the perpetrator, creating or modifying a program to promote ethnic, racial, and religious tolerance of Jews, or reporting the incident to the police.
Because of antisemitic incidents experienced by their children, 16 percent of parents moved their children to another school or are considering doing so. Some relocated residences to enrol their children in different schools.
A Jewish private school is the choice of 39 percent of parents who moved their children to another school or are considering doing so.
FR :
Cette étude démontre l’existence d’une disjonction entre le prétendu désir des écoles de l’Ontario de s’assurer que tous les élèves se sentent respectés, inclus et valorisés ; et le traitement de leurs élèves juifs. Sa principale source d’information est un sondage auprès de 599 parents juifs et leurs déclarations au sujet des 781 incidents antisémites dans les écoles primaires et secondaires de l’Ontario. Les incidents antisémites sont définis comme ceux que les parents et leurs enfants considèrent comme antisémites. Les 781 incidents signalés ici ont été vécus directement par environ 10 pour cent des quelque trente mille enfants juifs d’âge scolaire de l’Ontario. L’enquête s’est déroulée sur le terrain de fin janvier à début avril 2025. Il couvre les incidents survenus au cours des seize mois (treize mois scolaires) d’octobre 2023 à janvier 2025. L’échantillon de l’enquête est à peu près représentatif des deux tiers des personnes juives de l’Ontario les plus étroitement liées à la communauté juive par leur appartenance à des synagogues ou à d’autres organisations juives.
Les résultats essentiels de la nouvelle enquête sont les suivants :
Plus de 40 % des incidents antisémites impliquaient des salutations nazies, des affirmations selon lesquelles Hitler aurait dû finir le travail, et ainsi de suite. Moins de 60 % des incidents antisémites concernaient Israël ou la guerre Israël-Hamas.
Près d’un incident antisémite sur six a été initié ou approuvé par un enseignant ou impliquait une activité sanctionnée par l’école.
Un peu plus des deux tiers des incidents antisémites se sont produits dans les écoles publiques anglaises et près d’un cinquième dans les écoles privées juives. Quatorze pour cent des incidents se sont produits dans des écoles privées françaises, catholiques et non juives.
Près des trois quarts des incidents antisémites ont lieu dans les conseils scolaires des districts de Toronto, de Ottawa-Carleton et de la région de York.
Les réactions émotionnelles les plus courantes parmi les victimes des incidents antisémites étaient la colère (31 %), la peur de retourner à l’école ou d’être victime d’intimidation (près de 27 %) et l’inquiétude de perdre des amis non juifs et d’être socialement isolés (plus de 27 %).
Certains enfants ont insisté pour que leurs parents ne signalent pas un incidentantisémite, craignant qu’il ne devienne public et qu’iels ne deviennent par conséquent la cible d’un harcèlement ou d’une intimidation accrus. Certains ont enlevé des vêtements et des bijoux avec des symboles juifs et des lettres hébraïques afin qu’ils ne soient pas identifiés comme juifs et juives.
Quarante-neuf pour cent des incidents antisémites signalés aux autorités scolaires n’ont pas fait l’objet d’une enquête. Dans près de 9 % des cas, les autorités scolaires ont nié que l’incident était antisémite ou ont recommandé que la victime soit retirée de l’école de façon permanente ou qu’ellefréquente l’école virtuellement.
Dans moins d’un tiers des cas signalés aux autorités scolaires, les écoles ont réagi en fournissant des conseils à l’enfant ciblé ou à l’agresseur ; en prenant des mesures punitives contre l’agresseur ; en créant ou en modifiant un programme visant à promouvoir la tolérance ethnique, raciale et religieuse des Juifs ; ou en signalant l’incident à la police.
En raison d’incidents antisémites vécus par leurs enfants, 16 % des parents ont inscrit leurs enfants dans une autre école ou envisagent de le faire. Certains ont déménagé de résidence pour inscrire leurs enfants dans une autre école.
39 % des parents qui ont transféré leurs enfants dans une autre école ou qui envisagent de le faire choisissent une école privée juive.