Volume 52, numéro 2, 2025
Sommaire (2 articles)
Articles
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Recent Labour and Education Trends Regarding Geoscientists and Geological Engineers in Canada
Daniel Lebel, Rob Raeside, Katherine Boggs et Paul Hubley
p. 69–80
RésuméEN :
A review of information from Statistics Canada and the Council of Chairs of Canadian Earth Science Departments examined the geoscience workforce in Canada over the last two decades through economic cycles and environmental transitions. After a period of growth in Canada (2006 to 2011), geoscientist numbers in the labour market declined by 11% from 2011 to 2021, whereas the numbers of geological engineers grew by 56%. The combined total for both classifications remained fairly constant. By Census 2021 Canada had about 11,000 geoscientists (including oceanographers) and about 4,000 geological engineers. Professional, scientific and technical services, mining, quarrying and oil and gas extraction are the major employment sectors. Employment for geoscientists is cyclical and tied to economic and commodity-price cycles. Alberta experienced the largest decline in geoscientist numbers (-34.5%), correlated with reduced oil- and gas-development investments from 2014 to 2020. Growth in other provinces (e.g. British Columbia, Ontario) partly offset the decline in Alberta. Nearly 30% of geoscientists are immigrants, as defined by their countries of birth. The university education supply pipeline shows that enrolment in core geoscience and geological engineering undergraduate programs dropped significantly (50% decline from 2015 to 2022) with a corresponding drop in graduations. However, enrolments in Earth Science programs related to aspects beyond core geoscience and geological engineering (e.g. environmental science in its broadest sense) tripled between 2007 and 2022. If these trends continue, the majority of students will be enrolled in these associated programs rather than graduating with core geoscience knowledge and skills. There is a need for more comprehensive and up-to-date data to represent the characteristics of the geoscience workforce accurately and to inform policy decisions and individual career choices. The current situation implies that shortages of qualified geoscience professionals could develop in future years.
FR :
Un examen des données de Statistique Canada et du Conseil des directeurs des départements canadiens des sciences de la Terre a porté sur la main-d’oeuvre en géosciences au Canada au cours des deux dernières décennies, à travers les cycles économiques et les transitions environnementales. Après une période de croissance au Canada (de 2006 à 2011), le nombre de géoscientifiques sur le marché du travail a diminué de 11 % de 2011 à 2021, tandis que le nombre d’ingénieurs géologues a augmenté de 56 %. Le total combiné des deux classifications est demeuré relativement constant. Au recensement de 2021, le Canada comptait environ 11 000 géoscientifiques (y compris les océanographes) et environ 4 000 ingénieurs géologues. Les services professionnels, scientifiques et techniques, les mines, les carrières et l’extraction de pétrole et de gaz sont les principaux secteurs d'emploi. L'emploi des géoscientifiques est cyclique et lié aux cycles économiques et aux prix des matières premières. L’Alberta a connu la plus forte baisse du nombre de géoscientifiques (-34,5 %), en corrélation avec la réduction des investissements dans l’exploitation pétrolière et gazière de 2014 à 2020. La croissance dans d’autres provinces (par example, la Colombie-Britannique et l’Ontario) a partiellement compensé le déclin en Alberta. Près de 30 % des géoscientifiques sont des immigrants, selon leur pays de naissance. Le pipeline de l’offre d’enseignement universitaire montre que les inscriptions aux programmes de premier cycle en géosciences et en génie géologique ont chuté de manière significative (baisse de 50 % de 2015 à 2022), ce qui s’est traduit par une baisse correspondante du nombre de diplômes. Cependant, les inscriptions aux programmes de sciences de la Terre liés à des aspects autres que les géosciences fondamentales et le genie géologique (par exemple, les sciences de l’environnement au sens large) ont triplé entre 2007 et 2022. Si cette tendance se poursuit, la majorité des étudiants seront inscrits dans ces programmes connexes plutôt que d’obtenir un diplôme avec des connaissances et des compétences fondamentales en géosciences. Des données plus complètes et actualisées sont nécessaires pour représenter avec précision les caractéristiques de la main-d’oeuvre en géosciences et éclairer les décisions politiques et les choix de carrière individuels. La situation actuelle laisse présager une pénurie de professionnels qualifiés en géosciences dans les années à venir.
Abstracts
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GAC-MAC-IAH-CNC 2025 Ottawa Meeting: Abstracts, Volume 48
Nikole Bingham-Koslowski
p. 81–268