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  • Jean-François Roussel

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  • Jean-François Roussel
    Institut d’études religieuses, Université de Montréal

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Le dossier de trois articles que nous introduisons ici concerne un tournant dans l’histoire et la vie de la théologie québécoise. Les théologiennes et théologiens de demain, regardant en arrière, pourront juger jusqu’où ces contributions auront cerné les difficultés et les possibilités d’un projet théologique au Québec vers 2020. Ils pourront les compter au nombre des analyses in situ, rares et d’autant plus précieuses, de la reconfiguration institutionnelle de la théologie québécoise qui est survenue récemment dans trois universités. Durant l’année académique 2014-2015, trois facultés de théologie ont fait face à un processus de fermeture. Ce sont la Faculty of Religious Studies de l’Université McGill, la Faculté de théologie et d’études religieuses de l’Université de Sherbrooke et la Faculté de théologie et de sciences des religions de l’Université de Montréal. Les fermetures prirent effet entre 2015 et 2017, selon les institutions. Les universités concernées créèrent de nouvelles unités, aux configurations et conditions différentes : à McGill, la School of Religious Studies, affiliée à la Faculty of Arts ; à Sherbrooke, le Centre d’étude du religieux contemporain ; à l’Université de Montréal, l’Institut d’études religieuses, affilié à la Faculté des arts et des sciences. Dans un nouveau territoire inscrit sous la bannière des « études religieuses », la théologie doit maintenant repérer les reliefs, les ornières et les opportunités. Sur les quatre facultés de théologie que comptaient les universités publiques du Québec, une seule subsiste, les autres évoluant désormais sous des formes différentes et dans des réseaux recomposés de savoir et de gestion. Les premières conséquences concernent forcément la théologie des universités publiques, ainsi que sa place, jusqu’alors centrale, dans le portrait d’ensemble de la théologie québécoise. La nouvelle situation impose aussi à la théologie de réfléchir à son projet en tant que contribution au sein des sciences humaines. Le portrait institutionnel de toute la théologie au Québec s’en trouve forcément redessiné : cela concerne aussi, par voie de conséquence, la situation de la théologie dans les murs de la dernière faculté de théologie restante — à l’Université Laval —, dans les centres de formation théologique et pastorale, dans des satellites québécois d’institutions ontariennes et à l’Université Saint-Paul d’Ottawa. Il faut donc mesurer les implications de ce changement d’époque. C’est pourquoi, en avril 2018, la Société canadienne de théologie a tenu une journée d’études « Déplacements institutionnels de la théologie : des deuils et de l’inattendu ». Le présent dossier recueille trois des contributions présentées ce jour-là. Elles sont en provenance de l’Université de Sherbrooke (Marc Dumas), de l’Université de Montréal (Solange Lefebvre) et de l’Université Laval (Gilles Routhier). Marc Dumas raconte les faits relatifs à la fermeture de la FATER de Sherbrooke. Il montre ensuite, à partir de plusieurs exemples, quels en sont les effets sur la pratique de la théologie, dans un cadre universitaire et interdisciplinaire où le socle épistémologique de notre discipline se voit relégué à la marge du scientifiquement recevable. Enfin, il essaie de voir « en quoi cette nouvelle configuration à Sherbrooke pourrait inaugurer, sous certaines conditions, une autre manière de faire théologie où, en dépit de sa fragilité, s’invente une herméneutique théologique critique de la différence théologale » au pays de la rationalité technico-scientifique : un projet qui doit assumer sa différence, à la fois inconfortable et nécessaire, comme l’illustre le récit que l’auteur fait de sa propre transhumance. En ce qui concerne l’Université de Montréal, Solange Lefebvre propose une contribution à multiples volets. Ayant situé les transformations qui y sont survenues dans l’évolution mondiale de la théologie catholique, ayant ensuite réduit le champ d’observation à l’évolution de la théologie québécoise depuis les années …